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Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 15:54

Honte!

Le pouvoir sarkozien frappe le droit de grève,
acquis de haute lutte par les travailleurs.

L’arme qu’est la grève est utilisée par les ouvriers, les salariés en dernière instance. Ce sont les travailleurs qui, en faisant grève, prennent les risques pour leur vie, leur paye, leur travail, leur famille.

 

 La grève est la réponse au refus obtus et arrogant du patronat de discuter d’une amélioration de la situation des travailleurs. C’est créer un rapport de forces qui permette d’imposer dans le cadre de la lutte des classes des avancées sociales ou empêcher des reculs sociaux.

 

La grève est un acquis fondamental, acquis démocratique jusqu’ici affirmé par la Constitution de la République.

Et voilà que N. Sarkozy et sa clique, aux ordres du capital, se livre à une agression grossière et violente contre des grévistes. Horaires décalés, journées et amplitudes à rallonge, pas de vie de famille, conditions de travail dégradées et bas salaires, 1300 euros nets avec primes (nuits, travail le dimanche) et heures supplémentaires (JT de France2 du 20 décembre) c’est la situation des travailleurs des sociétés de sécurité qui sont en ce moment en grève et la cible du gouvernement des riches.

 

Honteusement les Ministres se répandent en déclarations qui sont de véritables provocations : la fameuse et médiatique « prise d’otage » est réanimée au plus haut niveau de l’Etat. Défendre son salaire c’est de « la prise d’otage », se battre pour son avenir et celui de ses enfants, « prise d’otages », l’action collective pour bâtir un rapport de force favorable aux salariés, « prise d’otage » !

Assez!

Que les milliardaires et leurs valets qui plongent les peuples dans la crise, la misère, le chômage, se taisent car les preneurs d’otage, ce sont eux ! Notre peuple est pris en otage par l’UE, le pouvoir sarkozien, le MEDEF, qui lui imposent un recul social et de civilisation sans précédent depuis le fascisme. Les mêmes qui prennent en otage tous les peuples, partout en Europe et dans le monde.

Le preneur d’otage c’est le capitalisme et ses banksters !

A l’heure où les gendarmes et les militaires sont utilisés comme jaunes pour briser la grève nous devons dire : Honte au pouvoir jaune au service des patrons. Et réfléchir à ce que fera ce pouvoir fascisant s’il obtient un second quinquennat. Et exiger des candidats de gauche ou prétendus tels qu’ils soutiennent vigoureusement la grève des travailleurs de sécurité.

 

 

Les travailleurs ont raisons de se battre et le PRCF soutient totalement cette grève juste et courageuse des travailleurs de sécurité.

 

 

 

 

AM 21 décembre 2011

Par PRCF 38
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 15:51

Du traitement mediatico-politique de deux morts.

 

Vaclav Havel et Kim-Jong-Il sont morts le même jour. La manière dont sont traités ces deux décès en dit long sur l’idéologie dominante, ensemble des idées conformes aux intérêts de la classe dominante à savoir de la bourgeoisie, détentrice des grands moyens de production, d’échange et de communication. Idéologie dominante qui, au moyen des médias aux mains du capital et du gouvernement, exerce une hégémonie idéologique sur toute la société.

 

 Ainsi V. Havel est présenté comme un combattant de la liberté, une icône de la révolution de velours, un Européen convaincu, un démocrate exemplaire, un résistant au totalitarisme communiste.

 

Ainsi Kim-Jong-Il est il présenté comme un dictateur sanguinaire, un fauteur de guerre, un corrompu mégalomane, un paranoïaque dangereux.

 

Pourquoi ces traitements….contrastés, pour utiliser un euphémisme ?

 

Parce que l’un, Havel, était un grand bourgeois au service des intérêts de la bourgeoisie et l’autre, Kim, un homme luttant contre ces mêmes intérêts. L’un est un ami, l’autre un ennemi du capitalisme. L’un doit être encensé, quels que soient ses défauts, l’autre discrédité quelles que soient ses qualités ; l’un a droit à une hagiographie, l’autre à la calomnie. Et la machine à créer du consensus se met en marche : télés, radios, journaux (de droite ou de la fausse gauche pareillement), tous nous délivrent le même conte à endormir les consciences, à camoufler les vérités dérangeant l’ordre capitaliste établi.

 

Que devrait-on tirer comme conclusion de ce traitement médiatico-politique, idéologique, de ces deux morts ?

La vérité des faits est totalement niée. L’histoire de chacun, de chaque pays, ses traditions culturelles, sociales, ignorés : contre quoi et contre qui ces deux hommes ont-ils lutté ? Vous n’en saurez rien. Qui a appuyé leurs combats ? Vous n’en saurez rien. Quels furent les résultats concrets de leurs politiques ? Vous n’en saurez rien. Dans quel contexte économique, culturel, social ces deux acteurs de la politique internationale ont-ils agit ? Vous n’en saurez rien.

 

Ce que vous saurez c’est qu’il y avait un gentil, un cow-boy, blanc, anticommuniste et européiste, pro américain, - il a même approuvé la guerre en Irak - , et un méchant, un vilain Peau-Rouge, ou plutôt jaune, fourbe, qui face aux menaces pesant sur son pays a tenté comme de Gaulle de construire une dissuasion atomique qui ne menace personne et qu’étranglé économiquement, il a tenté de résister comme il le pouvait.

Certes il y aurait à dire sur l’éclatement antidémocratique de la Tchécoslovaquie sous le règne de V. Havel et sur l’entreprise actuelle qui consiste à interdire la Jeunesse communiste KSM et le PCBM : sans doute au nom de la « liberté universelle » ? quant au désintéressement de Havel, sachons seulement que la famille de cet homme, qui possédait de grands biens en Tchécoslovaquie avant la révolution de 1948, a retrouvé tous ses biens après la CONTRE-révolution de velours. Qui donc y a perdu sinon la classe ouvrière tchèque, redevenue valet d’armes des monopoles capitalistes allemands ?

 

Certes il y aurait à dire sur le socialisme coréen* dont nous ne partageons pas forcément toutes …….. en relation avec son histoire tragique, la pression militaire incroyable dont il est l’objet depuis 50 ans, et sa culture millénaire marquée par les traditions confucéennes. Rappelons pour le moins ceci : depuis cinquante ans, ce n’est pas la Corée du nord qui a stationné ses troupes surarmées, appuyées par des sous-marins atomiques, à proximité de Washington. C’est au contraire Washington qui stationne ses troupes en Corée du sud, qui – avec le soutien du régime capitaliste ultra-autoritaire et anti-ouvrier du Sud - , refuse toutes les tentatives de réunification (selon le principe « un Etat deux systèmes ») et qui aurait sûrement déjà fondu sur la Corée comme il a fondu sur l’Irak si les faucons de Washington ne redoutaient pas les réactions de la Chine et de la Russie…

 

Mais de cela pas un mot : la vérité n’intéresse pas ceux qui nous gouvernent, seuls les mensonges qui leurs permettent de continuer à gouverner et à s’enrichir comptent. Nous n’aurons droit, nous vulgaire populo,  qu’à un conte, une « storytelling » *   pour notre édification idéologique : rien qui ressemble à une analyse critique, sérieuse, complète, voire de classe pour les plus hardis ou inconscients des rapports de forces.

Bref si vous voulez savoir qui sont ces deux hommes éteignez vos télés, ne lisez ni « Le Monde », ni « Le Figaro », fermez « France Inter » ou « Europe1 » et lisez, tient pourquoi pas…. « Initiative Communiste » !

AM 19 décembre 2011.

 

* Car ils ont théorisé sur les bobars qu’ils nous font avaler : le storytelling est l’application de procédés narratifs dans la technique de communication pour renforcer l’adhésion du public au fond du discours. On le trouve parfois traduit en français par communication narrative. C’est une méthode en développement dans les domaines de la stratégie, du marketing et de la communication)

Par PRCF 38
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 18:08

FRONT DE GAUCHE : UNE ARRIERE GARDE COUPEE DES CLASSES POPULAIRES.

 

Lorsque 65% des ouvriers et 53% des employés sont hostiles à l’Euro et favorables au retour du Franc (comme ils ont raison !) et que, nous dit Brice Teinturier patron d’IPSOS qui a réalisé ce sondage, en revanche 82% des cadres et 69% des professions intermédiaires restent attachés à l’Euro, on est bien obligé en effet de se dire avec lui que « La fracture sociale est ici beaucoup plus forte que, par exemple, lors du référendum de Maastricht »...c’est dire !

 

Ce sondage est aussi intéressant parce qu’il montre des tendances et que celles-ci sont très encourageantes pour nous : la part de la population française qui souhaite un retour au Franc est en hausse de 36% : « Faut-il sacrifier l’Europe et l’Euro pour sortir de la crise ? La majorité des Français ne le pensent pas, mais ils sont de plus en plus nombreux à être tentés par cette solution ».

 

44% des Français pensent que l’Euro est un handicap pour faire face à la crise et pour l’économie en général alors que seuls 33% pensent qu’il est un « atout »....Ce différentiel de 11 points montre qu’il y a « incontestablement une fragilisation de l’Euro dans l’opinion française » nous dit en termes choisis B. Teinturier....en effet ! Et le fait que 62% des Français pensent que l’Euro est un handicap pour le pouvoir d’achat est, reconnaissons le, un bel encouragement pour nous et démontre notre lien avec les aspirations et les analyses populaires.

 

En revanche quel terrible constat pour le Front dit de Gauche ! 80% de ses partisans souhaitent le maintient dans l’Euro. Terrible constat sur la coupure entre les sympathisants du FG et les classes populaires, classe ouvrière en tête. Terrible constat que l’incapacité pour ce mouvement d’être le porte-parole, l’expression politique du vécu des classes populaires. Terrible constat de voir le F de G à l’arrière-garde des masses, et exprimant la boboïsation de ce mouvement : la petite-bourgeoise dirige le Front de Gauche dans le brouillard, sans repères idéologiques, sans perspective politique et contre la volonté populaire basée sur son expérience douloureuse de ce qu’est l’Union Européenne, la faucheuse des peuples, de leurs intérêts de classe et de leur souveraineté et l’Eldorado du très grand capital.

 

Terrible constat aussi : le F de G ouvre, par son impuissance et son aveuglement, du fait de sa rupture concrète et théorique avec la classe ouvrière et les couches populaires, un boulevard pour les fascistes du Front (anti)National à qui le F de G abandonne la lutte (en paroles!) contre l’UE et l’Euro, comme il abandonne aux mêmes la défense (en paroles !) de la nation, de la république et de la souveraineté populaire.

 

La responsabilité de cette gravissime et suicidaire désertion politique par le Front de Gauche pèsera lourdement sur la situation politique qui sortira des présidentielles.

 
  Quant aux vrais communistes ils doivent s'unir dans l'action contre l'Euro et l'EU de manière forte et visible pour indiquer aux masses populaires que le sortie "par la porte de gauche" de l'Europe capitaliste est souhaitable et possible. Le PRCF fera tout ce qu'il peut pour y parvenir.

 

AM 7 déc. 2011

Par PRCF 38
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 17:59


 GERMANOPHOBES ?

 

 

  

Nous, internationalistes et communistes, serions-nous subitement devenus« germanophobes » ?


Tous les médias stigmatisent ainsi ceux qui refusent l’Europe allemande, les diktats du gouvernement d’Angela Merkel, la nouvelle « Miss Mark » adulée par Sarkozy de Habsburg-Bocsa.  

Arnaud Montebourg, qui a eu le malheur de comparer la politique de la chancelière allemande à celle de Bismarck, a droit à un éditorial du « Monde » qui entonne la même chanson que Cohn-Bendit qui n’hésite pas à traiter le dirigeant socialiste de « Le Pen de gauche ». Même Mélenchon s’offusque de ce « dérapage »....  


Nous communistes, qui dénonçons avec force la soumission du pouvoir sarkozien, et au-delà de la grande bourgeoisie française, à l’impérialisme allemand, une habitude qui rappelle le « Hitler plutôt que le Front Populaire » ou la kollaboration de M. Renault avec la Wehrmacht et des Pétain et autres Laval avec le Reich nous sommes très à l’aise sur ce sujet.  


D’autant que cette tradition est une constante de l’histoire des couches privilégiées en France : déjà les aristocrates réfugiés à Koblenz combattaient les troupes de la Révolution française dans les armées des Hohenzollern de Prusse et des Habsburg d’Autriche. Quant à Adolphe Thiers, il écrivit à diverses reprises à Bismarck pour lui demander de l’aider militairement à écraser l’insurrection patriotique des Communards qui refusaient de rendre Paris et combattaient pour la « Sociale ».  


Cet amalgame entre anti-impérialisme et xénophobie est un grand classique : dénoncer l’impérialisme américain avec son cortège de guerre, d’assassinats, de misère, de dictatures est transformé en « anti-américanisme ».  


Nous assistons au même truc avec l’impérialisme allemand. Et cela de la part d’un pouvoir UMP qui bat tous les records en matière de xénophobie d’Etat quand il s’agit de stigmatiser nos compatriotes musulmans et de traquer les travailleurs immigrés !  


Pour nous qui nous nous réclamons de la pensée d’un Allemand nommé Karl Marx, c’est évidement assez cocasse d’être traité de germanophobes. Pour nous qui avons fait campagne contre le nazisme avant même sa prise de pouvoir en 1933 avec nos camarades allemands du KPD, c’est une insulte que nous ne tolérons pas. Nous qui avons lutté pour la libération d’Ernst Thaelmann, chef du Parti Communiste Allemand et des prisonniers politiques allemands du Reich, nous qui avons combattu côte à côte avec les anti-fascistes allemands dans les Brigades Internationales en Espagne, nous qui nous réclamons de Jean-Pierre Thimbaud, dirigeant communiste français qui, devant le peloton d’exécution, mourut en criant « vive le Parti Communiste Allemand ! » nous serions des germanophobes ? Nous qui, pour la plupart, avons dès 1990, apporté notre solidarité de classe politique et matérialistes aux milliers de communistes est-allemands persécutés par les chasseurs de sorcières, alors que les « germanophiles » actuels n’ont pas levé un doigt contre ces monstrueuses atteinte aux libertés qui suivirent la prétendue « réunification » capitaliste de l’Allemagne. 


Décidément, l’odieux le dispute ici au ridicule. 


Et qui dit cela ? Ceux qui ont vendu et qui vendent la patrie aux impérialismes plus puissants qui leurs permettent de préserver leurs profits ! C’est un comble ! « Pas vous et pas ça ! » comme disait Jaurès, qui lui fut traité par les mêmes d’« agent de l’Allemagne » parce qu’il s’opposa, à en mourir assassiné,  à la guerre entre les peuples allemand et français en 1914.


Nous, nous sommes patriotes et internationalistes et c’est avec nos frères de classe d’Allemagne que nous luttons contre les impérialismes français et allemand car il y va de l’intérêt de nos deux peuples.

 


 

G. Gastaud, secrétaire nationale du PRCF  

L. Landini, président du PRCF  

P. Pranchère, vice-président du PRCF  

J.P Hemmen, vice-président du PRCF  

D. Antonini, responsable du secteur International du PRCF  

A. Manessis, secrétaire national adjoint du PRCF


  5 Décembre 2011

Par PRCF 38 - Publié dans : Internationalisme
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 17:57

RUSSIE : les candidats se réclamant du communisme font un bond en avant.


La plus importante information donnée par les élections législatives en Russie c’est le score du Parti Communiste : 20% des voix.


20 ans après la démolition de l’URSS, malgré une propagande antisoviétique permanente et massive, malgré des pressions inconcevables contre les candidats communistes, frappés, menacés eux et leurs familles, licenciés...le PC de la Fédération de Russie passe de 11% en 2007 à 20% en 2011, et de 57 députés à 92 à la Douma. Dans certaines circonscriptions le PC parvient à des scores de 30%.


Des fraudes massives ont été dénoncées par le PC qui a déposé un recours et par plusieurs partis, autres que l’officiel « Russie Unie » de Poutine et Medvedev, et par des ONG russes : bourrages d’urnes, falsifications, dans plusieurs régions, le taux de participation aurait dépassé 100%, atteignant jusqu'à 146 %....Mais si ces manipulations ont déformé les résultats, la gifle au pouvoir est bien là : perte de 15%  de « Russie Unie ». Et encore soulignons que des partis fantoches de « Russie Unie » sont parvenus à drainer des voix en trompant les citoyens comme le PLDR, le FN local, inféodé à Poutine, qui fait 11%.


Ces résultats prouvent que la réalité politique est plus forte que les propagandes mensongères et malgré mille difficultés s’impose, que les contradictions du capitalisme restauré en Russie provoquent, là-bas comme ici, de tels dégâts sociaux que les peuples finissent toujours par relever la tête et par combattre.


Après 20 ans de contre-révolution beaucoup d’illusions sont tombées. Et tous les sondages prouvent que, expérience faite, les habitants de la Russie et des autres républiques issues de l’URSS regrettent MASSIVEMENT les acquis du socialisme et condamnent massivement les déprédations du capitalisme. Tout récemment d’ailleurs, le PC de Lituanie a fait lui aussi un véritable bond en avant. Partout, les travailleurs dressent le bilan globalement très négatif de la restauration capitaliste.


Certes il reste du chemin à parcourir mais ce renforcement spectaculaire des communistes est un encouragement formidable pour les luttes des travailleurs russes contre leur bourgeoisie au pouvoir au Kremlin. Et un encouragement pour tous les démocrates occidentaux à condamner la criminalisation honteuse du communisme qui sévit en Europe de l’école aux chaînes de télévision.


Et un encouragement pour tous ceux qui luttent dans le monde pour la renaissance communiste.  

   

   

  

AM 5 Déc. 2011

Par PRCF 38 - Publié dans : Internationalisme
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 17:53

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) :

Le MEDE«F» enterre la France.

Et si le peuple de France enterrait le MEDE«F» ?

 

Ou comment Madame PARISOT rivalise avec Frau MERKEL pour le titre envié de « Miss MARK » !

 

Pendant la Révolution française, les classes privilégiées ont trahi leur pays en s’alliant avec les rois d’Autriche, de Prusse et d’Angleterre pour mater la « populace ».

 

Lors de la Commune de Paris, Adolphe Thiers (au prénom prédestiné), qui présidait aux destinées du « parti de l’Ordre », a négocié ouvertement avec Bismarck pour obtenir les moyens militaires (la libération des prisonniers de guerre français) qu’il jugeait nécessaires pour écraser les ouvriers, patriotes ET internationalistes, de la Commune de Paris.

 

Dans les années trente du 20ème siècle, la grande bourgeoisie « française » s’exclamait « plutôt Hitler que le Front populaire ! » et, comme l’a montré l’historienne A. Lacroix-Riz, l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » (puis de la « Kollaboration ») avec Hitler. Alors que les ouvriers, les paysans et les intellectuels communistes (et non communistes) tombèrent par dizaines de milliers dans la lutte armée contre l’Occupant.

 

Aujourd’hui on retrouve les mêmes contre les mêmes : voici ce que proclame Frau PARISOT dans une tribune du Monde, intitulée Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe! :

 

"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe,fédéralisme européen, délégation de souveraineté. Elle offrirait enfin aux Européens un projet, une ambition, une fierté. Mais elle nous oblige à changer nos habitudes, àconférer une responsabilité politique plus grande aux institutions européennes, à considérer d'emblée à leur échelle européenne les questions sociales, et pas seulement budgétaires et fiscales. Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l'an I d'une véritable pratique de notre histoire fédérale." (sic).

 

Bien entendu, peu chaut à cette noble dame qui ravage nos acquis sociaux, nos emplois industriels et nos services publics, avec l’aide de son ami SARKOZY, que le peuple français ait dit non à la constitution européenne. Tous ces gens, - qui ne parlent de démocratie que pour trouver prétexte à envahir d’autres pays ou à cultiver l’anticommunisme et l’antisoviétisme à retardement - , se moquent éperdument de la France, de la République, du suffrage universel et autres vieilleries. Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, qu’ils ne risquent pas de trahir.

 

Déjà TRICHET avait inauguré son mandat à la tête de la BCE en déclarant, en anglais bien sûr : « I’m not a Frenchman ! » (« Je ne suis pas français ») ; déjà le BARON SEILLIÈRE, prédécesseur de la L. PARISOT à la tête du MEDEF, avait entamé son mandat à la tête de « Business-Europe », le syndicat du patronat européen, en déclarant devant Chirac : « Je ne vous parlerai plus désormais qu’en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ». Trahison de la langue française, trahison du pays, tout se tient… ! Les capitalistes appliquant à la lettre le slogan qu’on leur enseigne dans les Business-Schoolsde management : « ne pas s’attacher aux pays, ne pas s’attacher aux produits, ne pas s’attacher aux personnes »…S’attacher à une seule chose qui tient lieu de « sacré » à cette engeance : le taux de profit !

 

Il est donc de plus en plus inconcevable que toute une partie de la gauche, de la social-démocratie à la petite gauche dite « radicale », continue de bouder l’idée de souveraineté nationale tant le contenu de classe patronal de l’assassinat de la nation française est désormais patent. Pourtant, Lénine ou Georges Politzer nous ont dès longtemps appris la nécessité absolue de défendre le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », Jaurès déclarant que « la souveraineté politique est le socle de l’émancipation sociale » et Ho Chi Minh ajoutant que « il n’est pas de bien plus précieux que l’indépendance et la liberté ».

 

Plus que jamais, le PRCF appelle donc les militants du monde du travail à associer la défense des acquis massacrés par la « troïka » U.E./Sarkozy/MEDEF et la défense de leur pays. N’abandonnons pas ce combat patriotique, foncièrement ouvrier et anticapitaliste, à l’extrême droite raciste qui dévoie le beau nom de France pour écraser le mouvement ouvrier.

 

Plus que jamais, le PRCF invite aussi les républicains patriotes à se tourner vers le monde du travail, à perdre toute illusion sur la classe capitaliste, dont la représentante mandatée appelle ouvertement à cette énormité : DISSOUDRE la France et marcher sur le ventre du peuple français qui, le 29 mai 2005, a catégoriquement refusé la constitution européenne.

 

Le drapeau rouge et le drapeau tricolore sont nés tous deux, comme la Marseillaiseet l’Internationale, dans le feu des luttes révolutionnaires de notre pays. Le Front populaire antifasciste et la Résistance avaient su les associer pour le plus grand bien de notre pays. L’heure de cette alliance entre nos deux drapeaux, qui porta les grandes avancées du Conseil National de la Résistance, est manifestement revenue.

 

C’est d’autant plus vrai que, capitulant devant l’autre Miss Mark (A. Merkel),  Sarkozy annonce froidement un nouveau traité supranational non soumis à référendum qui annulerait la souveraineté budgétaire de la France, priverait de signification les élections à venir, et confirmerait la sinistre Banque de Francfort dans son rôle d’unique patronne de l’Europe.

 

Plus que jamais doit monter l’exigence d’un référendum permettant au peuple français de dire Non à l’euro et à l’Union européenne. Un référendum dont il faudra fermement appeler le peuple à défendre le résultat en rappelant aux gouvernants factieux accoutumés à violer les votes populaires qu’en démocratie « la souveraineté réside dans le peuple » et non dans les dirigeants félons qui, pour servir les marchés et faire allégeance aux maîtres berlinois de l’UE, s’assoient sur le suffrage universel.

 

Aujourd’hui il n’y a plus de milieu possible : servir la France ou servir le capitalisme, il va falloir choisir. Comme il va falloir choisir à gauche, entre servir le monde du travail, -  qu’attendent d’énormes coupes claires au nom du « salut de l’euro » -, et s’obstiner à rejeter la Nation de manière suicidaire. Comment ceux qui n’aiment pas leur pays pourraient-ils réellement aimer l’humanité ? Comme le disait Jaurès, - qui paya de sa vie son opposition à la guerre impérialiste - , un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.

 

Le temps de la trahison nationale est revenu. Celui de la Résistance patriotique et populaire aussi. Le PRCF appelle les forces communistes et progressistes à construire un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire ! (FRAPP)

 

Plus que jamais, pour que vive notre pays, ses conquêtes sociales, ses libertés démocratiques, « dégageons » ce régime malfaisant, cette classe capitaliste sans honneur qui change de patrie comme de tiroir-caisse, et cessons de cultiver le mensonge d’une « Europe sociale », d’un « euro mis au service des peuples », qui n’a plus d’autre fonction idéologique que de farder la nouvelle prison des peuples que constitue l’Euro-Diktature européenne dirigée par l’impérialisme allemand.

 

Plus que jamais, le PRCF appelle notre peuple à faire sienne l’appel clandestin lancé par Maurice Thorez et Jacques Duclos le 10 juillet 1940 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves » !

 

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Georges HAGE, député honoraire du Nord, président d’honneur du PRCF.

Léon LANDINI, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, grand Mutilé de guerre, médaille de la Résistance, Président du PRCF.

Jean-Pierre HEMMEN, réprimé pour avoir refusé de servir sous les ordres d’un ancien général de la Wehrmacht devenu commandant de l’OTAN, Fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du PRCF.

Georges GASTAUD, philosophe, fils de Résistant, , auteur de « Patriotisme et internationalisme » et de la « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France », secrétaire national du PRCF.

Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, auteur du « Choix de la défaite ».

Pierre PRANCHERE, ancien Franc-Tireur et Partisan Français, a. député communiste.

Par PRCF 38
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 17:52

SARKOZY-ATTILA REMONTE DANS LES SONDAGES.


http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/sarkozy_nicolas/images/nicolas_sarkozy/205375-1-fre-FR/nicolas_sarkozy_reference.jpg


Certes les sondages expriment et manipulent à la fois. Mais incontestablement Sarkozy connait un sursaut. Pourquoi ?

 Celui qui écrase le niveau de vie des ouvriers, des salariés, qui brise les acquis sociaux gagnés de haute lutte, qui se couche devant les diktats de l’impérialisme allemand, qui démolit consciencieusement les services publics  de la santé, de l’école, de l’université, des transports non seulement se maintient dans le jeu mais gagne des points.


Oui, pourquoi ?


Premier point son adversaire officiel, celui qui est représenté comme tel, le candidat socialiste n’offre aucune solution au peuple français : l’austérité de gauche à la place de l’austérité de droite. Comment mobiliser l’électorat populaire sur de telles bases ? Rien fondamentalement ne sépare les deux candidats. Du coup, mécaniquement, l’électorat de gauche se désengage, s’abstient.


Deuxième point. La propagande médiatique qui présente le Président sortant comme le capitaine expérimenté qui gère la crise ne se change pas en pleine tempête : ne négligeons pas l’effet d’un mensonge milli fois répété. Lorsque le Président des Etats-Unis s’invite à la télé aux côtés de son ami Nicolas pour saluer son énergie et son « leadership », on devine qui est le candidat du bloc impérialiste.


Troisième point. L’absence d’alternative réelle à la crise du capitalisme. La gauche de la gauche (le Front de Gauche) veut sauver l’Euro, qui est une des causes de l’austérité implacable qui s’abat sur le peuple, les candidats euro-trotskistes se vautrent dans le nihilisme national, les Verts sont européistes et réactionnaires. Le Front National avec sa démagogie sociale et nationaliste draine, pour mieux la stériliser, la colère populaire.


Alors oui, la remontée sondagière de Sarkozy, l’un des maîtres d’œuvre des malheurs de la nation, s’explique.


Ce n’est pas une raison pour ne pas rappeler à nos concitoyens la responsabilité qui est la sienne, et qui est immense, dans la situation qui est la leurre. Le Président des riches, l’homme du Fouquet’s, ne se transformera pas en « capitaine courageux » : il est celui qui détruira avec le plus d’entrain  ce qui reste de nos acquis et qui plongera avec le plus de détermination le peuple dans la misère, les plans d’austérité seront terribles après les élections.

 Il suit la feuille de route que lui ont fixée ses patrons du MEDEF par la voix de son idéologue, Denis Kessler : démolir pierre par pierre l’héritage et la philosophie du Conseil National de la Résistance.

 Il est celui qui déjà se couche devant une Allemagne impérialiste qui renoue avec ses démons et ses plans hégémoniques sur l’Europe.

 Il est celui qui détricote notre patrie et qui pour assurer au patronat une place au festin impérialiste multiplie les opérations guerrières et aventuristes à l’extérieur  (Afghanistan, Lybie, Côte d’Ivoire et demain Syrie et Iran).


L’austérité n’est pas une fatalité. On peut combattre la crise du capitalisme en combattant le capitalisme. Le peuple doit refuser cette fausse inéluctabilité : on doit faire payer la crise à ceux qui l’ont provoqué, on doit faire payer les riches ! Et on peut imposer la paix à condition de battre pour elle.


Pour cela il faut lutter car s’il est une leçon de l’histoire c’est bien celle-là : ce ne sont pas des élections qui font changer les choses mais la lutte des peuples.


C’est à ce combat pour l’avenir, pour l’avenir de nos enfants, pour l’avenir de notre France, celle des travailleurs, que le PRCF vous appelle. Unissons-nous! Unissons les républicains et les patriotes! Pour ces objectifs : sortir de l'euro et de l'UE, rompre avec le capitalisme, construire la République sociale et ouvrir la perspective du socialisme.


AM  5 Décembre 2011

Par PRCF 38
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 18:02

Solidarité avec les travailleurs de Grèce, le PAME et le KKE

 

Le peuple grec, les travailleurs et les jeunes, les syndicalistes du PAME et le Parti communiste de Grèce, depuis plus d'un an, disent NON aux mesures que veulent imposer les autorités gouvernementales grecques. Ils sont complètement opposés à ce que la classe bourgeoise en Grèce et son gouvernement, avec le soutien de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) attaquent le peuple pour le mener à la ruine dans les conditions de la crise  et augmentent les immenses profits du grand capital industriel et financier. 

Ils méritent notre entière solidarité. Leurs combats sont pour nous de précieuses expériences qui peuvent nous inspirer.

 

 

La Grèce est en soi un pays riche. Cependant la richesse est concentrée dans de moins en moins de mains alors que des mesures inacceptables sont prises  contre le monde du travail. Ce qui se passe en Grèce va s'étendre à l'Europe entière.

 

Aujourd'hui, dans toute l'Europe, se pose la question: qui doit payer pour la crise du capitalisme ?

 

Tous les partis bourgeois d'Europe, sociaux-démocrates, libéraux, sociaux-chrétiens, conservateurs et écologistes sont unanimes pour soutenir leurs collègues en Grèce et les mesures infâmes des instances européennes.

 

Les gouvernements européens et la Commission européenne sont en train d'intensifier les mesures contre le peuple: baisse généralisée des salaires, généralisation des emplois précaires, chasse aux sorcières contre tous ceux qui ont une allocation sociale…

 

En résumé, un pillage généralisé du monde du travail par le monde du capital.

 

En Grèce, les travailleurs, les jeunes, les gens ordinaires disent non. Ils construisent une résistance exemplaire pour le reste de l'Europe.

 

C'est notre devoir d'être solidaire.

Car chacun doit savoir : aujourd'hui, le peuple grec est attaqué, demain ce seront les peuples portugais, espagnol et italien et après-demain nous y passerons tous.

Nous sommes tous des Grecs !

Soutenez le combat pour empêcher de faire porter le poids de la crise aux travailleurs.
A bas le capitalisme. Pour une société socialiste!

Communist Party of Luxembourg (KPL)
New Communist Party of the Netherlands (NCPN)
Workers Party of Belgium (PTB/PVDA)
Algerian Party for Democracy and Socialism (PADS)
Communist Party of Bangladesh
Brazilian Communist Party
Communist Party of Britain
New Communist Party of Britain (NCPB)
Communist Party of Canada
Socialist Workers' Party of Croatia
Communist Party of Bohemia and Moravia (KCSM)
German Communist Party
Hungarian Communist Workers' Party
Communist Party of Ireland
Lebanese Communist Party
The Socialist People's Front, Lithuania
Communist Party of Malta
Communist Party of Mexico
Popular Socialist Party of Mexico
Palestinian People's Party
Peruvian Communist Party
Communist Party of the Russian Federation
Communist Party of Slovakia
Communist Party of the Peoples of Spain (PCPE)
South African Communist Party
Communist Party of Venezuela

Other organisations 

Pole of Communist Rebirth in France (PRCF) 


28 Novembre 2011
Par PRCF 38 - Publié dans : Internationalisme
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 18:14

GRENOBLE  ANTIFASCISTE !

Samedi le PRCF participait à un contre-rassemblement ce samedi 19 novembre pour la défense du droit à l’avortement, droit conquis de haute lutte par les femmes, pour le respect de la laïcité puisque les (8 !!....) intégristes anti- avortement manifestaient sur l’espace public, devant l’Hôpital de La Tronche.

A cet égard il est scandaleux que le Préfet autorise des manifestations religieuses sur l’espace public violant la loi qu’il est chargé de faire appliquer. Mobiliser ainsi des policiers qui auraient certainement mieux à faire, sans parler du coût d’un tel déploiement est irresponsable.

De telles provocations fascisto-intégristes troublent l’ordre public et auraient dues être interdites depuis longtemps. Mais il est vrai que les passerelles nombreuses et connues entre la droite et l’extrême-droite protègent ces groupuscules des foudres des représentants de la Sarkozie.

Il est également scandaleux que le Maire de Grenoble n’ait pas jugé utile d’élever une protestation sur ces deux sujets.

L’honneur de notre ville fut sauvée par les organisations présentes (Mouvement du Planning Familial, SUD-Solidaires, PRCF, PCF, AL, MRCF, NPA, ASEG-FSE,....).

Une poignée de nazillons fit une brève apparition tenue éloignés des quelques centaines de contre-manifestants par la police et ....le rapport de force.

 

http://consumerist.com/images/resources/2007/02/nazigarbage.jpg

Par PRCF 38 - Publié dans : prcf-38
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 17:11

Appel du 7 novembre 2011.

Solidarité avec le peuple grec en résistance, ou :

PROGRESSISTES, REFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES !


Il y a 2500 ans, les armées grecques emmenées par les hoplites de la toute jeune démocratie athénienne arrêtaient l’Empire perse en pleine expansion : c’était la bataille de Marathon (-490), bientôt suivie des victoires de Platée et de Salamine. Les citoyens grecs triomphaient alors du despotisme oriental en se rangeant derrière la fière devise : « mieux vaut mourir libres que vivre esclaves ! ». 


Dans le même temps, une immense révolution plébéienne secouait l’Attique, donnant naissance à la première grande démocratie de l’histoire, celle d’Athènes, sous la conduite de Solon, de Clisthène, puis de Périclès. La tragédie Les Perses d’Eschyle commémore cette grande avancée civilisatrice, qui venait couronner sur le terrain politique l’ainsi-dit « miracle » grec, lequel avait vu Thalès et d’autres penseurs récuser la mythologie traditionnelle, inventer la démonstration géométrique, jeter les bases philosophiques des sciences de la nature et de la médecine en refusant toute référence au surnaturel. Cette époque grandiose vit aussi la naissance du théâtre grec, alors profondément ancré dans la vie de la Cité.


Le moteur de ces bouleversements sans précédent fut le soulèvement des plébéiens de l’Attique, notamment de la petite paysannerie, contre l’esclavage pour dettes pratiqué par l’aristocratie des Eupatrides : c’est sur la condamnation radicale de cette pratique que s’est édifiée, dans les limites sociales et économiques qui étaient celles de cette époque, la toute nouvelle démocratie athénienne.


Aujourd’hui, alors que le 2500ème anniversaire de Marathon n’a donné lieu à aucune commémoration pan-européenne d’ampleur significative, l’U.E. écrase, humilie et asservit la République grecque, sommée de se vendre et de se rendre à 100% (privatisations tous azimuts, destruction de l’Etat régalien, armée comprise, refus de reconnaître le droit du peuple grec d’être consulté par référendum s’il en décide ainsi…). Les principaux auteurs de cet euro-diktat sont l’Allemagne capitaliste, - que son terrifiant passé balkanique devrait pourtant conduire à plus de retenue - , mais aussi le micro-Empereur vassalisé de l’Elysée. Derrière ces « diktateurs » d’apparat, on n’a aucune peine à discerner les vraies puissances qui les inspirent : les Banques et les sacro-saints « marchés financiers ». Cette étroite minorité d’oligarques entend bien rétablir de fait, avec l’appui du FMI et de l’OTAN, l’esclavage pour dettes à l’encontre de peuples entiers. Aujourd’hui ce sont la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui sont mises à la question, mais une fois passées les présidentielles, ce sera le tour du peuple français, dont Nicolas Sarkozy menace déjà de détruire la Sécurité sociale après avoir déstabilisé l’Education nationale, l’hôpital public, la Recherche publique et cet acquis social structurant le lien intergénérationnel que sont les retraites par répartition nées du C.N.R. et des combats de la Résistance.


Car à court terme, notre pays n’est pas moins visé que la République grecque : violant pour la seconde fois le Non du peuple français à la Constitution européenne (un Non déjà bafoué par la forfaiture qu’a constitué l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen), voilà que Sarkozy, - approuvé sur ce point par François Hollande - , met en place sans nous consulter un « gouvernement économique franco-allemand » ; voilà qu’il soumet désormais le budget français aux eurocrates de Bruxelles et Francfort, - c’est-à-dire en fait, aux experts de Mme Angela Merkel - ; voilà qu’il invite le ministre allemand des finances à siéger régulièrement, en qualité de mentor, au Conseil des ministres « français ». Où et quand le peuple français a-t-il donc décidé de dissoudre son Etat-nation séculaire pour que lui soient substituées la « Françallemagne » et la « Franceurope » que les financiers exigent à grands cris ? Hitler a-t-il donc gagné la guerre pour que l’impérialisme allemand, dopé par le phagocytage de l’ex-RDA et par l’annexion à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est (le prétendu « élargissement européen »), impose désormais ses vues à tout notre sous-continent avec l’aide de ceux qui, à Paris, réendossent indignement la livrée des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et des collaborateurs de Vichy ?


A condition de ne pas se laisser aveugler par l’intense propagande sur la « dette » (est-ce donc aux banques de faire mourir les peuples ou aux peuples de mettre au pas les « marchés » ?), à condition de refuser le décervelage qui fait passer la « construction européenne » ultra-patronale, germano- et américano-centrée pour la « fin de l’histoire », chacun peut constater que l’Empire européen qui fleurit sur les ruines des acquis sociaux et des souverainetés nationales, a bien plus à voir avec le despotisme et la démesure du « Grand Roi » Darius qu’avec la fière devise des vainqueurs de Marathon. En réalité, née de l’effacement des premières expériences socialistes de l’histoirela « construction européenne » porte en ses flancs un noir potentiel de destruction et de contre-révolution séculaire et millénaire. Ce ne sont plus seulement désormais les avancées sociales liées à la Révolution d’Octobre 1917, ni celles qui résultèrent de la défaite de Hitler à Stalingrad et à Berlin, que menace un système capitaliste en proie à la chasse effrénée au profit. Ce n’est plus seulement l’acquis civilisateur des Révolutions démocratiques bourgeoises des 17ème et 18ème siècles qui se trouve réduit à néant par ceux qui ricanent à la seule idée de consulter les peuples, de tenir compte de leurs éventuels refus, de soumettre aux parlements nationaux élus la politique budgétaire et monétaire des différents pays d’Europe. C’est désormais le code génétique de « l’Europe grecque », celui-là même qui s’est formé aux 6ème et 5ème siècles avant notre ère autour des notions d’humanisme, de raison et de citoyenneté, qui est attaqué de front par l’Empire européen piloté par Francfort, Wall Street, la City et le CAC 40.


Si pour finir la Grèce, son peuple fier, sa classe ouvrière et sa jeunesse combatives étaient mises au pas par l’UE avec l’active collaboration des proconsuls « grecs » de l’Empire, MM. Caramanlis et Papandréou, toutes les offensives antisociales, toutes les contre-réformes fascisantes feraient un bond en avant gigantesque sur tout le sous-continent européen. Déjà, les partis communistes sont interdits ou persécutés dans les ex-pays socialistes de l’est, déjà porter une chemisette ornée du Che est passible de deux ans de prison à Varsovie, déjà l’extrême droite nostalgique du Reich ou de Mussolini tient le haut de l’affiche (Hongrie, Italie, Flandre belge, Pays baltes…), quand elle ne participe pas directement au gouvernement de certains pays de la brunâtre Union européenne. Quelle sinistre revanche posthume pour tous ces empires qu’avaient su mettre à bas les peuples, de l’Empire perse d’avant-hier au barbare Troisième Reich d’hier!


C’est pourquoi les signataires de cet appel se déclarent pleinement solidaires de celles et de ceux qui, en Grèce, refusent de plier devant « l’union sacrée » de Papandréou-Caramanlis, laquelle vise à déposséder le peuple grec de sa souveraineté pour l’asservir aux maîtres du capital grec et étranger. L’Europe des luttes, celle qui ne se fait pas dans l’U.E. mais contre elle, combat déjà pour rendre aux peuples leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes, leur droit au progrès social et à la dignité nationale, leur droit à une coopération égalitaire dégagée du carcan de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’euro-mondialisation capitaliste (avec sa monnaie unique, son marché unique, son économie unique, sa politique unique, sa pensée unique, sans oublier sa langue unique, l’américain des affaires). Cette Europe des résistances n’a nul besoin de traité pour se lever contre ceux qui la nient jusque dans ses racines : elle doit prendre de l’ampleur en se solidarisant avec tous les peuples en lutte, et d’abord avec le peuple grec. Ce n’est pas l’esclavage des peuples pour dettes qu’il faut rétablir, c’est au contraire l’euro-esclavage de la dette qu’il faut abolir en taxant durement tous les usuriers du capital, qu’ils soient grecs, allemands ou français… Et ce n’est pas le funeste euro qu’il faut sauver à tout prix, c’est l’indépendance des peuples, c’est le service public, c’est le droit pour chaque peuple de produire chez lui sans devoir tout importer et tout délocaliser ; c’est le droit pour chaque peuple de développer sa culture et sa langue, non pour s’isoler, mais pour échanger à égalité avec les autres pays et les autres cultures du monde entier. C’est aussi le droit pour tous les peuples qui le souhaitent de rompre avec l’« économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, qui interdisent despotiquement de construire une société où les travailleurs, créateurs de toute richesse, seront au centre de la vie politique et économique. Et s’il faut pour cela rompre avec cette prison des peuples qu’est l’U.E., s’il faut pour cela en finir avec l’étouffante « monnaie unique », les peuples n’en mourront pas : c’est au contraire s’ils restent dans ces terribles machines à broyer les peuples, qu’ils « y resteront » et qu’ils « y passeront tous », de la Grèce de Thalès à la France du C.N.R., du Portugal de la Révolution des Œillets à la Pologne de Kosciusko et de Dombrowski en passant par l’Allemagne de Beethoven, de Bertolt Brecht et de Thomas Mann !


Non la devise de l’avenir ne peut pas être : « Euro-esclave, paie ta dette qui n’en augmentera pas moins sans cesse », comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans l’hémisphère Sud saigné par les banques du Nord, « et pour cela, accepte la servitude volontaire à perpétuité et trime de plus en plus durement, de plus en plus tardivement, de plus en plus indignement, en recevant toujours moins de salaire, de soins médicaux, d’éducation… et de respect » !


Comme le disait l’appel clandestin publié par Jacques Duclos et par Maurice Thorez en juillet 1940 à l’intention de notre peuple humilié, « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ». Comme le clame encore aujourd’hui le peuple cubain héritier d’Ernesto Guevara face au blocus de l’Empire U.S. : « la patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». Et comme le disaient hier nos Sans-Culotte, « liberté, égalité, fraternité ou la mort ! », ce qui revenait à traduire en français la sublime devise des hoplites de Marathon.


A la fois patriotique et internationaliste, la nouvelle bataille contre l’esclavage pour dettes vient de commencer à Athènes. Nous appelons les intellectuel(-le-)s attaché(-e-)s aux Lumières, les militant(-e-)s fidèles aux valeurs progressistes des grandes révolutions du passé, à se solidariser avec le peuple grec en résistance, à réfuter les euro-mensonges des médias, en un mot, à refuser à la fois le « droit » pour les grands Etats prédateurs d’asservir des pays plus faibles et le « devoir » pour les peuples de vivre esclaves au nom du Dieu Euro. 


Faisons revivre l’esprit de révolte contre l’indignité de l’esclavage pour dettes, qui permit au peuple athénien d’hier, et qui permettra demain aux peuples grec, français, italien, espagnol, portugais, allemand, etc., de balayer tous les despotismes, fussent-ils cachés derrière les mots usurpés d’« Europe », de « liberté » et de « démocratie » !


PREMIERS SIGNATAIRES :

 

Georges Gastaud, philosophe (62) ; Pauline Antonini, étudiante de l’Ecole des Chartes (75) ; Gilles Bachelier, juriste, officier de l’ordre national du mérite ;Jean-Pierre Combes, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, médecin (59) ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques (44) ; Jean-François Dejours (62), philosophe, syndicaliste ; Bruno Drweski, historien, Barbara Y. Flamand, écrivain (Belgique), Vincent Flament, latiniste, militant internationaliste (59) ; Marie-France Fovet, militante internationaliste, professeur de philosophie retraitée (22) ; Benoît Foucambert (81), Marc-Olivier Gavois(13), agrégés d’histoire ; Georges Hage, m. honoraire du parlement français (59) ; Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur d’université émérite (78) ; Léon Landini, a. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre (92) ; Angeles Maestro, médecin, a. députée « rouge » au parlement espagnol ; Antoine Manessis, chargé de cours à l’université de Grenoble (38), Annette Mateu, documentaliste retraitée, Pierre-Alain Millet, élu municipal, enseignant informatique (69), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff,universitaire ; Gaston Pellet, militant de la résistance linguistique au Business Globish ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF, a. député de la nation, a. député européen (19) ; Jean-Luc Pujo, animateur des Clubs Penser la France (75) ; Françoise Roucheray, professeur agrégé d’anglais en CPGE, 59 ;Nathalie Sage-Pranchère, archiviste-paléographe, historienne (75) ; Jany Sanfelieu, helléniste (89) ; Daniel Serrano, militant républicain espagnol (75) ; Jean-Pierre Sinkiewicz, professeur de physique, syndicaliste ; Stéphane Sirot, historien (59) ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, ancien éditeur principal de l’Estado de Sao Paulo Yves Vargas, philosophe (93) ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire, syndicaliste (62) ;Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ;

Par PRCF 38
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