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Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Vendredi 30 juin 2006
Barbarie
publié le jeudi 29 juin 2006 sur le site de l'association France Palestine Solidarité :  http://www.france-palestine.org/article4069.html

Françoise Leblon
 
Un Etat surpuissant viole toutes les lois internationales, commet quotidiennement des crimes de guerre, se venge d’une résistance palestinienne qui refuse de plier.

Imaginez que des soldats israéliens entrent avec armes, chars et véhicules blindés dans Jéricho, territoire autonome de pleine souveraineté palestinienne, prennent d’assaut et détruisent une prison de l’Autorité palestinienne tuent plusieurs personnes et enlèvent des prisonniers palestiniens sous responsabilité et protection américano-britannique.

Impossible : Israël est un Etat de droit, la seule démocratie du Proche-Orient. Et d’ailleurs la communauté internationale aurait tout fait pour obtenir la restitution des prisonniers !

Imaginez que l’armée israélienne envoie en un mois plusieurs milliers d’obus dans la bande de Gaza “dégagée“ de la présence des colons ( et sous totale souveraineté palestinienne) par terre, mer, air. Tuant des civils dont de nombreux enfants enfermés dans un territoire clos et cadenassé de toutes parts par cette même armée, en blessant plus encore. Au prétexte de poursuivre et éliminer, sans le moindre simulacre de jugement, des personnes qu’elle désignerait sous l’appellation de “dangereux terroristes“ et dans le but de faire cesser les tirs de Qassams, ridicules pétoires au regard des missiles et autres drones israéliens.

Impossible : Israël est un Etat de droit, la seule démocratie du Moyen-Orient. Et d’ailleurs la communauté internationale, à commencer par la France et le secrétaire général de l’ONU, sourcilleux du respect du droit international et de la 4ème Convention de Genève, auraient exigé - et obtenu - des sanctions immédiates, appliquées avec fermeté contre l’Etat coupable d’un tel crime de guerre !

Imaginez qu’une nuit l’armée israélienne entre dans Ramallah, ville de pleine souveraineté palestinienne, que des soldats israéliens déguisés en Palestiniens assassinent un jeune homme, membre de l’Autorité palestinienne.

Impossible : Israël est un pays civilisé, respectueux du droit, la seule démocratie du Moyen-Orient. Et d’ailleurs la communauté internationale aurait immédiatement condamné un tel acte contraire à toutes les règles du droit international.

Imaginez à Naplouse, Tulkarem, Jenine, Hébron... Tous les jours des destructions, des arrestations, des morts...

Maintenant faites un effort encore plus grand. Imaginez l’inimaginable :

Imaginez que des Palestiniens des Comités de la Résistance populaire palestinienne de la bande de Gaza soient parvenus à creuser un tunnel leur permettant de passer sous la clôture érigée par l’Etat israélien et d’attaquer une position militaire israélienne destinée à les maintenir enfermés, à les punir et le cas échéant à tuer ceux qui s’approcheraient de la clôture.

Imaginez qu’ils parviennent à enlever et faire prisonnier l’un des soldats, “franco-israélien“ de surcroît ! Et n’allez surtout pas penser qu’il s ‘agirait d’un acte de résistance...

Imaginez qu’à la suite de ce raid audacieux l’Etat israélien masse des milliers de militaires, des véhicules, des tanks, des bulldozers, des F16...tous équipés des armements les plus perfectionnés. Que cette armée envahisse et pilonne la minuscule bande de Gaza surpeuplée, pour récupérer son soldat, refusant de négocier un échange de prisonniers : un soldat “franco-israélien“ contre 100 femmes et 300 enfants détenus illégalement en Israël.

Imaginez que , toujours à la suite de ce raid, l’Etat israélien se livre pendant la nuit, en Cisjordanie, à une énorme rafle, enlevant 8 ministres du gouvernement palestinien légitime, 20 élus du Conseil législatif palestinien légitime, et un grand nombre d’autres élus palestiniens légitimes.

Impossible ! Israël, pays civilisé, épris de paix et de justice, la seule démocratie du Moyen-Orient ne ferait courir aucun risque à son soldat, et ne tirerait pas à l’aveuglette sur une population civile - parmi laquelle de très nombreux enfants -, n’arrêterait pas ces représentants légitimes d’un peuple avec lequel il prétend vouloir parvenir à la paix, pour déloger quelques terroristes tout « assoiffés de sang » qu’ils soient .

Et d’ailleurs est-ce que la France tolèrerait qu’un de ses enfants* soit volontaire pour aller tuer des Palestiniens ? - car un soldat en armes ne peut être innocent : ce n’est pas pour aller cueillir des fleurs qu’il est posté avec son char à la lisière de la bande de Gaza ! - Est-ce que la communauté internationale, l’ONU et son Conseil de Sécurité laisseraient se développer pareille folie sans intervenir énergiquement ? est-ce que la France n’interviendrait pas pour éviter un carnage et sauver son ressortissant ?

Hélas , il n’y a rien à imaginer. Tous ces évènements ne sont que la triste réalité du Proche-Orient, et les réactions de la communauté internationale et de la France n’ont jamais eu lieu. Un Etat surpuissant viole toutes les lois internationales, commet quotidiennement des crimes de guerre, se venge d’une résistance palestinienne qui refuse de plier - et réussit quelques actes militaires - sur l’ensemble d’une population qui n’en peut plus de violences, de privations, de punitions, de l’indifférence internationale qui autorise tout à l’occupant et qui va même jusqu’à le soutenir en établissant un boycott contre le peuple martyrisé - mais encore debout - . Jusqu’à quand ?

Et jusqu’à quand la France que les Palestiniens aiment tant assistera-t-elle passivement à l’agonie de ce peuple dont le tort est de vivre sur une terre que l’Etat israélien veut pour lui et pour lui seul ?

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Mercredi 31 mai 2006

Colombie 2006 : Stop Uribe ! Stop les Etats-Unis!


Nous avons eu l'occasion d'assister récemment à un entretien avec un membre
de la Commission internationale des FARC (Forces armées révolutionnaires de
Colombie).
Nous en avons profité pour lui poser des questions sur la Colombie, pays
d'Amérique latine, dans lequel le premier tour des élections présidentielles
se déroulent le 28 mai.





Jean Pestieau

www.ptb.be

25 mai 2006





INTRODUCTION

Trois candidats principaux s'affrontent le 28 mai :
-          le président actuel Álvaro Uribe Vélez, fasciste, pro-US et
pro-paramilitaire, qui est crédité de plus de 50% des intentions de vote

-          Horacio Serpa (Parti libéral) qui est un représentant de la
bourgeoisie  classique colombienne

-          Carlos Gavira (Pôle Démocratique Alternatif) qui veut une
Colombie indépendante des Etats-Unis et qui représente l'espoir d'un
changement en faveur du peuple.

En Colombie règne la terreur contre les défenseurs de la souveraineté
nationale, de la démocratie et du progrès social. Le déroulement des
élections est en général entaché de sérieuses fraudes, meurtres, fraude,
répression.

Voici le type de menaces de mort que diffusent des partisans d'Uribe en
cette fin de mai (avec liste des cibles à abattre):

"Nous resterons aux côtés du Président Uribe aussi longtemps qu'il le jugera
nécessaire et affirmons clairement que notre démobilisation réelle ne se
fera  que lorsque nous aurons exterminé jusqu'au dernier fils de pute
révolutionnaire des FARC et de l'ELN ainsi que tous leurs serviteurs
camouflés de la vie civile, un par un. Tous ceux qui toute la vie ont menti
à ce pays avec le plan de faire de cette belle patrie un autre Cuba
rétrograde. Nous nous déclarons en guerre ouverte, totale et frontale contre
toute cette bande de rebelles, contre tous ceux qui n'acceptent pas la
légitimité du Président Alvaro Uribe Veléz.Vous êtes notre prochain objectif
militaire".



La Colombie compte plus de 40 millions d'habitants. Un pays plus de deux
fois plus grands que la France, avec de grandes richesses naturelles . Les
classes au pouvoir exercent une violence inouïe sur la population (record
mondial d'assassinats de syndicalistes, de défenseurs des droits de l'homme,
de politiciens au service du peuple, etc.). Elles ne trouvent certainement
pas un appui fiable parmi les travailleurs et les paysans mais bien auprès
des Etats-Unis et des multinationales qu'elles servent très bien.

C'est dans ce contexte que voici plus de 40 ans les FARC ont vu le jour.
Elles se sont fixées pour but de protéger le peuple de la violence de l'Etat
existant et de libérer la Colombie des Etats-Unis et du joug des
réactionnaires.

INTERVIEW
Les élections présidentielles approchent en Colombie, pensez-vous que Álvaro
Uribe sera réélu ?

Nous espérons, pour le bien de la Colombie et de l'Amérique latine, qu'il
n'en sera pas ainsi et nous ouvrons en ce sens. Álvaro Uribe fait de la
guerre contre la population colombienne l'axe central de sa  politique de
gouvernement. Uribe incarne un projet fasciste, qui ne profite qu'aux
secteurs qu'il représente au sein de la Colombie, mais aussi en tant que
représentant principal des intérêts des États-Unis dans la région. Cela est
démontré d'une part par les bénéfices exorbitants du secteur bancaire et
spéculatif, en comparaison de l'augmentation de la pauvreté, données qui ont
été communiquées dans le dernier rapport présenté par la Banque Mondiale,
dans lequel la Colombie apparaît comme un des pays les moins équitables du
continent. À la fin des années 1990, 40% de la population vivait en dessous
du seuil de pauvreté ; aujourd'hui, quelques années plus tard, 65% des
Colombiens connaissent ce drame. Par opposition à cette situation, les
dépenses militaires ont augmenté de manière exponentielle au détriment des
investissements sociaux, ce qui, assurément, nous éloigne de plus en plus de
la Paix.

Et quels sont les secteurs que Álvaro Uribe représente en Colombie ?

Les plus réactionnaires, l'extrême droite, la mafia, et évidemment les
intérêts des États-Unis. Bien qu'il appartienne socialement aux secteurs
liés aux grands propriétaires terriens et aux grands éleveurs, Álvaro Uribe
représente également les intérêts du capital transnational et financier,
comme l'a démontré la cession au capital privé international des entreprises
les plus rentables du pays. Il est évident que le processus de privatisation
en Colombie avait commencé avant, comme dans toute l'Amérique latine, mais
la résistance qu'il avait rencontrée auprès des travailleurs l'avait rendu
difficile. Uribe Vélez a été porté à la présidence avec, entre autres, pour
mission de poursuivre ce processus de néolibéralisation de l'économie par la
violence, et c'est ce qu'il a fait. Mais surtout, en Colombie, Uribe Vélez
représente le capital mafieux des grands narcotrafiquants et des
paramilitaires.

La Mafia ?

Oui, depuis le milieu des années 1980, Uribe Vélez a été dénoncé comme ayant
des liens avec le trafic de la drogue. Lorsqu'il dirigeait l'entité chargée
du contrôle du trafic aérien en Colombie (l'aviation civile), il a profité
de ce poste pour favoriser les activités illicites des narcotrafiquants en
délivrant des licences de vol à tous leurs transporteurs aériens; ensuite,
en sa qualité de Maire de Medellín, il a dirigé un programme de logements
financé par le narcotrafiquant bien connu Pablo Escobar, intitulé "Medellín
sans taudis" ; plus tard, en tant que Gouverneur, il a créé les Coopératives
Convivir, qui ont été la première tentative d'institutionnaliser les bandes
paramilitaires. Récemment, la DEA (Drug Enforcement Administration - Agence
US de répression de la drogue)  a déclassifié (rendu public) un document
dans lequel Uribe est catalogué comme l'un des 100 narcotrafiquants les plus
importants de la planète. Sous l'actuel gouvernement, il a entrepris de
légaliser les capitaux des plus grands narcotrafiquants, grâce à
l'institutionnalisation des groupes paramilitaires ou escadrons de la mort,
en leur garantissant, au passage, l'impunité absolue pour tous leurs crimes.

Vous avez dit précédemment que Uribe représente les intérêts des États-Unis
dans la région ?

Oui. Uribe, le gouvernement qu'il dirige et l'appareil de l'État qu'il
représente sont le fer de lance des États-Unis contre les processus de
démocratisation, d'indépendance et de développement que connaît l'Amérique
latine, en particulier contre la révolution bolivarienne du Venezuela. La
preuve en est dans les incidents répétés entre la Colombie et le Venezuela.
À la fin de 2004, plusieurs paramilitaires colombiens, parmi lesquels se
trouvaient des militaires d'active, ont été capturés au Venezuela, alors
qu'ils préparaient l'assassinat de Chávez et d'autres dirigeants de la
révolution vénézuélienne.

Uribe a pour mission d'empêcher le développement des processus de
démocratisation en Amérique latine et surtout le développement de son unité.
Récemment, en signant un traité de libre échange avec les États-Unis, il a
brisé la Communauté andine des Nations, processus engagé depuis 1969. Uribe
agit dans les intérêts des États-Unis et est un véritable instrument de
conspiration contre l'unité des processus démocratiques et de transformation
en Amérique latine.

Que proposent les FARC à la Colombie ?

Dans l'immédiat, une solution politique - par le dialogue - au conflit armé
qui dure depuis plus de 50 ans déjà et qui met aux prises le peuple et le
pouvoir. La mise en place, grâce à un accord national avec tous les secteurs
politiques et sociaux, d'un gouvernement pluraliste dans lequel soient
représentés les différents courants de la pensée politique nationale et qui
se donnent comme mission, la réconciliation et la reconstruction du pays. Il
faut mener à bien une réforme politique qui rétablisse des espaces de
participation démocratique, il faut démanteler l'appareil répressif et
criminel de l'État, il est nécessaire de réaliser, avec la plus grande
participation possible, des réformes de type social et économique qui enlève
toute raison d'être au soulèvement armé.

Revenons aux élections. Les FARC s'opposent-elles à la réélection de Uribe ?

Bien sûr, parce que Uribe représente la guerre, le fascisme, la corruption,
l'abandon de la souveraineté nationale, le sabotage des processus
d'intégration de l'Amérique latine. Les FARC veulent la paix, la démocratie,
l'indépendance, l'unité des peuples latino-américains. Nous sommes contre la
réélection de Uribe.

Soutiennent-elles un candidat aux prochaines élections ?

Tous les candidats à l'exception de Uribe Vélez se sont déclarés en faveur
de la paix, pour une solution négociée au conflit armé et en faveur d'un
échange de prisonniers entre les parties en guerre. Le secrétariat des FARC
a appelé les Colombiens à voter en conscience pour celui qu'ils croient
capable de répondre au mieux à ces attentes. Par principe, au sein des FARC,
nous ne sommes pas opposés à la lutte électorale, nous analysons quand elle
est possible et quand elle ne l'est pas, ce qui est différent. La politique
des FARC, c'est la combinaison de toutes
les formes de lutte.



(L'interview complète de 3.800 mots, en espagnol,  peut être consultée sur
www.wpb.be)

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Mardi 30 mai 2006

Manifestation unitaire pour la 3ème République en Espagne

 

Le 13 mai 2006, 5000 manifestants ont réclamé de nouveau Une République à Valence avec la participation de plusieurs organisations entre lesquels les militants du Parti communiste des peuples d’Espagne (PCPE).

 

 

 

 

 

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Dimanche 14 mai 2006
YOUGOSLAVIE: INFO ou INTOX ?
.....................................................
1. « La guerre a-t-elle commencé en 1991 avec les sécessions slovène et croate ? » FAUX
En 1979, le BND (CIA allemande) envoie à Zagreb une équipe d’agents secrets. Mission : soutenir Franjo Tudjman, raciste qui propage activement la haine ethnique et prône l’éclatement de la Yougoslavie. L’Allemagne soutient et finance ce Le Pen croate, et lui enverra des armes avant la guerre.
        Dans quel but ? Berlin n’a jamais admis l’existence de l’Etat unitaire yougoslave qui lui avait courageusement résisté dans les deux guerres mondiales. En brisant à nouveau la Yougoslavie en mini – Etats, faciles à soumettre, l’Allemagne cherche à contrôler les Balkans. Une zone économique à annexer pour y délocaliser, exporter ses produits et dominer le marché. Et une route stratégique vers le Moyen-Orient, le Caucase, le pétrole et le gaz. En 1992, le ministre bavarois de l’Intérieur déclare : « Helmut Kohl réussit ce que ni l’empereur Guillaume, ni Hitler n’ont obtenu. » (voir les cartes parallèles « La Yougoslavie en 1941 – en 1991, Poker menteur, p. 68-69)
 
2. « L’Allemagne a-t-elle délibérément provoqué la guerre civile ? » VRAI
 
 Au début du sommet de Maestricht, en 1991, le chancelier allemand Kohl est le seul à vouloir faire éclater la Yougoslavie et à reconnaître précipitamment les «indépendances» de la Slovénie et de la Croatie, au mépris du droit international et de la Constitution yougoslave. Mais la montée de la puissance allemande imposera cette folie à tous ses partenaires. Paris et Londres s’alignent.
        Selon l’Observer londonien : «Le premier ministre Major a payé très cher en soutenant la politique yougoslave de l’Allemagne dont tous les observateurs disent qu’elle a précipité la guerre.» En effet, tous les experts avaient averti que cette «reconnaissance» provoquerait une guerre civile. Pourquoi ? 1. Quasi toutes les républiques de la Yougoslavie mélangeaient diverses nationalités. Partager les territoires était aussi absurde que diviser Paris ou Londres en arrondissements ethniquement purs. 2. En favorisant le néofasciste croate Tudjman et le nationaliste musulman Izetbegovic (collabo d’Hitler dans sa jeunesse), on était certain de provoquer la panique chez les importantes minorités serbes vivant en Croatie et en Bosnie depuis des siècles. Chaque famille serbe avait perdu au moins un membre dans le terrible génocide commis par les fascistes croates et musulmans, agents de l’Allemagne en 41-45.
Seule la Yougoslavie de Tito avait pu ramener la paix, l’égalité, la coexistence. Mais Berlin, puis Washington voulaient absolument briser ce pays «trop à gauche» (voir question 4).
 
3. « Les Etats-Unis sont-ils vraiment restés «passifs et désintéressés» dans cette guerre ? » FAUX

 
Lord Owen, envoyé spécial de l’Union Européenne en Bosnie, et donc observateur très bien placé, a écrit dans ses Mémoires : «Je respecte beaucoup les Etats-Unis. Mais, durant ces dernières années (92-95), la diplomatie de ce pays est coupable d’avoir prolongé inutilement la guerre en Bosnie
        Que vise-t-il ? Les Allemands étant occupés à prendre le contrôle de la Slovénie, de la Croatie et bientôt de la Bosnie, Washington a alors fait pression sur Izetbegovic, le dirigeant nationaliste musuman de Sarajevo: «Ne signez aucun accord de paix proposé par les Européens. Nous vous ferons gagner la guerre sur le terrain.» Washington a donc prolongé de deux ans les terribles souffrances infligées à toutes les populations de Bosnie.
        Pour quels motifs ? 1. Evincer Berlin de ses positions acquises dans la région stratégique des Balkans. 2. Diviser et affaiblir l’Union Européenne. 3. Instaurer l’Otan comme gendarme du continent européen. 4. Oter à la Russie tout accès à la Méditerranée. 5. Imposer son leadership politique et militaire pour les autres guerres en préparation.
        Car la guerre contre la Yougoslavie était aussi, en même temps, une guerre non déclarée contre l’Europe. Après la chute du Mur, les stratèges US voulaient à tout prix empêcher l’émergence d’une superpuissance européenne. Tout a donc été fait pour l’affaiblir politiquement et militairement.
 
4. « Banque Mondiale et FMI ont-ils participé à l’éclatement du pays ? » VRAI
   En décembre 89, le FMI impose des conditions draconiennes à la Yougoslavie dont le premier ministre libéral Markovic a quémandé l’aide de George Bush père. «L’aide» visera en réalité à déstabiliser et mettre en faillite les grandes entreprises d’Etat. La Banque Mondiale démantèle le système bancaire, fait licencier 525.000 travailleurs en un an, puis réclame la suppression de deux emplois sur trois. Le niveau de vie chute dramatiquement.
        Ces diktats et la montée des grèves solidaires dans toutes les républiques exacerbent les contradictions entre les dirigeants des diverses républiques auxquels Belgrade ne peut plus verser de fonds. Pour s’en sortir, ces dirigeants recourront à la tactique de la division et à la surenchère dans la haine nationaliste. Cette guerre a été allumée de l’extérieur. Comme bien d’autres.
        La guerre contre la Yougoslavie fut une guerre de la globalisation. Toutes les grandes puissances occidentales cherchaient à liquider le système économique trop à gauche de la Yougoslavie : fort secteur public, droits sociaux importants, résistance aux multinationales... La vraie raison des diverses guerres contre la Yougoslavie, elle tenait dans ce reproche (cette menace ?) du Washington Post : «Milosevic n’a pas réussi à comprendre le message politique de la chute du Mur de Berlin. D’autres politiciens communistes ont accepté le modèle occidental, mais Milosevic a été dans l’autre direction.» (4 août 96).
 
5. « Les médias ont-ils présenté une image trompeuse de Tudjman et Izetbegovic, «nos amis» ? » VRAI
  Les dirigeants hyper-nationalistes croates et musulmans ont été présentés comme de pures victimes, de grands démocrates antiracistes. Pourtant, aussi bien leur passé que leur présent auraient dû mettre en garde :
        Franjo Tudjman avait déclaré en prenant le pouvoir : «Je suis heureux que ma femme ne soit ni juive, ni serbe.» Il s’empressa de débaptiser les rues portant le nom de partisans antifascistes, rétablit la monnaie et le drapeau du régime fasciste génocidaire, et modifia la Constitution pour commencer la chasse aux Serbes.
        Izetbegovic fit campagne électorale en republiant en 1990 sa «Déclaration islamique» : «Il n’y a pas de paix, ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques.» Il mit en place un régime corrompu et maffieux basé notamment sur un lucratif marché noir et le détournement de l’aide internationale. Il fit appel, avec la bénédiction de Washington, à des mercenaires islamistes, notamment d’Al Qaida.
        Une fois la guerre commencée, des crimes graves ont été commis par les trois camps, mais en cachant ces antécédents, on rendait la situation incompréhensible.
 
6. « Les médias ont-ils caché des données essentielles de l’histoire et de la géographie de la Bosnie ? » VRAI
 On nous a fait croire que les Serbes étaient des agresseurs, envahissant la Bosnie de l’extérieur. En réalité, trois nationalités vivaient en Bosnie depuis très longtemps : les Musulmans (43%), les Serbes (31%), les Croates (17%). Sans oublier 7% de «Yougoslaves» nés de mariages mixtes ou préférant dépasser les appartenances étroites.
        Partager la Bosnie entre les nationalités, comme l’Union Européenne a tenu à l’imposer, était absurde et dangereux. Car les diverses populations étaient complètement mélangées : les Musulmans habitant surtout les villes tandis que Serbes et Croates étaient surtout paysans et dispersés dans toutes les sous-régions. La Bosnie ne pouvait être divisée sans guerre civile.
        En fait, les populations serbes de Bosnie ne se battaient pas pour envahir les territoires «des autres», mais pour conserver leurs terres ou pour établir des couloirs de communication entre elles. Une situation absurde et sanglante, avec tous les dérapages d’une guerre civile, mais cette guerre civile fut provoquée par les grandes puissances (voir question 4).
 
7. « Le schéma «Serbes agresseurs, Croates et Musulmans victimes» était-il correct ? » FAUX
 
 Commandant des forces de l’ONU en Bosnie de juillet 1993 à janvier 1994, le général belge Briquemont était bien placé pour dire : «La désinformation est totale (...) La télévision a besoin d’un bouc émissaire. Pour l’instant, il y a une unanimité totale pour condamner les Serbes, et cela ne facilite pas la recherche d’une solution. Je ne pense pas que l’on puisse envisager le problème de l’ex-Yougoslavie et de la Bosnie-Herzégovine uniquement sous l’angle anti-serbe. C’est beaucoup plus compliqué que cela. Un jour, en pleine guerre croato-musulmane, nous avons donné des informations sur des massacres commis par l’armée croate. Un journaliste américain m’a dit : «Si vous donnez ce type d’informations, les télespectateurs américains n’y comprendront plus rien»
        Il n’est pas question de nier les crimes commis par des forces serbes. L’idéologie qu’on trouve dans les textes du dirigeant serbe bosniaque Karadzic est d’extrême droite. Mais en réalité, c’est de tous les côtés qu’après l’éclatement de la Yougoslavie, certaines forces politiques et maffieuses ont utilisé les méthodes de guerre pour s’accaparer territoires et richesses. Dans les trois camps - croate, musulman et serbe - des milices ont commis des crimes graves. Au détriment de toutes les populations. Ainsi, en août 94, le dirigeant nationaliste musulman de Sarajevo, Izetbegovic, a attaqué la région... musulmane de Bihac, dirigée par Fikret Abdic qui s’était distancié de lui et souhaitait vivre en bonne entente avec ses voisins serbes et croates. Dans cette offensive, Izetbegovic fut aidé par six généraux US.
        Passer sous silence les crimes de «nos amis», mais diaboliser quiconque nous résiste est un classique de la propagande de guerre. De nombreux médiamensonges ont été carrément fabriqués par une agence US de «public relations», Ruder Finn. Collègue de la célèbre Hill & Knowlton qui inventa le médiamensonge des couveuses «volées» par les Irakiens.
 
8. « La Serbie mettait-elle en oeuvre un programme de nettoyage ethnique ? » FAUX
 

   Si on croit que le nettoyage ethnique était vraiment le programme du «dictateur Milosevic», il faut admettre que son efficacité a été lamentable. Puisque, tout au long des ces années et jusqu’à aujourd’hui, un habitant sur cinq de la Serbie n’était et n’est pas serbe. A Belgrade, vivent encore toujours, et sans problèmes, de nombreuses minorités : Musulmans, Roms, Albanais, Macédoniens, Turcs, Hongrois, Gorans...
        En réalité, contrairement à l’image qu’en a donné la presse, la Serbie est aujourd’hui le seul Etat, avec la Macédoine, resté «multinational» de l’ex-Yougoslavie. Par contre, tous les protégés de l’Otan - Croatie, Bosnie et Kosovo - ont pratiqué, eux, une purification ethnique quasi totale.
        Milosevic désapprouvait les excès commis par les milices serbes en Bosnie. Sa femme a fait contre eux plusieurs déclarations virulentes. Un embargo a même été appliqué par la Serbie contre Karadzic. Certes, une partie de l’opinion serbe a basculé dans le nationalisme raciste. Mais c’est précisément la responsabilité de l’Allemagne et des grandes puissances d’avoir plongé le pays dans la guerre civile et donc dans la haine.
 
9. « Les médias ont-ils correctement informé sur Srebrenica ? » FAUX
Premier élément. Même s’il s’agit de condamner des crimes abominables, la vérité historique - indispensable à la réconciliation - n’est pas servie par des procédés propagandistiques comme l’usage inconsidéré du terme «génocide», la dissimulation du fait qu’une partie des victimes étaient mortes dans des combats ou l’exagération systématique des chiffres. Des enquêtes ont révélé que de nombreuses «victimes» avaient été retrouvées quelques mois plus tard, votant aux élections suivantes ou même prenant part à d’autres combats avec l’armée d’Izetbegovic. Cela a été et reste dissimulé. Nous n’entrerons pas ici dans cette polémique sur les chiffres que seuls des historiens sérieux pourront trancher définitivement.
        Deuxième élément. Pourquoi les médias ont-ils caché des événements essentiels à la compréhension du drame ? Au départ, cette région était habitée par des Musulmans ET des Serbes. Ceux-ci en avaient été chassés en 1993 par une purification ethnique commise par les troupes nationalistes musulmanes d’Izetbegovic. Le général français Morillon, qui commandait les forces de l’ONU sur place, accuse : «Dans la nuit du Noël orthodoxe, nuit sacrée de janvier 1993, Nasser Oric a mené des raids sur des villages serbes... Il y a eu des têtes coupées, des massacres abominables commis par les forces de Nasser Oric dans tous les villages avoisinants.» (Documents d’information de l’Assemblée nationale, Srebrenica, t 2, pp. 140-154) La volonté de vengeance n’excuse pas les crimes commis ensuite. Mais pourquoi cacher systématiquement les crimes de «nos amis»?
        Troisième élément. Comme d’autres «enclaves» dites démilitarisées, Srebrenica était en réalité une zone où les forces d’Izetbegovic s’étaient regroupées, l’ONU les protégeant d’une défaite totale. Etonnant : les troupes d’Oric se sont retirées de Srebrenica, juste une semaine avant le massacre. Le général français Germanos : «Oric a largement déclaré qu’on lui avait fait quitter Serebrenica car on voulait que Srebrenica tombe. Le «on», c’était Izetbegovic
        Et pourquoi ? Il est intéressant de revenir sur un curieux rapport de l’ONU, rédigé un an et demi plus tôt par Kofi Annan: «Izetbegovic avait appris qu’une intervention de l’Otan en Bosnie-Herzégovine était possible. Mais elle n’aurait lieu que si les Serbes s’introduisaient de force à Srebrenica et y massacraient au moins 5.000 personnes (sic).» Un massacre annoncé un an et demi plus tôt! (Rapport ONU des 28-29 novembre).
        Le général Morillon nous apprend aussi que «Ce sont les autorités d’Izetbegovic qui se sont opposées à ce qu’on évacue tous ceux qui le demandaient, et ils étaient nombreux.» Sa conclusion : «Mladic est tombé dans un piège à Srebrenica
 
10. « Les premières victimes de la guerre ont-elles été tuées par les Serbes ? » FAUX
 
  Le 28 juin 1991, la police slovène a exécuté (au moins) deux soldats désarmés de l’armée nationale yougoslave qui venaient de se rendre au poste-frontière (avec l’Autriche) de Holmec. Cela a été reconnu par le journal Slovenske Novice. Il est également «établi depuis le tout début» que trois soldats de cette même armée yougoslave ont été exécutés à un poste – frontière avec l’Italie, après s’être rendus. (Faits et témoignages rapportés au TPI de La Haye, www.aimpress.org/dyn/trae/archive/data/199902/90211-001-trae-lju.htm, cfr Forgotten Crimes, Igor Mekina, AIM Ljubljana, 11/02/99).
 
11. « La célèbre affiche des «camps de concentration» était-elle un faux ? » VRAI
 
 Fabriquée par Bernard Kouchner et Médecins du Monde, cette affiche montrait des «prisonniers» détenus, semblait-il, derrière des barbelés. L’un d’eux avait les côtes terriblement décharnées. Kouchner avait plaqué sur la photo un mirador d’Auschwitz et l’accusation «exterminations en masse». Pour marteler le message « Serbes = nazis ». Il recopiait ainsi une campagne de diabolisation lancée par la firme US de «public relations» Ruder Finn.
        Mais tout était faux dans cette image tirée d’un reportage de la TV britannique ITN. La tricherie est évidente quand on visionne les images tournées au même moment par une équipe locale. En réalité, la caméra britannique a été placée délibérément derrière les deux seuls fils de barbelés tenant encore debout d’une vieille clôture agricole. Et les «prisonniers» étaient du «bon côté» des barbelés. Libres, car ils s’étaient eux-mêmes réfugiés dans ce camp pour échapper à la guerre et aux milices qui enrôlaient de force. Dans les images complètes, le seul prisonnier parlant anglais déclarait d’ailleurs à trois reprises à la journaliste ITN qu’ils étaient bien traités et «safe». L’homme aux côtes décharnées (gravement malade) avait été appelé au premier plan alors que tous ses collègues étaient bien portants. Le montage de Kouchner était un faux grossier. (Cfr Poker menteur, p. 34)
        Il existait certes des camps en Bosnie. Non d’extermination, mais plutôt pour préparer des échanges de prisonniers. Des violations des droits de l’homme y ont été commises. Mais pourquoi nous a-t-on caché les rapports de l’ONU à ce sujet ? Ils dénombraient six camps croates, deux serbes et un musulman.
 
12. « Nous a-t-on communiqué la vérité sur les trois grands massacres de Sarajevo ? » FAUX
                       
 A trois reprises, l’opinion occidentale a été bouleversée par de terribles images : des dizaines de victimes déchiquetées devant une boulangerie ou sur le marché de Sarajevo. Immédiatement, les Serbes étaient accusés d’avoir tué délibérément en bombardant la ville. Malgré de nombreuses contradictions dans les communiqués officiels.
        Mais jamais, l’opinion n’a été informée des résultats des enquêtes ultérieures de l’ONU. Or, ces rapports accusaient les forces du président Izetbegovic. D’ailleurs, les hauts responsables occidentaux le savaient mais l’ont soigneusement caché. C’est seulement bien plus tard que le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Jean Daniel, admettra : « Il me faut le dire aujourd’hui. J’ai entendu successivement Edouard Balladur (1er ministre français de l’époque), François Léotard (ministre de l’Armée), Alain Juppé (Affaires étrangères) et deux généraux «très responsables» dont je ne trahirai pas la confiance, me dire (...) que l’obus tiré sur le marché était lui aussi musulman! Ils auraient provoqué un carnage sur les leurs! Ai-je observé avec effroi. Oui, m’a répondu le premier ministre sans hésiter...» (Nouvel Observateur, 21 août 95)
        Pourquoi ces manipulations ? Comme par hasard, chaque massacre survenait juste avant une réunion décisive pour justifier une mesure occidentale : embargo contre les Serbes (92), bombardements de l’Otan (94), offensive finale (95). L’Otan et Izetbegovic appliquaient un principe essentiel de la propagande de guerre : justifier son offensive par un médiamensonge, un «massacre» bouleversant l’opinion.
        La version officielle du siège de Sarajevo cache plusieurs points : 1. Les forces serbes ont certes commis de graves crimes. Mais les civils qui souhaitaient fuir par un tunnel permettant de quitter la ville en ont été empêchés par le régime Izetbegovic. Il voulait garder le maximum de clients de son marché noir, détournant l’aide internationale. 2. Il lui fallait surtout présenter une image en noir et blanc d’un peuple victime de ses agresseurs. En réalité, à Sarajevo même, des snipers d’Izetbegovic tuaient régulièrement des habitants des quartiers serbes de la ville, sans qu’on en parle jamais. 3. Des atrocités aussi graves se déroulaient par exemple à Mostar. Mais là étaient aux prises des forces croates et musulmanes («nos amis») qui avaient depuis longtemps chassé tous les Serbes.
 
13. « La plus grande purification ethnique de la guerre a-t-elle été commise par l’armée croate ? » VRAI
 
    Le 4 août 1995, cent mille soldats croates, cent cinquante chars, deux cents transporteurs, plus de trois cents pièces d’artillerie, quarante lanceurs de missiles attaquent la population serbe de Krajina. Plus de 150.000 Serbes sont ainsi forcés de quitter cette région qu’ils habitaient depuis des siècles. Les pires atrocités sont commises : les forces croates abattent des vieillards qui n’ont pu fuir, brûlent 85% des maisons abandonnées.
        Clinton juge l’offensive «utile». Son ministre des Affaires étrangères aussi : « La reconquête de la Krajina peut mener à une nouvelle situation stratégique qui peut nous être favorable.» Pire encore : les Etats-Unis ont conseillé la Croatie pour mener son offensive, selon l’aveu du ministre croate des Affaires étrangères. D’ailleurs, c’est Washington qui a pris en main la formation «démocratique» de cette armée. (Poker menteur, pp. 193-194)
 
14. « Les Etats-Unis ont-ils utilisé en Bosnie aussi des bombes à uranium ? » VRAI
 
Au colloque international «Uranium, les victimes parlent», organisé à Bruxelles en mars 2001, un médecin de Bosnie a présenté un garde-chasse serbe de Bosnie, victime comme d’autres de «multi-cancers» atypiques et foudroyants après avoir été exposés dans des zones de bombardements US.
        Un responsable de la Santé en Bosnie a établi des statistiques : la population d’un quartier serbe de Sarajevo, bombardé par les avions US en 95, (population ensuite expulsée de cette ville), a connu une multiplication par cinq des divers types de cancers .
        Les armes à uranium dit appauvri permettent aux Etats-Unis - mais aussi à la France et à la Grande-Bretagne - de se débarrasser des déchets toxiques de leurs centrales nucléaires. Elles polluent gravement le sol et la nappe phréatique, provoquant cancers, leucémies et mutations génétiques monstrueuses (y compris chez des enfants nés de G.I.’s contaminés). Bref, les armes à uranium transforment de nombreux pays en poubelles pour l’éternité. (vidéo et brochure «Uranium les victimes parlent»).
 
15. « La guerre contre la Yougoslavie fut-elle «la seule bonne guerre» des Etats-Unis ? » FAUX
 Les Etats-Unis ont essayé de faire croire qu’ils menaient une guerre humanitaire. Et de se présenter comme les défenseurs, pour une fois, des musulmans. Mais en réalité Washington et Berlin ont provoqué cette guerre. Délibérément. Dans l’intérêt égoïste de conquérir des objectifs stratégiques : colonisation économique des Balkans, contrôle des routes du pétrole, bataille pour la suprématie mondiale.
        Les USA ne mènent jamais aucune guerre humanitaire. Et ils ne sont pas les pompiers de cette guerre en Yougoslavie, ils en sont les pyromanes. Ils sont les premiers coupables des souffrances infligées à toutes les populations. Les USA ne sont pas, d’un côté, les amis des musulmans aux Balkans et, de l’autre côté, leur pire ennemi en Palestine et en Irak. Ils sont leur ennemi partout.
        Et le plus dangereux ennemi de tous les peuples du monde. Ils menacent Syrie, Iran, Corée, Cuba, et un jour même la Chine. Parce que leur stratégie de guerre a pour unique but de maintenir l’ordre économique injuste, de dominer et exploiter tous les pays du globe afin d’enrichir encore plus une poignée de super-milliardaires.
        C’est pourquoi il est important de démasquer tous les médiamensonges et de faire connaître la vérité sur la guerre contre la Yougoslavie : c’était une guerre d’agression.
par Michel Collon publié dans : Internationalisme
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Dimanche 12 mars 2006
.à propos du décès dans d’étranges conditions de Slobodan Milosevic

Les médias viennent d’annoncer avec un retard stupéfiant le décès en prison de l’ancien président élu de la Yougoslavie, S. Milosevic.
On apprend ainsi que l’ex-président, emprisonné par la « justice » revancharde de l’OTAN travesti en « communauté internationale », aurait été trouvé mort dans sa cellule plusieurs heures après son décès, dont l’annonce tardive a d’abord été faite sans aucun commentaire, notamment sous la forme inusitée d’un « non-démenti » par les autorités néo-coloniales de Belgrade.
On apprend aussi que le Tribunal Pénal International a plusieurs fois refusé la liberté provisoire à cet homme gravement malade. Etrange justice décidément que celle qui prévaut dans l’U.E. : la justice française qui a rapidement libéré Papon, a ainsi fait montre il y a peu d’une « humanité » plus grande envers ce criminel contre l’humanité, assassin des manifestants communistes de Charonne, que le TPY au service du nouvel ordre européen, envers un dirigeant anciennement communiste, « coupable » d’avoir défendu l’unité de son pays et son droit inaliénable à ne pas être annexé par l’U.E. !
Il semble enfin qu’il y a une semaine, l’un des principaux témoins serbes au procès Milosevic, se serait suicidé. De mieux en mieux !
Ce qui est sûr c’est que Milosevic faisait mieux que résister à ses prétendus « juges » en dénonçant les criminels bombardements de l’OTAN sur Belgrade, l’occupation de la Yougoslavie par les armées américaine, allemande, anglaise et française. Il dénonçait également la privatisation totale de l’économie serbe, la mise au chômage de millions d’ouvriers, la destruction des acquis sociaux hérités de l’ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie, le démembrement « ethnique » de la Serbie et de la Yougoslavie, la prochaine partition sous influence occidentale de la Serbie-Montenegro… Le décès de Milosevic arrive à point nommé pour les « accusateurs », alors que le procès de l’ex-président tournait à la confusion du TPY et de ses commanditaires euro-atlantiques.
Le PRCF porte sur Milosevic un jugement nuancé. D’une part Milosevic a cru bon, au moment de la tempête contre-révolutionnaire qui a détruit l’URSS et les démocraties populaires, de participer activement à l’auto-dissolution de la Ligue des Communistes de Yougoslavie et du P.C. serbe, pour s’allier à des éléments serbes nationalistes et ultra-nationalistes, dans le but proclamé de préserver l’unité serbe et yougoslave. Or certains de ces ultras ont commis de terribles exactions dans la guerre civile à l’égal des ultra croates, bosniaques ou kossovars qui ont déclenché unilatéralement des mouvements séparatistes. Il va de soi que le PRCF condamne tous les crimes de guerre quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, mais leur jugement reviendra de droit au peuple yougoslave et non aux « juges » institués par les pousse-au-crime de l’OTAN, du Vatican et de la RFA.
Ce sont en effet ces grandes puissances « vertueuses » qui ont déclenché la guerre civile « inter-ethnique » en reconnaissant la sécession unilatérale des maîtres fascisants de la Croatie dans le but d’élargir la sphère d’influence de la Grande Allemagne et du Vatican en mal de re-cléricalisation de l’Europe de Maastricht…
En réalité, ce n’est pas pour juger impartialement l’ensemble des criminels de guerre qu’a été ouvert le TPY à la demande du nouveau St-Empire romain germano-américain. Pas davantage pour juger l’attentat criminel contre la souveraineté yougoslave qu’est l’actuelle occupation des Balkans par les impérialismes américain, français et allemand rivalisant pour se partager le pays sous couvert d’ingérence humanitaire et avec la bénédiction de l’ONU. En fait, à l’ombre du « procès » Milosevic, les principaux fauteurs de crimes non-serbes et les massacreurs de l’OTAN qui se partagent le pays avec leurs fantoches séparatistes, sont en liberté ou… carrément au pouvoir dans les micro-Etats résultant de l’éclatement yougoslave sous influence !
Sans pour autant approuver en tout la ligne politique qui fut la sienne, PRCF salue l’attitude digne de Milosevic face à la persécution politique.
Malgré la maladie et l’impossibilité de se soigner à l’extérieur, Milosevic a tenu tête aux re-colonisateurs de son pays dépecé.
Le PRCF exige donc la dissolution du TPI, le respect de la souveraineté yougoslave, le départ de l’OTAN et des troupes françaises de la Yougoslavie, le respect des droits de tous les peuples de l’ex-RSFY, y compris dans l’ex-Kosovo où les Serbes sont « ethniquement épurés » par la mafia de l’UCK, le jugement par la Yougoslavie indépendante de tous les criminels de guerre, chefs d’Etat occidentaux et généraux otaniens en tête. Le PRCF est solidaire des travailleurs yougoslaves en bute aux régressions sociales massives, comme il est solidaire des communistes yougoslaves qui combattent l’occupation otanienne sur la base du patriotisme fédéral et socialiste et de l’internationalisme prolétarien en refusant le chauvinisme « ethnique », instrument de division aux mains du supranationalisme européen et de l’impérialisme US.
La « justice des vainqueurs » occidentaux est décidément de plus en plus glauque : à voir comment s’achève le « procès » Milosevic, les observateurs du procès Saddam Hussein à Bagdad sont fondés à se demander combien de temps il faudra encore attendre pour retrouver l’ancien maître de Bagdad mort dans sa cellule d’un arrêt du coeur tardivement découvert… après le suicide opportun de ses témoins à décharge…

G. Gastaud, secrétaire politique, Daniel Antonini, secrétaire international du PRCF

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Vendredi 10 février 2006
Le 4 mars les autorités tchèques prendront la décision d'interdire la jeunesse communiste de Tchéquie si d'ici là  celle-ci n'a pas épuré de ses statuts la référence au "renversement du capitalisme et à l'instauration d'une société socialiste". Après l' emprisonnement des communistes lituaniens pour le simple fait de refuser de se renier, après l'érection d'un monument à la gloire des Waffen SS en Lettonie où un parti national-socialiste vient d'être officiellement enregistré, les démocrates ne peuvent laisser passer sans réagir cette nouvelle atteinte aux libertés que la motion Lindblad au conseil de l'Europe tend à teinter d' un caractère légal.
> Le parti communiste de Grèce a pris l'initiative de lancer une pétition internationale ( Voir ci-dessous le texte en Anglais). Il nous reste 3 semaines pour signer et faire signer.
> Pétition à envoyer d'urgence à:  international@ksm.cz avec cc à cpg@int.kke.gr

> Premiers signataires français

> Georges Hage député, doyen de l'Assemblée Nationale

> Georges Gastaud Philosophe  Secrétaire politique du PRCF

> Léon Landini  Ancien Résistant FTP-MOI Président- délégué du PRCF

> Daniel Antonini  Secrétaire international du PRCF

> Hemmen Jean-Pierre  fils de fusillé  président du CPN du PRCF

> Vincent Flament  secrétaire général du CISC

> Pierre Pranchère  Ancien député, ancien député européen  PRCF

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Mercredi 18 janvier 2006
 LE PLUS DUR RESTE A FAIRE : LENINE

C'est le cri de LENINE à ceux qui pensaient qu'après la victoire ils allaient pouvoir se reposer. L'histoire montre qu"il savait de quoi il parlait !!! La sale guerre impérialiste contre les peuples il va falloir l'affronter, le Peuple Cubain 45 ans après la vit encore. Et la Révolution Bolivarienne du Venezuela apprend encore de la nécessité de se défendre face à plusieurs coups d'Etat ou tentatives toujours en cours. Les nantis et privilégiés du pouvoir économique perdu ne peuvent renoncer, MARX les dénonça pour cette raison comme des gens violents, anti-démocratiques, assassins des libertés pour les pauvres! Oui un nouveau vent venu de pays du Tiers-Monde et précisément d'Amérique Latine souffle contre le pillage des pays industrialisés. Il va faire rougir de honte ceux qui à l'Est de l'Europe ont enfourché les chevaux de la trahison, pour devenir encore plus riches et aller eux aussi  "à la soupe" du pillage capitaliste.Les illusions tombées pour ces peuples, je ne suis pas sûr qu'ils n'en resterons pas  "à la soupe populaire".Pour se sauver les assassins du CHE , de SALVADOR ALLENDE et de milliers d'autres, ne sont pas prêts de désarmer. Ils étouffèrent par la guerre interne et aux frontières les révolutions d'Amérique Centrale. L'histoire retiendra la résistance héroïque, la persévérance dans la souffrance du Peuple Cubain face à la guerre économique et subversive de l'ogre en tète de la de la coalition capitaliste mondiale. Et que, ainsi la supériorité du Socialisme fut démontrée contre vents et marées.  Et que, le monde a appri que l'on ne peut pas faire le Socialisme sans l'appui constant et massif d'un peuple. Le Président EVO MORALES ne méconnait certainement pas les leçons à tirer de l'histoire. Et si le plus dur reste à faire l'appui du peuple y pourvoira. Le capitalisme n'a pas fini de se prendre la tête pour chercher des solutions à se sauver. Contre les peuples la main des assassins n'y pourra rien. Un autre monde est possible et est en marche. Je crois en effet que les peuples du Tiers-Monde maître de ses ressources naturelles, mettront fin au pillage néo-colonialiste et par voie accélèreront l'agonie de la société capitaliste. En effet, il paraît évident que privé de l'exploitation hors de ses frontières, ce type de société face à ses tares et ses injustices ne pourra se survivre.

Joannès BILLO, militant associatif.  

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Lundi 2 janvier 2006
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Mercredi 28 décembre 2005
Très très urgent




Le PC de Grèce s'adresse aux communistes d'Europe afin de lancer une pétition contre le projet de résolution anticommuniste que le conseil de l' Europe devrait voter le 24 janvier intitulée "Non au maccarthysme européen". C'est dire l'urgence à réagir d' autant que l'on peut penser qu'en France nous serons les seuls à prendre cette question à bras le corps car la dite motion condamne ceux qui n'ont pas condamné les régimes communistes européens assimilés au régime nazi
Je propose donc que chacun s'attelle très vite à faire signer autour de soi: Anciens Résistants ( Léon!), syndicalistes, intellectuels, enseignants, DES ELUS ou anciens élus, d'organisations etc etc . Je me propose de centraliser les signatures . ( Si quelqu'un peut trouver les adresses internet des parlementaires français du Conseil de l'Europe et de Van der Linden et Einarsson, merci)

Daniel Antonini responsable des activités internationales du PRCF.

Chers camarades

Merci a vous tous pour avoir répondu à nos messages antérieurs.

Si joint vous trouverez le projet pour une Motion relative a la résolution
anticommuniste du conseil de l’Europe prépare par les camarades du PTB
Belgique. Il nous semble qu’il pourrait être considère comme une bonne base
en ajoutant peut être ici et la quelques petits amendements pour un appel
commun ou/et pour un texte pour collecter des signatures des personnalités,
activistes etc. qui pourront ensuite être envoyées au parlementaires
nationaux membres de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’Europe, au
président de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’ Europe [M.Rene Van
der Linden] , au président du Groupe de Gauche M. Einarsson etc.
On pourrait peut être insérer cette appel aussi sur
http://wwww.petitiononline.org si nous
n’arrivons pas a monter un pareille dispositif pour des signatures on line
sur une des nos sites [Il y a t’il des possibilités de votre part dans cette
direction ?]
En tenant compte du temps très limite jusqu’au 20 Janvier ils est peut être
utile de commencer la campagne des signatures le 1 Janvier. Evidement cette
initiative doit être considere seulement comme une action a part du travail
que nous tous faisons dans les mouvements des nos pays pour augmenter les
pressions sur les parlements et les GOUVERMENTS nationaux.

Pour votre information nous vous prions de noter que notre parti développe
actuellement une campagne avec la participation des divers organisations du
mouvement populaire, des résistants, des syndicalistes, des intellectuelles,
des élus et des politiciens de tous les tendances. Le 19 Janvier sera
organise une grande manifestation a Athènes. Au même temps nous soutenons
l’idée de tenir une " semaine d’action Européenne concerte " du 17-23
Janvier. Nous pensons aussi qu’il serait très utile de pouvoir organiser une
" concertation " a Strasbourg autour du 25 Janvier, jour du débat sur cette
question a l’Assemble Parlementaire.
Il sera utile d’envoyer a SolidNet toute nouvelle sur les mobilisations,
des prise des positions, des articles, etc. sur ce sujet. Le même est
valable pou notre journal Rizospastis qui est très intéresse d’informer sur
toute initiative.

Nous continuerons d’être à votre disposition pour toute idée et proposition
pour augmenter la résistance.

Merci beaucoup pour votre soutien.
B.Angourakis

PS Très appréciée sera la contribution des camarades en mesure de traduire
dans les langues Européennes car il est nécessaire de faire parvenir nos
messages aussi dans les ex pays socialistes.

Motion (projet 23 décembre 2005)

Non au Maccarthysme européen

L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des
Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés
d'expression et d'organisation " au nom de la démocratie " ?

Le 14 décembre 2005, à Paris, Commission des questions politiques de
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet
de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire
Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé " Nécessité d’une
condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires". Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier
2006.
Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays
qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements
populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles
hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.

Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d'actes répréhensibles, mais à
stigmatiser l'ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait
" partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit
en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes
et des violations des droits de l’homme à grande échelle ". Le projet nie
ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire
du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée
progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social,
économique et politique.

Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du
mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie.
Souvenons-nous
des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue
était stoppée à Stalingrad : " Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…)
auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ".

La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de
l'URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant
un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et
communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières - similaire
au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se
soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la
liberté de recherche et d'expression des scientifiques contre une version
européenne actualisée du maccarthysme.

Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels

La résolution exige que " les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas
(…) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (…) dans
certains pays du monde (…) où des crimes continuent d’y être commis ". En
criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution
prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés
l’administration Bush à plusieurs reprises.

En critiquant le fait que " des partis communistes soient légaux et encore
actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs
distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes
communistes totalitaires ", le projet prépare la mise hors la loi de ces
partis.

Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical

Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le
concept même de lutte de classe, " utilisée pour justifier les crimes ". De
cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en
Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales.

Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue
auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier,
s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont
démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et
les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe
(Yougoslavie, Afghanistan, Irak).
Pour les initiateurs du projet, " la
condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l'éducation
donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté
internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur
action future ".
Cette citation révèle qu'une telle stratégie entre dans la logique d'une
lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la
justice. Elle constitue par ailleurs une reconnaissance de la profondeur du
rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale.

Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les
altermondialistes, après-demain…?

Nous, soussignés, appelons les Parlementaires de l’APCE à rejeter fermement
ce projet de résolution.


Prénom et nom fonction signature



Les documents officiels sont à trouver sur le site de l'APCE
http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ArtId=3
49

 
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Mercredi 28 décembre 2005



Déclaration du célèbre compositeur grec, Mikis Theodorakis, à propos du mémorandum anticommuniste

" Les héros comparés aux criminels "

" Le Conseil de l'Europe a décidé de changer l'histoire . Il veut la déformer en confondant les agresseurs avec les victimes, les héros avec les criminels, les libérateurs avec les conquérants, les communistes avec les nazis.

Il considère que les plus grands ennemis du nazisme, c’est à dire les communistes, sont des criminels, qui égalent même les nazis ! Et il s'inquiète et proteste aujourd’hui car, tandis que les hitlériens ont été condamnés par la communauté internationale, rien de tel n’est encore arrivé aux communistes. C’est pourquoi il propose que cette condamnation ait lieu lors de la session plénière de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe des 24-27 janvier prochain.

Il s'inquiète de ce que " la conscience publique envers les crimes commis par les régimes communistes est très mince ". Et encore parce que " les partis communistes sont légaux et actifs dans certains pays et même que, dans certains cas, ils ne se sont pas distanciés de ces crimes ".

En d'autres termes, le Conseil de l'Europe annonce d'avance la persécution future des communistes européens qui n'ont pas encore fait de déclaration de repentance comme celle que demandaient les bourreaux de la Gestapo et les tortionnaires de Makronisos (camp de tortures en Grèce).

Peut-être demain décideront-ils de mettre hors la loi les partis communistes et d'entrouvrir ainsi la porte aux fantômes à des Hitler et Himmler qui, comme on le sait, ont débuté leurs carrières en interdisant les partis communistes et en emprisonnant les communistes dans des camps de la mort.

Ces nazis ont été finalement noyés dans le sang de leurs propres victimes, les 20 millions de morts de l'Union soviétique communiste et les centaines de milliers de communistes qui ont donné leur vie, en prenant la tête des mouvements de résistance nationale , en Grèce, comme à travers toute Europe.

Pourtant, dans leurs souhaits de restaurer les méthodes condamnées par la conscience de l'histoire et des peuples, ces Messieurs du Conseil de l'Europe, viennent en second lieu, car ils ont déjà été dépassé par leur grand frère, les Etats-Unis, qui massacrent des peuples entiers avec leurs méthodes hitlériennes, comme en Irak, qu'ils ont réduit à une ruine jonchée de prisons américaines, où sont torturées tous les jours de manière abominable des milliers victimes innocentes.

Face à ce grand crime contre l'humanité, tout comme celui du camp hitlérien de torture moderne de Guantanamo, le Conseil de l'Europe n'a rien à dire.

Comment donc pourrait-on croire que celui-ci se préoccupe des droits de l'homme, lorsque chez lui, en Europe, il autorise les avions de la CIA à transporter des personnes privées de droits, pour les torturer dans des prisons spéciales?

De tels citoyens ne peuvent être des accusateurs . Dans la Cour de Justice de l'histoire, qui condamnera un jour les crimes innombrables de leur grand frère, du Viêt-nam au Chili et d'Amérique du sud en Irak, ils seront jugés pour avoir toléré ou s’être rendus complices de ces crimes.

Malheureusement, aujourd'hui je suis obligé de parler davantage au nom des morts qu'au nom des vivants. Au nom, donc, de mes camarades communistes morts, de ceux qui sont passés par la Gestapo, les camps de la mort et les lieux d'exécution pour que soit abattu le nazisme et pour célébrer la liberté, je n’ai qu’un seul mot à adresser à ces " Messieurs " : HONTE ! "

Mikis Théodorakis.

Athènes, 22 décembre 2005
 
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