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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 11:11

« Lady » LAGARDE, la chienne de garde du capital international,

DOIT DÉMISSIONNER !

 

PARIS, 27 mai (Reuters) - Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et ancienne ministre ultra-réactionnaire de l’ex-président Sarkozy, surnommée « Christine The Guard » pour son allégeance permanente au « modèle » reagano-thatchérien et au tout-anglais, a appelé ce week-end les Grecs à prendre leur destin en main en s'acquittant notamment de leurs impôts, ajoutant que les enfants démunis d'Afrique ont davantage besoin d'aide que la population grecque.

 

"Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement (...) en payant tous leurs impôts", a-t-elle dit dans une interview publiée ce week-end par le Guardian, en évoquant "tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt". Etrangement, Lady The Guard n’avait rien trouvé à redire, quand elle était ministre des Finances, au fait que des centaines de milliers de Français indignes de leur citoyenneté expatrient leur fortunes et leur capital dans les paradis fiscaux (Suisse, Monaco, Belgique, Luxembourg…) : rien qu’en mettant fin à ces pratiques relevant de la trahison nationale, l’ex-ministre de Sarkozy et son successeur Moscovici auraient pourtant de quoi éponger très rapidement la prétendue « dette souveraine » (sic) imputée aux travailleurs français par les usuriers de la finance mondiale…

 

"Je pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation", poursuit-elle.

 

"Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes."

 

L’odieux, l’ignoble le dispute à la bêtise crasse et à l’inhumanité.

 

Cette personne, Madame Lagarde, doit démissionner immédiatement de sa fonction. Non par rapport au sale travail qui est le sien et celui du FMI mais parce que l’insulte vis à vis des peuples ne peut être tolérée. Insulter les peuples, les peuples grec et africain en une seule déclaration, il fallait le faire. Ces gens-là ont l’idéologie de leurs actions. Ils détruisent les acquis des peuples, ils détruisent le tissu social, ils plongent les peuples dans le chômage de masse et la misère sans remords, avec le sentiment qu’il faut faire payer « les salauds de pauvres » pour que eux, les valets de la grande bourgeoisie, continuent de se gaver. Grassement. Au total, la directrice du FMI touche 551.700 dollars (380.989 euros) par an, une somme nette de taxes sur le revenu.  C’est toute la morgue de l’aristocratie d’Ancien Régime qui sue des pores de ces odieux individus. Déjà Madame Lagarde avait plagié Marie-Antoinette  en disant que les gens devaient faire du vélo si l’achat d’essence leur devenait trop lourd....Le mépris de cette caste, dont le seul et unique mérite est la compétence à servir les riches, est proportionnel à la bassesse morale qui est la leur : immense.

 

Opposer entre elles les victimes du FMI est une crapulerie particulièrement obscène. Les pays africains pillés, exploités, massacrés par le FMI et les impérialistes savent à quel point leurs malheurs viennent des plans du FMI imposés par le chantage et la menace à des gouvernements soumis aux diktats des DSK et autres Lagarde. Prétendre que les Grecs ne payent pas l’impôt est un mensonge goebbelsien : quel salarié, quel fonctionnaire grec ne paye pas l’impôt ? En revanche les capitalistes grecs eux ,en effet, n’en payent que fort peu, voire pas du tout comme les armateurs. En réalité, l’obsession de Lady Chien de Garde (du capital) n’est absolument pas les enfants d’Afrique écrasés par les séquelles du colonialisme et du néo-colonialisme de la « Françafrique », dont on a encore vu les dégâts en Libye, au Mali et en côte-d’Ivoire. Elle veut seulement, en stigmatisant les Grecs, « sauver l’euro », ce dispositif impérialiste à la botte des capitalistes, et faire payer toujours plus les peuples en les soumettant à la tutelle de Berlin et de Washington par institutions supranationales interposées. Et ces gens-là se disent « européens » alors que l’Europe des Lumières continue de parler grec à travers des mots comme « mathématiques », « physique », « démocratie », « théâtre », « philosophie », « politique », « logique », des notions qui ont toutes été inventées à l’époque où les Cités grecques libres inventaient la citoyenneté en stoppant les hordes de l’Empire perse à Platée et à Marathon. Qu’attend par ailleurs Lagarde pour exiger que l’Allemagne fédérale paie enfin les indemnités de guerre qu’elle n’a jamais payées à la Grèce pour prix des immenses destructions infligées au peuple grec durant la seconde guerre mondiale ?

 

La Grèce et l’Afrique insultées par Madame Lagarde c’est-à-dire par une cynique insignifiance hissée à la tête du FMI par ses pairs en abjection, c’est aussi cela le capitalisme ! Mais un jour ou l’autre les peuples, grec, français, espagnol, portugais, africain, en auront marre de l’arrogance de ces personnages et « la Garde » n’aura alors plus d’autre choix que de mourir ou de se rendre !

 

Exigeons la démission de cette personne dont les propos font honte à tous les citoyens français qui partagent, juridiquement, la nationalité imméritée Lady The Guard, l’hégérie du « Guardian » si bien nommé.

Par PRCF 38 - Publié dans : Internationalisme
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 16:35

RÉFLEXIONS du M’PEP 62 et du PRCF 62 à propos de la situation dans la 11 e  CIRCONSCRIPTION du PAS-DE-CALAIS

 

Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature dans la 11 e  circonscription du Pas-de-Calais.

 

Cela signifie entre autres que contre toute attente, et à la demande semble-t-il de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du  Parti de la Gauche Européenne , Hervé Poly a accepté de s’effacer devant le chef de file du  Parti de Gauche . Cela ne peut manquer d’interroger des militants du PCF qui tenaient aux positions initialement très « eurocritiques » de la fédération du Pas-de-Calais, traditionnellement très attachée à l’affirmation du parti communiste. 

 

Associés autour de la candidature commune de Michèle Dessenne et de Jean-François Maison, les militants du M’PEP et du PRCF continuent leur bataille idéologique de terrain engagée il y a plusieurs mois. Il est en effet indispensable que, face aux euro-fédéralistes de l’UMP et du PS, face à la xénophobie dangereuse du FN et de l’UMP, émerge une force neuve alliant le drapeau rouge au drapeau tricolore pour combattre frontalement l’Europe supranationale et la néfaste monnaie unique européenne : en effet, quoi qu’en disent les partisans de l’introuvable « Europe sociale », c’est bien la « construction européenne » qui a plongé le bassin minier dans une terrible crise économique, politique et morale en dévastant toute l’industrie nordiste. Il serait donc suicidaire pour la gauche et pour la République que Marine Le Pen puisse continuer de feindre être la seule à s’opposer à l’euro (en réalité, la patronne du FN prétend sortir de l’euro par une impossible « concertation » avec l’Allemagne, principal bénéficiaire de la monnaie unique, ce qui signifie qu’en réalité, elle NE VEUT PAS TOUCHER A L’EURO !). Il faut au contraire montrer au peuple et à la classe ouvrière qu’il est possible de SORTIR NOTRE PAYS DE L’EURO ET DE L’UNION EUROPÉENNE PAR LA PORTE DE GAUCHE, pour restaurer la souveraineté nationale, avancer vers la coopération internationale, construire une République sociale capable de placer le monde du travail au cœur de la Nation, comme c’était le projet du Conseil National de la Résistance. 

 

Le M’PEP 62 et le PRCF 62 renouvellent donc, à l’intention des camarades Mélenchon et Poly, la proposition qu’a déjà relayée le journal La Voix du Nord  : organisons à Hénin-Beaumont un débat public sur la question de l’euro, y compris en présence de Marine Le Pen, de manière à démasquer la candidate du FN qui est en réalité aussi antisociale et anti-ouvrière qu’elle est antinationale. 

 

Par ailleurs, il serait démocratique que les électeurs connaissent,  avant  le scrutin, ce que sera la position du Front de gauche et de ses députés à propos d’une éventuelle participation à un gouvernement Hollande : étant donné l’orientation d’Hollande, qui privilégie le « remboursement » de la « dette souveraine » de la France et le « sauvetage de l’euro », quitte à infliger à notre pays une austérité à perpétuité, le M’PEP 62 et le PRCF 62 jugent que les conditions politiques d’une participation de la gauche « antilibérale » au gouvernement, ne sont pas réunies ; cette participation sans principe de tout ou partie du « Front de gauche » à un gouvernement d’euro-austérité permettrait une dangereuse offensive commune du FN et de l’UMP. 

 

Au contraire, pour le M’PEP 62 et pour le PRCF 62, le présent et l’avenir doivent être avant tout consacrés, non pas à l’euro-collaboration, ni aux chimères sur « l’euro au service des peuples », mais à la montée de la résistance et de l’alternative populaires. 

 

Bien entendu, le M’PEP 62 et le PRCF 62 sont ouverts à tout contact républicain avec les camarades Mélenchon et Poly car la bataille d’idées menée par M. Dessenne et J.-F. Maison vise un seul but : desserrer l’étau mortel qui étreint notre pays et le bassin minier entre l’Europe supranationale (défendue par le PS et par l’UMP) et « l’UM’Pen » en formation.

 

RAPPEL

Le 14 MAI, de 18h à 20h à CARVIN Au Café Le Météor Place Jean-Jaurès  

RENCONTRE-DÉBAT OUVERT A TOUS

Avec  

Michèle DESSENNE, du M’PEP et Jean-François MAISON, du PRCF

Candidats aux élections législatives le 10 juin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais


Pour une République sociale,

Pour reconquérir la souveraineté nationale,

Sortons de l’euro et de l’Union européenne !


La candidature de Michèle DESSENNE et Jean-François MAISON est soutenue par d’anciens Résistants qui ont lancé un appel à la classe ouvrière, aux patriotes et à la jeunesse de la 11e circonscription.

 

M’PEP : Mouvement Politique d’Éducation Populaire

PRCF : Pôle de Renaissance Communiste en France

 

Pour consulter le site de la campagne de Michèle DESSENNE et Jean-François MAISON :

http://campagne2012.m-pep.org/?-Michele-DESSENNE-dans-la-11eme-

 

Soutenez les candidatures de Michèle DESSENNE et Jean-François MAISON aux élections législatives

http://campagne2012.m-pep.org/IMG/pdf/bulletinDonsCandidatureDessenne.pdf

 

Par PRCF 38
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 15:54

SARKO-MEDEF enfin dégagé, PLACE à la LUTTE !

 

Le peuple français vient de signifier son licenciement à Sarkozy, l’illégitime et fascisant Président sortant. Le PRCF se réjouit de la défaite de ce personnage dont la campagne n’a été qu’une longue et répugnante surenchère sur les thèmes de l’extrême droite. 
L’éviction de ce dangereux personnage, porte-drapeau de la fraction fascisante du grand capital, est une bonne chose. Ces fondés de pouvoir de l’UE et du MEDEF ont, pendant des années, imposé une politique favorable au capitalisme de façon brutale et antidémocratique, allant jusqu’à bafouer la volonté majoritaire du souverain peuple en 2005 lors du référendum sur la « constitution » européenne. Le PRCF qui a appelé, dès le 7 mai 2007, les vrais républicains à délégitimer ce président néo-pétainiste, et dont les affiches proclamaient depuis des mois « Dégage ! » à l’encontre de Sarko, ne peut donc que saluer cette décision de notre peuple.

Mais si nous nous réjouissons du vote contre Sarkozy, nous devons mettre en garde contre toute illusion quant à son successeur. Non parce que nous lui ferions un procès par anticipation, mais parce que les positions politiques, le programme politique, les perspectives que François Hollande et le Parti Socialiste ont soumis au peuple français ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes auxquels les travailleurs et le peuple de France sont aux prises : rien de sérieux sur le pouvoir d’achat, rien de percutant contre le chômage de masse, rien pour s’attaquer à la domination capitaliste, rien pour mettre en cause la dictature de l’UE du capital dominée par Berlin, aucune dénonciation du « Mécanisme Européen de Stabilité » (pacte de stabilité de Maastricht en trois fois pire, véritable euro-camisole antisociale adoptée au nom d'une trompeuse "initiative de croissance" - que Berlin a, au passage, acceptée officiellement sitôt l'élection de Hollande connue), rien contre la politique belliciste de l’impérialisme français en Afrique et au Proche-Orient, rien pour sortir la France du bloc agressif de l’OTAN, rien pour une grande politique sociale débutant, à minima, par l’abrogation des lois sarkoziennes (en particulier l’abrogation de la loi sur les retraites), rien pour la défense de la souveraineté et l’indépendance de la République française. En février, dans un entretien avec le journal anglais « The Guardian », François Hollande rassurait les marchés financiers en ces termes : « Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France… La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ».

Aucune illusion, donc, à avoir sur le nouveau Président et le Parti Socialiste. Rien de bon à attendre de Hollande, comme de ses amis politiques, les Papandréou, Blair, Zapatero, Schroeder....puisque tous ces dirigeants inscrivent leur politique dans le cadre de la « construction européenne » qui détruit notre pays en unissant la social-démocratie et la droite sur un programme néo-libéral. Cependant, une partie de la base de masse du PS n’est pas celle de la droite. Ses attentes politiques et sociales ne sont pas celle des chefs du PS. Cette contradiction ne peut être totalement ignorée par « Hollandréou » - selon une formule désormais célèbre - à moins d’accepter un suicide politique comme celui du président de l’Internationale Socialiste, le Grec Georges Papandréou. Cela dit, n’oublions pas que le PS s’apprêtait à désigner D.S.K., le patron du FMI (!), comme candidat à la présidence de la République, ce qui en dit long sur sa nature de classe.

Quelle est donc la perspective que les communistes doivent ouvrir en ce moment à notre peuple ? Le Front de Gauche et le PCF doivent sortir de l’équivoque sur leur éventuelle participation à un gouvernement d’euro-austérité. Les électeurs doivent savoir AVANT les législatives quel sera le positionnement du FDG sur ce sujet. Pour le PRCF, il est absolument clair, au vu du programme de Hollande et des forces patronales déjà nombreuses qui l’ont rallié, qu’une participation « communiste » à un tel gouvernement serait une trahison qui désarmerait le mouvement populaire et qui paverait la voie à Marine Le Pen.



La seule perspective immédiatement opérationnelle est l’opposition populaire, républicaine et patriotique à toute forme de politique néolibérale, bien entendu en montant la garde contre l’opposition de droite et d’ultra-droite qui n’attend qu’une occasion pour aller dans la rue ; la lutte des classes populaires et moyennes qui, seule, peut imposer des mesures de justice sociale, de progrès démocratique et d’indépendance nationale. Cette exigence vitale de la lutte se heurtera à l’inertie, voire au sabotage de la lutte, par des directions syndicales de collaboration de classe dont on a pu constater la nocivité dans la manière dont fut menée la lutte contre la démolition des retraites par Sarkozy et les siens. Rappelons que la plate-forme commune des directions syndicales refusait même de demander l’abrogation de la contre-réforme !... La lutte se développera, non seulement face au nouveau pouvoir, mais aussi à tous les états-majors syndicaux euro-formatés qui « accompagnent » l’éradication des droits et acquis du monde du travail sans appeler au « tous ensemble ». Organiser l’opposition à la collaboration de classe dans la CGT et la FSU est une tâche importante et nous saluons le Front Syndical de Classe qui travaille dans cette direction.

Les travailleurs savent que rien de bon ne viendra du nouveau Président et du nouveau pouvoir sans la lutte : toute l’histoire du mouvement ouvrier et démocratique le prouve, 1936, 1945, 1968, toutes les avancées sociales et démocratiques sont le fruit de la lutte des travailleurs. N’attendons pas ! Dès demain, partout, il faut organiser la lutte et ses modalités. Dès demain dans les entreprises, les bureaux, les facs, partout, la perspective d’une lutte de grande ampleur, le « Tous ensemble, en même temps ! » doit être à l’ordre du jour.

Cette lutte sera d’autant plus nécessaire que la droite et les néo-fascistes vont continuer à se radicaliseràs’unir et à mener un combat revanchard et violent, dans la foulée d’une campagne électorale où ils ont rivalisé d’arguments réactionnaires, xénophobes et de formules pétainistes. Le meilleur moyen de briser leurs tentatives de subversion contre le mouvement populaire sera, justement, la lutte pour nos revendications, car celles-ci portent en elles la nécessité de briser la logique du système capitaliste, la nécessité d’un autre système : le socialisme, dont le préalable est la reconquête par notre pays de sa souveraineté politique, monétaire, budgétaire, industrielle, culturelle, linguistique, avec le développement sans précédent de la démocratie populaire organisée « en bas ».

Le PRCF qui se félicite de la défaite de Sarkozy ne peut, en toute responsabilité, qu’appeler la classe ouvrière et les travailleurs, notre peuple à n’entretenir aucune illusion, à refuser, avec force, tout attentisme et à engager la lutte pour leurs objectifs sociaux et politiques, à mettre radicalement en cause l’euro et l’UE, à engager la lutte révolutionnaire sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore contre le capitalisme en crise, car la menace d’une politique d’austérité à la « grecque » nous menace plus que jamais.

L’opposition ouvrière, populaire, révolutionnaire et patriotique à la politique du nouveau pouvoir ne peut pas attendre, ne doit pas attendre.

Devant cette situation nouvelle, le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les forces authentiquement communistes, où qu’elles soient organisées : UNISSONS-NOUS DANS L’ACTION, le peuple de France a besoin d’une voix franchement communiste unie réclamant clairement la rupture de la France avec l’UE et refusant toute caution à l’euro-austérité.

Le PRCF appelle également tous les progressistes et républicains non-communistes à s’unir sur la base des principes du Conseil National de la Résistance, car une vraie perspective de changement, la seule qui puisse faire échec aux forces d’euro-destruction de la nation comme aux forces de fascisation représentée par l’UM’Pen en formation, est qu’une force de gauche radicalement euro-critique émerge rapidement dans notre pays.

 

6 Mai 2012

 

Par PRCF 38
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 14:50

Grèce :: Élections le 6 mai prochain

Article paru dans Solidaire, hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique.


La colère des Grecs va s’exprimer lors des élections législatives du 6 mai. Les derniers sondages indiquent une forte chute des deux grands partis qui ont voté les mesures d’austérité.

Depuis la chute de la dictature en 1974, la Grèce est gouvernée par deux grands partis : le PASOK (social-démocrate) et la Nouvelle démocratie (ND, mélange de conservateurs et chrétiens démocrates). Mais la crise a déferlé sur le pays et le gouvernement du PASOK a imposé dès 2010 des mesures d’austérité dictées par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI). Ainsi, les travailleurs grecs ont perdu plus de la moitié de leur salaire en trois ans. En janvier 2012, le chômage a atteint 21,8 %, et touche un jeune sur deux.

Plus impopulaire que jamais, le gouvernement du PASOK a démissionné en novembre 2011. Un gouvernement temporaire, présidé par le banquier Lucas Papademos, vice-président de la Banque centrale européenne, a alors été mis sur pied. Des ministres issus de la ND et du parti d’extrême droite LAOS sont entrés au gouvernement. C’était une première brèche dans le système d’alternance bipartite. Des élections anticipées ont alors été promises, mais sans cesse reportées.

Les grands partis en chute libre

Le PASOK avait obtenu 44 % aux élections en 2009, mais n’est aujourd’hui crédité que de 15 à 17 % des intentions de vote. Comme si l’austérité ne suffisait pas, le PASOK provoque la colère de la population à cause de l’implication d’Akis Tsochatzopoulos, ancien ministre de la Défense et l'un des fondateurs du PASOK, dans une affaire de corruption.

Le deuxième grand perdant, c’est la Nouvelle Démocratie. Les sondages lui attribuent 22 à 25 % des voix, contre 33 % obtenus en 2009.

Pour rester au pouvoir, le PASOK et la Nouvelle Démocratie devront poursuivre leur collaboration. C’est ce que souhaite Lucas Papademos : «  La Grèce est à mi-parcours d’un chemin difficile. Les derniers mois ont prouvé que, face aux grands problèmes et aux risques majeurs, nous pouvions coopérer et dépasser nos différences. » En cas de nécessité, ils pourront aussi s’associer à l’un ou l’autre nouveau parti. La Gauche Démocratique de Fotis Kouvelis, par exemple. Issu de la Gauche radicale, Kouvelis estime que la Grèce doit respecter ses engagements envers ses créanciers (regroupés dans un mémorandum). « Mais nous pouvons changer certains aspects du mémorandum », a-t-il déclaré.

25 milliards pour les banques

Pour tenter de récupérer des voix, le PASOK et la ND multiplient les effets d’annonce. Evangelos Venizelos, le nouveau président du PASOK, promet des mesures pour « limiter l’impact de la crise sur les membres vulnérables de la société grecque ». Il promet également de « convaincre l’Union européenne et le FMI de donner plus de temps à la Grèce pour rembourser ses emprunts ».

Du côté de la ND, on promet de réduire les taxes et de soutenir les PME. Mais, en attendant, le gouvernement, où siègent ces deux partis, vient de décider l’attribution de 25 milliards d’euros pour recapitaliser les banques grecques. Pour les travailleurs, le message est clair.

Beaucoup savent également que d’autres mesures d’austérité seront prises après les élections, comme une nouvelle baisse des salaires de 15 % et la privatisation de sociétés publiques.

Quelles forces à gauche du PASOK ?

À gauche du PASOK, il y a deux gros partis : le Parti communiste de Grèce (KKE) et Syriza (gauche radicale). Ils sont les deux principaux partis à avoir voté contre les mesures d’austérité, et ils tournent tous deux autour des 11 % d’intentions de vote.

Le KKE est très présent aux côtés des travailleurs. Aux côtés du PAME, le front militant des travailleurs, il a organisé de nombreuses manifestations et des grèves générales. Le KKE est toujours là pour soutenir les travailleurs en grève, notamment auprès des sidérurgistes d’Aspropyrgos ou des chantiers navals de Perama. Il a aussi organisé des actions de soutien aux personnes qui ne pouvaient plus payer leurs factures d’électricité, et ses militants sont très présents dans les comités de quartiers qui organisent quotidiennement la solidarité avec les personnes touchées par la crise. Le KKE plaide ainsi pour l’annulation de la dette dans le cadre d’une lutte pour un pouvoir populaire.

Ce travail de terrain et ces positions en faveur des travailleurs portent d’ailleurs leurs fruits parmi ces derniers : « Je pense que la plupart des travailleurs qui mènent la lutte dans les usines, sur les lieux de travail, avec le PAME, vont voter pour le KKE, car il est le seul parti à leurs côtés », déclare ainsi Giorgos Pontikos, responsable du PAME.

Syriza, une vraie alternative ?

L’autre force à gauche du PASOK est Syriza. À première vue, le discours radical, anti-libéral, antiraciste de son président Tsipras ressemble à celui des communistes. Mais les différences sont de taille. Syriza veut renégocier la dette de la Grèce dans le cadre de l’Union européenne. Il a voté pour plusieurs traités de l’Union européenne aux conséquences désastreuses pour les travailleurs et s’est prononcé en faveur d’une privatisation partielle des compagnies grecques d’électricité et de téléphone.

Syriza a proposé une alliance de gauche « anti-mémorandum » (anti-austérité donc) et attaque le KKE pour avoir refusé cette alliance. Or, pour comprendre ce refus, il faut rappeler ce qui s’est passé sur l’île d’Ikaria, en mer Egée. Surnommée l’île rouge, Ikaria avait des maires communistes depuis des décennies. Aux élections communales de 2000, Syriza s’est alliée avec le PASOK, la Nouvelle Démocratie et l’extrême droite du LAOS pour renverser le KKE.

Yannis, sidérurgiste à l’usine d’Aspropyrgos, en grève depuis bientôt 6 mois, rappelle un autre élément : « À Volos, dans l’autre usine sidérurgique du groupe, Syriza, par l’intermédiaire de son représentant syndical, a voté contre la grève et pour le plan d’austérité du patron. »

Du côté du KKE, on est conscient qu’il n’est pas toujours facile de voter pour les communistes. « Les gens qui n’ont pas tout perdu pensent que la situation s’améliorera dans un an ou deux, explique Eleni, militante du KKE. Voter pour les communistes, c’est être convaincu que le capitalisme n’apporte rien aux travailleurs, au peuple, qu’il faut un autre système, le pouvoir populaire. » 

Par PRCF 38 - Publié dans : Internationalisme
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 14:44

 

DRAPEAU ROUGE ET DRAPEAU TRICOLORE.

Se parer du drapeau tricolore pour mieux trahir la nation républicaine, insulter le drapeau rouge par haine de classe :Sarkozy met ses pas dans ceux de tous les réactionnaires de notre histoire, de tous ceux qui disent blanc pour agir noir, de ceux qui,comme le félon Pétain, prétendent défendre la patrie contre le communisme et qui en fait la vendent, la trahissent, la violent, la martyrisent.

 Le drapeau tricolore est le symbole de la nation, c’est dire que son origine est le peuple en armes qui a fondé, lors de la grande Révolution française, la République française. C’est le drapeau de Valmy, c’est le drapeau des « Sans-Culottes », c’est le drapeau des Soldats de l’an II, c’est le drapeau de Robespierre, Saint-Just et de Babeuf. Comme « La Marseillaise » qui l’accompagne et qui devint, pour tous les peuples de la terre, un chant révolutionnaire.

Certes la bourgeoisie, en passant de classe révolutionnaire contre l’aristocratie à classe exploiteuse contre le prolétariat, tenta, pour tromper les masses, de se faire passer pour l’unique détentrice des symboles révolutionnaires, tenta de faire croire que la nation était un bloc uni ayant les mêmes intérêts, tenta de nier la lutte des classes et ses conséquences. Certes la bourgeoisie couvrit ses crimes, en France comme dans les pays colonisés, du drapeau tricolore et de “La Marseillaise”. Mais le peuple français, la classe ouvrière en tête, sut défendre l’héritage national et révolutionnaire de l’un comme de l’autre. M. Thorez, J. Duclos, le Parti Communiste, tant qu’il le fut, surent unir les symboles de 89 et les nouveaux symboles de la révolution socialiste : le drapeau rouge et « L’Internationale ».

Désormais, hormis chez quelques gauchistes dogmatiques et attardés, les deux drapeaux  mêlaient leurs plis, comme étaient mêlés le combat de classe et le combat pour l’indépendance nationale. Tous deux menés jusqu’au bout par la classe ouvrière et son Parti Communiste, comme le Front Populaire, la Résistance, le Conseil Nationale de la Résistance,  la lutte contre les guerres coloniales ou la CED puis contre l’Union Européenne, le démontrèrent amplement.

Et voici donc que N. Sarkozy tente de récupérer le drapeau tricoloreOr qu’a fait Sarkozy sinon se coucher devant les diktats de l’UE et de Merkel, abandonnant les intérêts de son pays ? Qu’a fait Sarkozy sinon violer la souveraineté du peuple français en s’asseyant sur le NON au référendum de 2005 ? Qu’a fait Sarkozy en alignant la politique extérieure de la France sur celle des USA, ce qui lui valut le surnom de « l’américain », sinon trahir l’indépendance du pays ? Que fit Sarkozy durant tous son mandat sinon affaiblir la France en détruisant ses services publics, en faisant payer au monde du travail la crise du capitalisme ? Qu’a fait Sarkozy sinon contribuer comme jamais à l’affaiblissement de la langue française au profit d’un « Wall Street english » que ses amis du CAC40 promeuvent à longueur de temps ? Qu’a fait Sarkozy sinon dissoudre la nation dans l’UE par le haut et par le bas avec les euro-régions  ? Le drapeau bleu de l’UE supranational se substitue au drapeau tricolore de la nation républicaine : voilà les faits que N. Sarkozy ne peut cacher.

Et voici donc que N. Sarkozy se met à calomnier le drapeau rouge. Le chef de l’exécutif est là parfaitement dans son rôle de fondé de pouvoir du MEDEF et de l’UE .Rappelons que ce drapeau était au départ celui du roi et de la réaction : c’est celui que l’armée arborait et qui signifiait qu’elle allait tirer sans sommation. La classe ouvrière s’en est ensuite emparée pour signifier sa détermination « Vous pouvez nous tirer dessus, nous ne céderons pas ! ». ll est aujourd’hui son symbole indiscutable : les drapeaux appartiennent à ceux qui s’en saisissent…

Que la bourgeoisie tremble devant le drapeau rouge symbole du combat émancipateur de la classe ouvrière et du peuple, rien de plus normal. Qu’elle déverse sa haine de classe contre le symbole du socialisme, du communisme, rien de plus normal : l’anti-communisme camoufle toujours, au-delà de sa cible désignée, la haine de la démocratie, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. D’une certaine façon les invectives de Sarkozy contre le drapeau rouge sont un hommage du vice à la vertu. Etre attaqué ainsi par le chef de l’UMP’en est la confirmation que l’ennemi irréductible des forces obscures du capitalisme pourrissant, ce sont bien les vrais communistes, ceux qui savent unir le drapeau tricolore de la nation et le drapeau rouge de la révolution. Ceux qui unissent le peuple autour de la classe ouvrière aujourd’hui  comme hier au sein du CNR. Ceux qui dénoncent l’euro et l’UE comme des machines à détruire les acquis sociaux et à démanteler la nation. Ceux qui refusent les reniements et les capitulations des opportunistes. Ceux qui mettent en garde contre la dérive fascisante de plus en plus évidente de Sarkozy et sa clique. Non, Monsieur Sarkozy, la classe ouvrière, les masses populaires de notre pays n’abandonnent pas le drapeau rouge ! Il est leur drapeau, celui de leurs combats séculaires et de leur émancipation prochaine.  La bannière rouge, rouge du sang des ouvriers, des étudiants, des femmes et hommes du peuple tombés sous les coups des Versaillais d’hier et aujourd’hui, ici et partout dans le monde. Le drapeau rouge, Monsieur Sarkozy, c’est le drapeau de l’humanité. C’est le drapeau de l’internationalisme, de la solidarité internationale des travailleurs.

Aussi nous communistes, nous militants du PRCF, unis à nos camarades de combat, unis à tous les citoyens progressistes, républicains conséquents, continuerons-nous à brandir nos étendards : tricolore, pour unir les patriotes (pas les fascistes, héritiers de la Milice qui assassinaient les patriotes internationalistes et qui tentent de faire croire qu’ils sont des défenseurs de la France) pour l’indépendance nationale et la souveraineté populaire, et rouge pour mener le combat de classe et fonder la République Sociale rêvée, espérée, voulue par nos pères et qui sera.

PRCF


Par PRCF 38
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 20:18

 

Oscar Camilo RODRIGUEZ.


"La mort n'est pas vraie quand l'oeuvre de la vie a été bien accomplie" Ho-Chi-Minh. 
Oscar est mort.
Un camarade nous a quitté.
Quitté ? Pas vraiment car son fraternel sourire, ses encouragements constants, son enthousiasme vivent en chacun de ceux qui ont eut le privilège de croiser son chemin.
Nous nous souvenons de ses encouragements lorsque nous défendions Cuba socialiste, lorsque nous défendions le processus révolutionnaire au Venezuela. Chaque fois il venait vers nous, "Hermanos !", disait-il en nous donnant l'accolade.
Oscar tu vas nous manquer dans les manifs où ta bonne humeur, ton attitude toujours fraternelle réchauffait nos coeurs lorsque nous nous retrouvions , parfois peu nombreux, sur le pont....
Tu vas nous manquer dans nos vies d'êtres humains qui tentons de contribuer à l'émancipation humaine.
A sa famille, ses amis et camarades nous transmettons nos affectueux et fraternels saluts.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE,  HERMANO !
Le PRCF de Grenoble.
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 15:36

http://a3.idata.over-blog.com/300x223/0/46/21/58/images-5.jpeg

 

Retrouvez les militants du PRCF et des JRCF le 1er mai :

>dans le défilé qui partira de la Gare de Grenoble à 10h.

>sur notre stand en fin de manif, place Victor Hugo.

 


Par PRCF 38 - Publié dans : prcf-38
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 15:28

Sortir Sarkozy,

Battre la politique du capital !

 

Première et urgente étape : Sortir Sarkozy...

 

Sortir Sarkozy pour en finir avec sa politique de chômage de masse, avec les salaires de misère, avec le saccage de l’hôpital, de la santé, de l’école, de l’ensemble des services publics…, au nom des privilèges et la dictature des marchés financiers, le tout dans unclimat xénophobe, raciste et provocateur !

 

… mais les yeux grands ouverts!

 

Pas d’illusions : cette politique de casse et de véritable guerre sociale résulte de la crise et des diktats du capital financier relayés par l’Union Européenne, le FMI et la Banque centrale, en violation de la volonté des peuples.

 

Après le 6 mai il n’y aura donc pas d’autre choix que résister à cette dictature ou capituler !

 

Ainsi que le dévoile François Ruffin dans son interview de Nicolas Doisy, « senior advisor » de Cheuvreux, conseillant 1200 banques et fonds de pension, les marchés ont déjà leur plan de bataille pour l’après présidentielle, au nom de l'UE et de l'Euro :

 

« …Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet.
Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n’y en a pas ! ,
 et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro….»



Nous sommes donc prévenus :

Quelle que soit l’issue du scrutin, après le 6 mai le chantage des marchés contre les travailleurs et contre le peuple va s’accentuer. C'est sûrement ce qu'ils appellent la démocratie...

 

L’extrême-droite en embuscade

C’est frauduleusement que le FN se présente comme porte-parole des couches populaires et comme parti anti-système !

En fait, comme chaque fois en période de crise du système capitaliste, l’extrême droite est mise en avant pour tenter de détourner la colère du peuple sur des boucs-émissaires et préserver le système de domination et d’exploitation : "afin que tout change pour que tout demeure comme avant ! "

La poursuite des politiques d’austérité, l’aggravation de la misère, la désertification du monde rural, la soumission des classes dirigeantes aux diktats de l’Union européenne et des marchés, le viol permanent de la souveraineté du peuple, lui offrirait l’occasion de se présenter comme le seul recours alors même qu'elle est le dernier rempart du système, aujourd'hui comme hier !

Décevoir à nouveau les attentes populaires et l’espoir d’un véritable changement, c’est préparer le terrain à une recomposition d’une droite sous domination du FN et à la mise en œuvre d’une politique réactionnaire sans limites !

Seule la résistance acharnée contre la dictature des marchés, la dictature de l’euro et de l’Union européenne, la lutte afin que le peuple recouvre sa pleine souveraineté est de nature à barrer la route à cette menace !

 

TOUS ENSEMBLE pour les salaires (300€ pour tous en rattrapage, le SMIC à 1600€ net par mois), pour la retraite à 60 ans, pour la défense de l’emploi et contre les licenciements et plans « sociaux » divers, pour la défense et le développement des services publics …

Après le 6 mai, quel que soit le résultat du deuxième tour, ni état de grâce, ni attentisme : souvenons-nous toujours qu’en 1936, ce sont les grèves et les occupations d’usines qui ont donné les congés payés !

Finissons-en aussi avec le syndicalisme d’accompagnement et de partenariat social qui étouffe les luttes et l'inventivité populaires. Retrouvons pour gagner le chemin du syndicalisme de lutte de classe et de masse.

 

Après le 6 mai il n’y aura pas d’autre choix que résister à la dictature des marchés ou capituler devant eux !


Front Syndical de Classe

Par PRCF 38
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 15:25

Leçon essentielle du premier tour de la présidentielle: montée de l’exigence de souveraineté nationale

(la chronique de Jacques Nikonoff)

 

L’analyse des résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 22 avril 2012 ne peut se réduire à une simple démarche quantitative consistant à comptabiliser et comparer les scores des candidats comme le font nombre de commentateurs. Il faut au contraire tenter de donner un sens aux chiffres et chercher ce qui, sur le plan qualitatif, travaille la société française en profondeur. Le journal Les Échos (23 avril) s’est essayé à cet exercice. Il en ressort, selon lui, que « la France du ‘‘non’’ pousse mais n’emporte pas tout ». Pour ce journal, la France du « non » correspond au « total des voix antisystème (Le Pen, Mélenchon, Poutou, Arthaud, Dupont-Aignan) » et dépasse 33%. Dans le même numéro, un économiste chez un intermédiaire financier accouche de ce constat accablé à propos de la campagne : « l’Europe est toujours apparue comme un sujet associé à la crise et à l’austérité, jamais comme un véritable projet ». C’est ce que regrette aussi l’inénarrable Daniel Cohn-Bendit, pour qui « cette campagne a été presque franco-française » (Les Échos, 23 avril 2012).

De son côté, Régis Debray (Le Monde, 16 mars 2012) observe a contrario que ce qui « agonise, c’est la grande illusion selon laquelle il revient à l’économie de conduire la politique, et à une monnaie unique d’engendrer un peuple unique  ». Il dénonce cette « autopunition masochiste » selon laquelle « la France n’est plus de taille ». Enfin il constate que « dire oui à la paix et non aux nations, ignorer les États pour défendre les individus, c’est ignorer combien il en coûte d’humilier un peuple et que, partout où la puissance publique s’efface, triomphe l’ethnie, les mafias, le FMI et les clergés. Soit la guerre de tous contre tous. » Un autre intellectuel, Michel Wieviorka (Le Monde, 13 avril), déplore dans cette élection l’absence de « souffle, des mises en perspective générales, du sens, des grands repères susceptibles d’éclairer la pensée au quotidien, et d’orienter l’action politique. C’est celui, à la limite, des utopies qui font rêver.  » Quant à l’auteur du Dictionnaire du libéralisme, Mathieu Laine, il se lamente (Le Monde, 13 avril) en constatant : « l’antilibéralisme, le seul pont d’accord entre les dix candidats  ».

En étudiant les programmes, les discours et les résultats des candidats, en y ajoutant (avec prudence) les conclusions des sondages et des études politiques, une idée se dessine nettement. La société française bouge vers une exigence croissante de souveraineté nationale vis-à-vis de l’Union européenne, des marchés financiers et de la mondialisation. Il est particulièrement évident que le « projet » européen n’en est plus un et qu’il constitue même aujourd’hui un épouvantail pour une majorité de la population. Même chose pour les marchés financiers dont on nous assurait il y a encore peu que leur libéralisation était la condition de la croissance et de l’emploi. Tous ces mythes sont en train d’être balayés. On pourrait ajouter une très forte aspiration au retour de l’État dans sa fonction de gardien de l’intérêt général.

Cette exigence de souveraineté nationale traverse tous les courants politiques à l’exception des Verts. Elle est cependant marquée par de sérieuses contradictions qui peuvent déboucher sur des constructions politiques radicalement différentes. Si la gauche, la vraie, ne parvient pas à comprendre cette exigence qui vient du fond du peuple, elle restera divisée et amoindrie et ne jouera aucun rôle moteur.

• Pour prendre connaissance de la définition de la souveraineté nationale donnée par le M’PEP, cliquez ici

L’exigence de souveraineté nationale traverse tous les courants politiques

Sous des formes évidemment très variées, tous les candidats, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, ont évoqué la nécessité de la souveraineté nationale. Elle se manifeste la plupart du temps par des critiques à l’égard des marchés financiers ou de l’Union européenne, ou des deux à la fois. Elle intègre également la résurgence du besoin de l’État.

François Hollande, dans son programme (« Mes 60 engagements pour la France  »), affirme que « ce qui est en cause c’est la souveraineté de la République face aux marchés ». Il préconise un « mouvement de relocalisation » et assure qu’il renégociera le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011. Il annonce qu’il proposera « une nouvelle politique commerciale pour faire obstacle à toute forme de concurrence déloyale ». Le candidat socialiste a fait frémir les banquiers quand, lors de son meeting du Bourget le 22 janvier, il a déclaré « mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance  ». Plus tard dans la campagne il a pris l’engagement de modifier le rôle de la BCE pour privilégier l’emploi et la croissance : « le changement en France permettra de modifier l’orientation de l’Europe  » (Les Échos, 13 et 14 avril).

Nicolas Sarkozy, au fil de sa campagne, a infléchi son discours en multipliant les tonalités critiques à l’égard de l’Union européenne. Même le Wall Street Journal a observé cette volte-face en notant que le président-candidat avait « appelé à changer l’orientation des politiques de la zone euro pour s’assurer qu’elles soient conçues pour stimuler la croissance économique  ». Le journal porte-parole des marchés financiers résume les trois priorités de Sarkozy pour le second tour : « sévir contre l’immigration, respecter les frontières de la France et chercher à maintenir une production française » (WSJ, 22 avril 2012). Le quotidien allemand Die Zeit, cité par Le Monde (23 avril 2012), interprète ainsi l’évolution sarkozyenne : le président français qui « il y a cinq ans annonçait « le retour de la France en Europe », menace aujourd’hui d’appliquer la « politique de la chaise vide ».

En effet, le 11 mars, dans son meeting de Villepinte (93), il a « lancé un ultimatum à Bruxelles » (L’Humanité, 13 mars 2012). Le journal communiste, d’ailleurs, semblait condamner cet acte anti-européen puisqu’il titrait sur deux pages «  Sarkozy sacrifie l’Europe à sa campagne » ! Pour preuve, en matière d’immigration, « si je devais constater que dans les douze mois qui viennent il n’y avait aucun progrès sérieux dans cette direction, alors la France suspendrait sa participation aux accords de Shengen jusqu’à ce que les négociations aient abouti  ». Sarkozy avait aussi plaidé pour l’équivalent d’un « Buy American Act » qui oblige les autorités publiques à n’acheter que des produits américains, ce qui est une forme de protectionnisme.

Le discours de Villepinte a été manifestement un tournant. Guillaume Tabard, l’éditorialiste des Échos, évoque « les accents souverainistes du chef de l’État » (Les Échos, 12 mars 2012). Pour Le Monde (13 mars) « le candidat Sarkozy instrumentalise l’Europe  ». Le Figaro (12 mars) cite le chef de l’État : « l’Europe ne peut pas être la seule région du monde à si mal défendre ses frontières, ses citoyens, ses intérêts ». L’éditorial du Figaro (17 avril) prend le relais à propos de la Banque centrale européenne : «  l’heure est venue de franchir une étape supplémentaire. Et de lui assigner un devoir de soutien à la croissance […] L’Europe, à l’agonie, ne peut rester plus longtemps la seule zone eu monde à se priver de cette arme.  »

Marine Le Pen dénonce l’Union européenne et l’euro : « Le monopole des marchés financiers et de l’Union européenne nous a privés de toute liberté. » Pour elle, «  il faut organiser le retour concerté aux monnaies nationales » (Les Échos, 11 avril). Elle veut renégocier les traités européens, organiser un référendum sur la sortie de l’euro, annuler la participation de la France au budget européen.

Jean-Luc Mélenchon, dans ses discours, a utilisé systématiquement le mot « patrie  ». Ses meetings ont vu flotter les drapeaux tricolores et rouges mêlés, et se terminaient par l’Internationale et la Marseillaise. Le candidat du Front de gauche a dénoncé vigoureusement le traité européen sur la discipline budgétaire (la « règle d’or ») paraphé au sommet de Bruxelles le 30 janvier 2012. Dans son programme, le Front de gauche dénonce « les diktats adressés par la Banque centrale européenne, instance non élue, aux gouvernements souverains de l’Union européenne ». Il constate les « points communs » entre les gouvernements de droite et de gauche : « la croyance dans la construction actuelle, libérale, de l’Union européenne ». Le programme contient un chapitre 7 qui s’intitule « S’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe » et qui stipule, notamment, qu’il faudra refuser « d’appliquer des directives contradictoires à nos engagements, notamment en ce qui concerne la dérégulation des services publics ». Autre exemple, 165 personnalités de 36 pays ont lancé un appel intitulé « Avec le Front de gauche, une autre Europe, une autre mondialisation  » (L’Humanité, 11 avril 2012).

Seule Eva Joly et Europe-Écologie-Les-Verts fait exception. Pour le programme de la candidate écologiste, « l’Europe est l’horizon politique essentiel, l’échelon pertinent pour l’action. […] En ces temps d’interdépendance et de mondialisation, elle doit être le remède à l’impuissance politique. […] La guerre des egos nationalistes a encouragé la concurrence fiscale et sociale plutôt que l’harmonisation ». Elle appelle à faire « progresser l’Europe vers le fédéralisme. »

François Bayrou a parlé de « produire français  ». Il propose, comme Sarkozy, Hollande, Mélenchon, que la BCE puisse intervenir lorsque les États ont besoin de refinancer leur dette. Le 12 avril il présentait une proposition de loi sur le « produire en France ».

Nicolas Dupont-Aignan veut remettre l’Europe en-dessous des nations et « rendre aux États leur liberté d’action ». Il propose une nouvelle monnaie nationale tout en conservant une monnaie commune : « je propose de quitter l’Union européenne dans sa forme actuelle » (Le Monde, 11 avril).

Philippe Poutou est favorable au « démantèlement  » des institutions européennes.

Nathalie Arthaud, de son côté, affirme un crédo anticapitaliste qui ne peut être conciliable avec l’Union européenne.

Jacques Cheminade, enfin, veut « supprimer  » les directives européennes concernant les services publics et les infrastructures. Il prône l’abandon du traité de Maastricht et du pacte de stabilité et veut mettre un terme aux politiques de la BCE.

Il apparaît ainsi que les glissements qui affectent la société française en profondeur ont trouvé un relai, un reflet dans les propos des candidats. Ce n’est pas pour autant qu’une sorte de consensus serait en train d’émerger autour de l’exigence de souveraineté nationale. Les contradictions sont nombreuses et laissent penser que l’équilibre instable actuel ne pourra rester en l’état très longtemps.

Cette exigence de souveraineté nationale est marquée par de sérieuses contradictions qui peuvent déboucher sur des constructions politiques radicalement différentes

Incontestablement, l’exigence de la souveraineté nationale est l’idée qui est en train de devenir une « force matérielle ». Elle s’est forgée sur la base de l’expérience de ces trente dernières années. Elle ne concerne pas seulement la France. C’est toute la construction idéologique néolibérale qui s’effondre, fondée sur la mondialisation qui devait réduire les inégalités entre classes et nations, assurer la transition vers la modernité. L’expérience palpable de centaines de millions de personnes les conduit à constater exactement le contraire. Ce phénomène est aggravé en Europe où une guerre idéologique sans merci est menée pour faire avaler le mythe européen, particulièrement en France depuis le «  tournant de la rigueur » en 1982-1983 orchestré par le PS. La déception est à la mesure des espoirs – et des illusions – qui avaient été fabriqués de toute pièce. Au lieu de s’abandonner à la résignation face à l’impuissance affichée de la gauche « officielle » et de la droite pour résoudre les problèmes, le peuple français cherche une nouvelle voie dans la reconquête de sa souveraineté nationale. Nul de peut prédire où elle le conduira. Mais une chose est certaine, la force qui s’est mise en marche ne pourra plus s’arrêter. C’est cette exigence que les candidats à l’élection présidentielle, chacun à sa manière, ont plus ou moins entendu, interprété et pris en considération.

François Hollande évoque le besoin de souveraineté face aux marchés financiers, la relocalisation industrielle, une nouvelle politique commerciale européenne, un changement dans la politique monétaire, la renégociation du traité européen sur la « règle d’or ». Mais aucune mesure permettant d’atteindre ces objectifs n’est incluse dans son programme ! Il n’a pas non plus donné les détails et les délais de mise en œuvre de ces propositions. Par exemple, si les 26 autres pays de l’Union européenne refusent la renégociation du traité sur la « règle d’or », que va faire François Hollande ? Il ne le dit pas. On ne peut donc pas le croire. Le PS, en effet, n’a toujours pas produit d’analyse critique du «  tournant de la rigueur  » de 1982-1983. Il reste enfermé dans cet univers intellectuel comme le prouve le bilan positif qu’il persiste à tirer de la période détestable de la « gauche plurielle » (1997-2002). Le risque – dont la probabilité qu’il se réalise est élevée – est une nouvelle déception qui alimentera, comme au cours de ces dernières décennies, le vote FN.

Nicolas Sarkozy, aux abois, n’a jamais cherché à comprendre les aspirations du peuple français. Il en est incapable. Son seul objectif relève du marketing : élargir sa part de marché électoral en diminuant celle de Marine Le Pen. Il a donc bidouillé des formules à l’emporte-pièce dans une simple perspective électoraliste. Après la disparition prochaine de ce personnage de la vie politique – encore quelques jours à patienter – l’UMP devra se reconstruire de fond en comble. Le retour aux valeurs du gaullisme serait une voie toute trouvée, mais il est fort peu probable que les carriéristes Jean-François Copé et François Fillon, qui vont se déchirer la prochaine investiture de l’UMP, aient le temps d’y penser. Nouvelle déception en perspective qui favorisera le FN.

Marine Le Pen utilise abondement les expressions de souveraineté nationale, sortie de l’euro et de l’Union européenne, protectionnisme, etc. Il ne s’agit cependant que d’un fond de commerce. En aucun cas ces slogans ne sont suivis de mesures concrètes et efficaces pouvant les transformer en réalité ayant un impact bénéfique sur la crise. Prenons deux exemples. Marine Le Pen prétend vouloir sortir de l’euro. En réalité elle accumule les obstacles pour aboutir au contraire de ce qu’elle claironne. Ainsi en est-il de son idée d’une sortie « groupée  » de l’euro avec d’autres pays. C’est le meilleur moyen d’enterrer la sortie de l’euro car aucun gouvernement, actuellement, et aucune force politique susceptible de prendre le pouvoir dans les pays de l’UE pour les années qui viennent ne fait cette proposition. Une sortie « groupée  » de l’euro n’est donc pas une perspective de court et moyen terme. C’est pourtant à court terme qu’il faut sortir de l’euro, condition indispensable à la sortie de la crise. Prenons un deuxième exemple, celui du référendum sur la sortie de l’euro proposé par Marine Le Pen. Cette saillie est doublement absurde. Absurde, d’abord, car on n’organise pas un référendum pour le perdre. Or c’est manifestement ce que veut madame Le Pen puisque si un référendum était organisé aujourd’hui sur le sujet, il aurait toutes les chances d’être perdu. Les sondages, pour les meilleurs d’entre eux, n’ont pour l’instant donné que 36% d’opinions favorables à la sortie de l’euro (IFOP, décembre 2011). Le sondage en grandeur nature que constitue le 1er tour de la présidentielle 2012 peut donner l’estimation hasardeuse suivante : les 17,90% de Marine Le Pen (encore que le sondage de l’IFOP montre que seuls 64% des électeurs du FN sont favorables à la sortie de l’euro, à peine un peu plus que les électeurs du Front de gauche, soit 12% du corps électoral) ; le 1,79% de Nicolas Dupont-Aignan ; les 62% à vouloir sortir de l’euro venant des sympathisants du Front de gauche (soit 7%) ; les 37% d’électeurs socialistes dans le même cas (soit 9%) ; les 13% de l’UMP (soit 3%). Le total ne fait toujours pas une majorité : 33%.

L’idée d’un référendum sur l’euro est absurde, ensuite, car si la proposition de sortir de l’euro est incluse dans le programme du FN, ce dernier a l’entière légitimité pour appliquer son programme sans passer par un référendum. C’est l’élection présidentielle et les législatives qui tiennent lieu de référendum. Pourquoi vouloir compliquer les choses si ce n’est pour trouver une justification au maintien de la France dans la zone euro après avoir prétendu le contraire ?

Jean-Luc Mélenchon s’est trouvé prisonnier d’un paradoxe. D’un côté, le programme du Front de gauche contient sans aucun doute possible des objectifs visant à reconquérir la souveraineté nationale, même s’ils ne sont pas annoncés comme tels. Mais d’un autre côté les moyens ne suivent pas. Ainsi, aucune politique de réindustrialisation et de relocalisation n’est possible dans le cadre de l’euro et du libre-échange imposé par l’Union européenne. Certes, le programme du Front de gauche évoque la proposition du M’PEP de « désobéir à l’Union européenne  ». Il ne va pourtant pas au bout de sa logique en omettant d’indiquer que désobéir à l’UE n’est possible qu’en ôtant de la Constitution française toute référence au droit communautaire. Le Front de gauche est silencieux sur ce point quand il évoque une nouvelle constitution pour la VIe République… Même chose pour la proposition de changer les statuts de la Banque centrale européenne afin qu’elle prête directement aux États, mesure envisagée également, sous des formes variées, par François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan. Rappelons que pour changer ces statuts (le traité de Lisbonne), il faut l’accord unanime des Vingt-Sept. Perspective hautement improbable pour les années qui viennent. Il faut donc dire ce qui sera envisagé en cas de refus des autres pays de l’UE, ce que le Front de gauche ne veut toujours pas formuler aujourd’hui. Dans ces conditions, s’il reste sur cette position, le Front de gauche ne pourra pas jouer le rôle de force propulsive épousant l’aspiration du peuple à la souveraineté nationale en lui donnant un contenu internationaliste. D’ailleurs, dans son programme, il parle de souveraineté populaire mais jamais de souveraineté nationale, comme si cette expression était infamante. La souveraineté populaire, pourtant, ne peut pas s’exprimer valablement en étant en suspension dans l’atmosphère ou la stratosphère. Elle doit s’incarner ici-bas, sur terre, maintenant, dans un territoire qui ne peut être que la nation. L’avenir du Front de gauche se jouera sur ces questions.

François Bayrou, avec son « produire en France », n’a lancé qu’un gadget électoral. Sa proposition de loi ne proposait qu’un label et l’extension à cinq ans de la garantie légale de ces produits. Ce ne sont pas de mauvaises idées, mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Cette velléité de souveraineté industrielle est en effet totalement anéantie par le cœur des propositions du Béarnais : « je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi, c’est le surendettement. Et nous allons le vaincre. » L’endettement public, précisément, résulte de la soumission aux marchés financiers et de l’abdication de toute souveraineté à leur encontre. Ce n’est donc pas en cédant à leur chantage qu’il sera possible de reconstruire la liberté de la France. François Bayrou et le MoDem ne seront pas le relai possible pour gagner la bataille de la souveraineté. D’autant que la droitisation de la droite va éloigner encore un peu plus cette formation politique de tout rôle stratégique.

Eva Joly dans son programme affirme que « la France soutiendra l’instauration d’une préférence sociale et environnementale aux frontières de l’Europe : les produits entrants sur le marché commun devront respecter les normes environnementales et les normes sociales internationales de l’Organisation Internationale du Travail. » C’est bien, mais ce n’est qu’un vœu pieux. Cette forme de protectionnisme est en contradiction flagrante avec les traités européens et ne trouvera aucune possibilité d’application. C’est à l’échelle nationale que des mesures de ce type doivent être prises, mais la nation épouvante les verts.

Nicolas Dupont-Aignan, qui a mené bataille sur la sortie de l’euro et de l’Union européenne, pourrait faire partie des forces susceptibles de canaliser le mouvement qui monte dans la société autour de l’exigence de souveraineté nationale. Le reste de son programme, toutefois, par plusieurs aspects, réduit en cendres cette perspective. Ainsi il déclare au Figaro (23 avril) qu’il va développer « cinq priorités  » pour les élections législatives. On le suivra sur les deux premières : la « liberté monétaire » et un « protectionnisme intelligent  ». En revanche on ne pourra pas le suivre quand il va lui aussi à la pêche aux voix du FN de la plus mauvaise manière, celle qui consiste à flatter les penchants les plus nauséeux d’une partie de cet électorat : « une politique de sécurité beaucoup plus ferme, avec l’application stricte des peines de prison à 100% ; la réintroduction des valeurs d’autorité, d’effort et de discipline à l’école ; la libéralisation des services publics ».

Philippe Poutou et Nathalie Arthauddans la plus pure tradition trotskiste, assimilent abusivement nation et nationalisme, et libre-échange et internationalisme. Les mesures qu’ils préconisent ne sont pourtant possibles qu’à l’échelle d’une nation. Il est peu probable que le NPA et LO jouent un rôle d’entrainement idéologique, électoral ou dans les luttes pour la période qui vient.

Si la gauche, la vraie, ne parvient pas à comprendre cette exigence montante de souveraineté nationale qui vient du fond du peuple, elle sera balayée

Le FN est en vérité très fragile là où il croit être fort : la souveraineté nationale. C’est donc sur ce terrain qu’il faut le prendre. On pourrait se demander pourquoi le FN fait toutes ces contorsions. Pour une raison simple : il veut briser sa marginalité stérile en procédant à un aggiornamento de même type que celui opéré par le Mouvement social italien (MSI) de Gianfranco Fini en 1995 [1]. C’est ce qui explique le nouveau style adopté par Marine Le Pen qui vise à transformer le parti néofasciste qu’est le FN en un parti de droite d’apparence raisonnable, apte à organiser la recomposition de la droite française autour de lui. Et à Marine Le Pen de devenir l’équivalent français de l’Italien Gianfranco Fini.

La mèche a été vendue par le président du comité de soutien à Marine Le Pen, maître Gilbert Collard, qui a expliqué dimanche 22 avril sur France 2 que le but du FN est de construire une « nouvelle droite  ». Cet objectif est évidemment incompatible avec le discours habituel du FN sur le « ni gauche, ni droite » qui sert à abuser les gogos, ni sur les outrances concernant l’immigration. La direction du FN doit donc être très prudente pour faire avaler ce tournant tactique et stratégique à ses militants et son électorat. Une première étape est l’abandon du mot « Front national » pour désigner l’appartenance des candidats du FN lors des élections législatives, qui seront enveloppés dans un halo intitulé « Rassemblement bleu Marine ». Il n’en reste pas moins que le noyau dirigeant du FN reste d’extrême droite, et qu’il s’agit pour ce dernier, comme dans le conte, de déguiser le loup afin qu’il puisse dévorer le Petit Chaperon rouge.

La gauche qui continuera à centrer unilatéralement son argumentation sur les questions morales, dénonçant le « fascisme  » et le « racisme  » du FN, sans entrer dans le débat idéologique et programmatique, sera mise hors-jeu par son impuissance.

Elle sera en décalage avec l’électorat du FN qui se sentira injurié. Comment, dans ces conditions, entreprendre la moindre action de reconquête ? De telles attitudes, au contraire, seront contre-productives et consolideront cet électorat.

À la veille du second tour de l’élection présidentielle la situation est incertaine, l’équilibre est précaire, les digues vont peut-être céder. Les élections législatives, comme l’inversion du calendrier le postule, vont-elles amplifier les dynamiques du premier tour de la présidentielle ? C’est possible.

La mise devrait aller au FN qui pourrait cristalliser sur ses candidats l’aspiration à la reconquête de la souveraineté nationale. Le PS pourrait aussi bénéficier d’une contre-dynamique, celle qui consiste à vouloir achever le travail entrepris au premier tour avec l’exfiltration de Sarkozy, pour éradiquer définitivement le sarkozysme en votant PS. C’est tout.

Le Front de gauche a fait le plein à la présidentielle, sa dynamique électorale s’est éteinte, son corpus idéologique et programmatique ne lui permet aucun élargissement de son électorat. C’est dommage car il demeure la seule force potentielle autour et avec laquelle la reconquête de la souveraineté nationale, sur des bases internationaliste, serait possible.

Tout l’enjeu des mois et des années à venir se résume à cette question. Il serait cependant stérile d’attendre qu’une telle évolution se produise, ou même de l’encourager seulement par la stimulation du débat interne aux organisations membres du Front de gauche.

Une action externe, autonome, tournée vers la population pour mener la délibération publique est indispensable.

Le Front de gauche, pour l’instant, a refusé de s’élargir au courant de gauche qui, dans la suite logique du « non » de 2005, revendique la sortie de l’euro et de l’Union européenne.

Et qui ajoute la nécessité de formes de protectionnisme, le retour de l’État, des nationalisations. En un mot : la dé-mondialisation.

Le moment est donc venu pour ceux qui se reconnaissent dans ce courant de s’organiser. Et de rassembler les forces qui voudront s’engager sur cette ligne politique, articulée au Front de gauche et sans rupture avec lui.

Mais à l’extérieur du Front de gauche, de manière libre et totalement autonome à son égard.

Ce courant, pourquoi ne pas le nommer la gauche démondialisatrice ?

 

Jacques Nikonoff

Le 25 avril 2012.

Par PRCF 38
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 17:19

Premiers commentaires du PRCF sur le 1er tour des présidentielles.

22 avril 2012. 22 h 45

Bien que plus faible que celle de 2007, la participation aux présidentielles 2012 reste importante. Cela ne signifie pas que la masse des Français approuverait d’enthousiasme le principe de cette élection du chef de l’Etat au suffrage universel qui, couplage avec les législatives aidant, remet tous les pouvoirs à un homme qui échappe ensuite à tout contrôle : plus prosaïquement, cela signifie que les Français se saisissent d’une des rares possibilités, si dévoyées soient-elles, que leur offrent les institutions antidémocratiques du régime en place, pour peser tant bien que mal sur l’orientation du pays. Plus que jamais, le PRCF continuera donc d’appeler à une Constituante permettant au peuple de recouvrer sa souveraineté confisquée à la fois par le capital financier, par l’U.E. et par la monarchie déguisée qu’est la 5ème « République ».

Comme prévu, les candidats du second tour sont ceux de l’UMP et du PS, les deux piliers de la désastreuse « construction européenne ».

Sarkozy est sanctionné pour sa politique grossièrement antisociale, antinationale et antidémocratique, qui a heurté une majorité d’électeurs et qui a provoqué un décrochage évident des milieux populairess à l’égard du « candidat des riches ». Le PRCF, qui dès le 7 mai 2007 avait dénoncé l’illégitimité de ce président fascisant, se félicite de ce rejet qui montre que malgré l’incessante propagande néolibérale subie, le peuple français n’a pas renoncé aux valeurs de liberté, égalité et fraternité, même si le score du FN relativise fortement, hélas, cette appréciation.

Le score de Hollande témoigne à la fois, d’une part et de manière déformée, de l’attachement du « peuple de gauche » aux valeurs de progrès social, d’autre part, de la persistance de l’illusion selon laquelle le PS serait un « parti de changement » : il s’agit pourtant depuis plus de vingt ans d’un des piliers de la destruction euro-libérale de la France populaire : « l’austérité juste » de Hollande annonce à mots couverts une politique à la Papandréou ou à la Zapatero pour notre pays. Il faut cependant tenir compte du fait que beaucoup d’électeurs populaires n’auront voté Hollande que pour se débarrasser du fascisant président sortant et pour éviter que le FN n’arrive au second tour ; des millions d’électeurs « hollandais » ne sont pas dupes et n’ont émis qu’un vote-sanction anti-Sarkozy. Les vrais partisans du changement social devront donc s’adresser aux électeurs populaires de Hollande dans la perspective des luttes à venir contre l’austérité « à la grecque » que l’UE somment par avance le futur président de mettre en batterie dès son entrée en fonction.

Marine Le Pen obtient un score très élevé qui témoigne de manière inquiétante de la force de la xénophobie en France (d’autant que le vote UMP porte une très forte composante islamophobe) ; il ne faut pas se cacher par ailleurs que le FN capitalise et dévoie sur des bases xénophobes l’attachement de l’électorat populaire à la nation que la gauche établie se refuse à prendre en charge sur des bases républicaines. Une fois de plus il apparaît que la politique xénophobe de Sarkozy n’a pas asséché, mais dynamisé le FN. Le score du FN s’explique aussi largement par le fait que l’extrême droite a constamment feint de défendre la France contre le désastreux euro, cette arme de destruction massive des acquis sociaux et de la souveraineté nationale. Il est lamentable, redisons-le avec force, que la « gauche de la gauche » ait renoncé de fait à ce combat anti-UE et anti-euro, en laissant l’héritière Le Pen monopoliser mensongèrement le thème de l’indépendance nationale. Il est lamentable que depuis tant d’années des forces euro-gauchistes et « euro-constructives » diabolisent le drapeau tricolore et la nation en abandonnant au FN ces signifiants majeurs qu’il faut au contraire lui disputer sur des bases progressistes. Plus que jamais il faudra également combattre l’anticommunisme qui gangrène les esprits dans toute l’Europe contre-révolutionnaire de Maastricht, y compris dans la jeunesse (imbibée d’antisoviétisme dès l’école). C’est l’anticommunisme et l’antisoviétisme qui forment le terreau permanent de l’extrême droite : la responsabilité des dirigeants mutants du PCF-PGE, qui durant trois décennies ont abandonné le combat idéologique et qui ont renié le combat de G. Marchais et d’H. Krazucki contre la monnaie unique, est écrasante dans la désorientation idéologique de notre pays et d’une partie de sa jeunesse.

Plus que jamais les antifascistes devront résister à la fascisation rampante de notre pays car il est vraisemblable que les dirigeants les plus fascisants de l’UMP vont se rapprocher du FN pour capitaliser les mécontentements créés par la crise profonde du capitalisme.

Le score de J.-L. Mélenchon est honorable bien que très en-deçà de ce que laissait attendre le succès populaire de sa campagne. Mélenchon a eu le mérite de remettre en circuit des thèmes que le PCF mutant et « euroconstructif » de P. Laurent, l’actuel patron du Parti de la Gauche Européenne, avait totalement désertés : classe ouvrière, révolution, alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, unité du combat de classe et de la lutte républicaine, bref, tout ce que défendait jadis le PCF de Thorez-Duclos, la CGT de Frachon, et de manière moins conséquente, le PCF de G. Marchais. Malheureusement, Mélenchon est resté au milieu du gué. En prétendant que « l’euro est à nous », qu’il est possible de « réorienter la construction européenne  dans un sens progressiste» et de « mettre la BCE au service de l’emploi », en refusant de transformer la dynamique électorale en un mouvement populaire organisé « en bas », Mélenchon et ses mentors du PC-PGE ont refusé d’assumer franchement la seule ligne révolutionnaire de masse crédible : celle de la rupture progressiste claire et nette avec l’UE. Faute de l’avoir fait, ils n’ont pas réussi pour l’instant à aller au-delà du rassemblement de la « gauche de la gauche ». C’est au contraire le rassemblement majoritaire du peuple de France contre l’oligarchie capitaliste, pour l’indépendance nationale, la coopération internationale et pour le progrès social que symbolisent les principes du Conseil national de la Résistance, qu’il faudrait viser en un moment où le MEDEF appelle à liquider la France au profit des Etats-Unis d’Europe. Cette politique de large rassemblement patriotique et progressiste dans l’esprit du CNR est possible et nécessaire. Mais J.-L. Mélenchon acceptera-t-il enfin de dialoguer à égalité avec les militants communistes, progressistes et républicains patriotes qui veulent tirer la France du broyeur mortel de l’UE ? Le PRCF continuera pour sa part de tendre la main fraternellement aux militants du Front de gauche, qui sont ses frères de classe, tout en les appelant à secouer sérieusement le slogan défaitiste et mensonger de « l’Europe sociale ». C’est seulement sur cette base que les forces anticapitalistes pourront être autre chose qu’une force de pression sur le PS ; car tant que la « gauche de la gauche » se contentera de coller au slogan social-démocrate du PS (la mensongère « Europe sociale » !) elle ne pourra pas sérieusement contrer le slogan du « vote utile » au 1er tour. 

Même si Hollande est en meilleure posture ce soir que Sarkozy pour le second tour, le total de l’électorat se réclamant de la gauche reste inférieur à 50% et le score du FN est très élevé. Il appartiendra à Hollande de faire le nécessaire pour convaincre, s’il le peut, ceux qu’il n’a pas convaincus au 1er tour. Tout en laissant chaque électeur faire son choix au second tour en son âme et conscience, et sans cesser de dire franchement que Hollande n’est pas moins engagé que Sarkozy ou Bayrou dans le soutien à l’UE, le PRCF appellera les travailleurs à s’unir dans l’action pour sortir Sarko et sa politique, pour sortir de l’UE mortifère, pour briser l’extrême droite et pour mettre en accusation le système capitaliste. 1er rendez-vous de masse, le 1er mai où il faudra éviter les récupérations politiciennes et mettre au 1er plan les revendications populaires : c’est là le meilleur moyen pour battre Sarko-MEDEF et sa politique, pour balayer l’extrême droite et pour briser l’étau mortel de l’Union européenne !    

Plus que jamais sont incontournables la reconstruction d’un grand parti communiste révolutionnaire, d’un large Front de résistance antifasciste, patriotique et progressiste, d’un large front syndicaliste menant le combat de classe. Sans cela, la France sera broyée entre la funeste « construction européenne » et la démagogie liberticide de l’UM’Pen. Sans la renaissance urgente d’un vrai parti communiste, il n’y aura aucune issue durable pour tous ceux qui veulent construire une France républicaine en marche vers l’indépendance nationale et le socialisme.

Par PRCF 38
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