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Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Samedi 28 avril 2007
Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France

Présidentielles 2ème tour : Faire barrage à la fascisation et d’abord battre Sarkozy

La direction du PRCF se réunira le 29 avril afin de procéder à l’analyse détaillée du premier tour et arrêter toute décision utile. Dans l’immédiat il est possible de faire les remarques suivantes :


1. Comme les électeurs l’ont senti en participant massivement, il s’agit d’un scrutin historique qui décidera ou refusera la « rupture Sarkoziste », fascisante et ultra-patronale, visant les acquis sociaux de 1945 et l’héritage républicain de la révolution Française. Les appels au boycott lancés par certaines organisations communistes ne pouvaient pas dans ces conditions trouver un écho.


2. Même si Le Pen recule, se trouve éliminé pour le 2éme tour, les tendance lourdes à la fascisation dénoncées par le PRCF sont confirmées puisque le socle commun des candidats fascisants Sarko-Le Pen-de Villiers atteint un niveau inégalé (plus de 40%) ; Cette tendance à la fascisation est liée à 2 facteurs principaux :

• Du côté de la grande bourgeoisie, il s’agit de faire passer en force la politique européenne de casse de la France, politique que le peuple a rejetée lors du référendum de 2005 et dans sa lutte victorieuse contre le CPE : ainsi Sarkozy se prépare notamment à casser le droit de grève, à démolir les statuts des salariés et à pratiquer en France la chasse aux communistes telle qu’elle se pratique dans un certain nombre de pays d’Europe

• Du côté d’un certain nombre de salariés, la fascisation est liée à l’incapacité de la fausse gauche socialiste et de la fausse extrême gauche à combattre clairement le capitalisme, son Union Européenne , et à défendre les acquis nationaux du peuple français. Elle résulte aussi de l’abandon des principes communistes de lutte de classe au bénéfice de la démagogie fascisante de Sarko et Le Pen désignant en permanence des boucs émissaires : immigrés, fonctionnaires, jeunes…


3. Fondé sur le vote utile qui a asséché la « gauche antilibérale », le score de Ségolène Royal, bien qu’important, la laisse en grande difficulté pour le second tour ; rien de surprenant à cela : Royal à fait sa pré-campagne et une bonne partie de sa campagne au centre droit, ouvrant ainsi un boulevard à Bayrou ; la bipolarisation de la politique en France est partiellement érodée, mais cette érosion s’opère par la droite.


4. Lourde est la responsabilité des leaders « antilibéraux » qui, en se divisant, en menant campagne sur le thème discrédité de l’europe sociale, en rejetant toute lutte pour la défense de l’indépendance nationale, ont laissé le champ libre aux ennemis de la Nation travestis en patriotes : Sarko- Le Pen- de Villiers


5. Malgré l’engagement de ses militants le Parti Communiste réalise un score très faible, le plus mauvais de toute son histoire ; le fait pour M.G.Buffet d’avoir remisé son étiquette PCF, d’avoir cultivé le doute sur sa participation à une majorité présidentielle dirigée par Royal, d’avoir elle aussi, rallié l’europe sociale au détriment du combat pour l’indépendance nationale, n’a pas permis au Parti Communiste de rebondir ; Il s’agit maintenant pour les militants , membres ou non du PCF, qui veulent continuer le communisme en France, de s’émanciper totalement de l’action de cette direction en faillite et d’organiser une large convergence orientée vers le combat de classe.

Dans ces conditions, alors qu’un grave péril menace les libertés démocratiques, l’indépendance nationale et les acquis sociaux, le PRCF appelle à créer à la base une dynamique populaire pour faire barrage à la sarko- fascisation du pays

 N’oublions jamais que quand la droite extrême s’empare du pouvoir elle impose pour de très longues années sa dictature anti démocratique et anti sociale ; les opposants sont pourchassés sans pitié ; les exemples pas si lointains de l’Allemagne hitlérienne, et du Portugal Salazariste, sont encore présents dans les mémoires pour en témoigner.

 


Sans état d’âme, comme l’a demandé le Comité Politique National du 25 février, utilisons le bulletin Royal pour battre Sarkozy, sans pour autant apporter le moindre soutien politique à cette candidate pro-Maastricht et favorable à la constitution européenne. Quel que soit l’élu le 6 mai, l’alternative progressiste naîtra de l’opposition populaire et de la nouvelle résistance antifasciste.


Mais dès aujourd’hui, c’est dans l’action qu’il faut préparer la défaite de sarkozy en organisant un premier mai de lutte antifasciste et anti maastricht, pour les salaires, l’emploi, les services publics, les statuts, la défense du droit de grève et des libertés syndicales.

C’est pourquoi il est impératif que la pression soit mise sur les états majors syndicaux afin qu’ils sortent de leur indécente réserve et appellent les travailleurs à contrer la fascisation, dans la rue, dans les entreprises et dans les urnes.

Le PRCF appelle ses organisations à se réunir d’urgence pour prendre des initiatives allant dans ce sens.

Plus fondamentalement, il faut agir avec détermination pour organiser la Renaissance d’un vrai Parti Communiste unissant le drapeau tricolore au drapeau rouge ; il faut agir pour rassembler tous les progressistes dans un large Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Populaire.

Il y a urgence ! N’attendons pas demain.

Le 23 avril 2007

 
par PRCF publié dans : prcf-38
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Mardi 27 mars 2007

Qui menace « l’identité nationale » ?

« Que je change à jamais celle des travailleurs, ma France… ». Jean Ferrat

Par Georges Hage, Georges Gastaud et Jean-Pierre Hemmen (PRCF)

 

Approfondissant son indécent compagnonnage avec Le Pen, M. Sarkozy de Nagy-Bocsa annonce qu’il créera un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » s’il est élu président de la République. La tâche de ce ministère serait notamment d’aggraver les conditions du regroupement familial.

 

Pour justifier cette nouvelle mesure xénophobe, l’ex-maire de Neuilly, enfant chéri du MEDEF et digne héritier des aristocrates anticommunistes hongrois, prétend qu’il faut « expliquer l’identité nationale » aux étrangers ; il veut aussi imposer aux familles immigrées de « parler correctement français », d’avoir un emploi stable et un loge-ment décent avant même d’avoir posé un pied en France : bref, les immigrés et leur famille doivent débarquer à Marseille ou à Orly en état de parfaite « employabilité » (sic) sans avoir coûté un sou à l’Etat français ni au grand patronat, dont Sarkozy défend l’intérêt égoïste en se drapant dans les plis du drapeau tricolore !

 

Plusieurs associations antiracistes ont relevé les contradictions de ce projet provocateur alors même que Sarkozy a multiplié les lois (et les actes !) xénophobes depuis cinq ans. Mais à notre connaissance aucun des censeurs de Sarkozy n’a mis l’accent sur l’essentiel : l’essence de la proposition sarkozyste consiste en effet à mettre en opposition « l’identité nationale » et l’immigration de manière aussi odieuse qu’absurde !

 

Après les communistes Thorez et Politzer qui durent opposer cette évidence aux « bons Français » pro-nazis des années 30, rappelons que l’identité de la nation française s’est forgée par la fusion d’une multitude de populations venues chercher refuge dans l’hexagone au fil de l’histoire. C’est la Révolution française qui créa la France républicaine sur des base politiques, laïques et démocratiques.

C’est le mouvement révolutionnaire des 19 et 20èmes siècles, d’abord dans sa version bourgeoise démocratique, puis dans sa version prolétarienne et communiste, qui consacra les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de solidarité, de progrès social, qui sont au cœur de ce que l’histoire de France porte de plus authentiquement universel.

 Dans la formation de cette identité moderne, Rousseau (Genevois), Marat (Piémontais), les Communards Frankel (Hongrois), Dombrowski (Polonais), Elisabeth Dimitriev (Bulgare), jouèrent un rôle majeur ; tout comme les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée, incarnés par la haute figure de Manouchian, furent le fer de lance de la résistance française armée contre Hitler et Pétain.

 

A l’inverse, de « bons Français de souche », nobles et grands bourgeois, ne cessèrent au cours de l’histoire, de vendre la France aux potentats étrangers pour sauver leur privilèges de classe; ainsi de l’Evêque Cauchon qui livra Jeanne d’Arc au bûcher anglais ; ainsi des Emigrés de Koblentz qui rallièrent l’Europe contre-révolutionnaire coalisée pour étouffer notre 1ère République ; ainsi d’Adolphe Thiers et de ses bons bourgeois de Versailles, qui pactisèrent avec Bismarck pour écraser la Commune ; ainsi des Maîtres de forge et autres « munichois » des années 30 qui s’exclamaient plutôt Hitler que le Front populaire… avant de collaborer avec le Reich pour traquer les « judéo-bolchéviks » !

 

Aujourd’hui, les actionnaires du CAC 40 délocalisent massivement notre industrie ; par gouvernement inter-posé, ils détruisent les services publics et d’autres conquêtes de la Résistance ; c’est le Baron Seillière qui, devenu président du patronat européen, veut (en France même !) imposer l’anglais comme unique « langue unique des affaires et de l’entreprise » avec la complicité de l’Union Européenne. Ce sont les patrons d’Alcatel et d’Air « France » (sic) qui imposent le « tout anglais » dans leurs sièges parisiens pendant que Gallois désosse Airbus au nom du plan « Power » 8. C’est Hallyday, le grand ami « people » de Sarko qui renie la France pour planquer ses milliards en Suisse ou à Monaco !

 

Quant au « patriote » Sarko, qui dit défendre « l’identité française » contre les immigrés, il affiche cyniquement sa volonté de « rupture avec le modèle social français » ; le même défenseur des « valeurs françaises » claironne sa volonté d’en finir avec la loi laïque de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat. En fait, la seule « identité française » qui plaise à l’apprenti-dictateur de l’UMP, c’est le colonialisme, dont le’UMP prétendait encore tout récemment imposer une lecture positive aux professeurs d’histoire ! C’est le même Sarkozy qui file à Washington faire allégeance aux guerres US passées, présentes et à venir ! C’est encore et toujours Sarkozy, aidé par l’UDF et par le PS maastrichtien, qui veut faire passer en force la constitution européenne en contournant le vote souverain du 29 mai 2005 !

 

Bien entendu, il ne faut pas compter sur Sarkozy pour rappeler à l’ordre ce PDG « français » qui ose déclarer : « la France a un handicap, sa langue ». Car Sarkozy n’aura jamais un mot contre les « immigrés » de SA CLASSE

, ces riches oisifs d’Europe du nord qui, du Limousin à la Côte-d’Azur, font main basse sur des villages entiers, « explosent » le prix de l’immobilier et rendent des régions françaises inabordables à l’« indigène » de base. Car Sarkozy ne vise pas « l’étranger » en général, mais seulement l’OUVRIER immigré et sa famille ; à travers ce dernier, toute la classe ouvrière est ciblée : car plus forte sera la pression sur l’ouvrier étranger, plus pesante sera la dictature patronale sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la dignité de TOUS les salariés !

 

Gageons que Sarko n’éprouvera pas non plus le besoin d’enseigner « l’identité française » aux immigrés venus de l’Est : circulaire Bolkestein oblige, la « Franceurope d’en haut » se gardera bien d’enseigner le français et d’expliquer le code du travail français aux travailleurs des ex-pays socialistes, où la contre-révolution a détruit l’industrie socialiste et contraint les demandeurs d’emploi à un exil massif ! On le voit, Sarkozy se rit de « l’identité française », ce qu’il veut encore et toujours, c’est augmenter sans fin les profits du grand patronat !

 

En fait d’« identité », Sarko est l’ennemi le plus résolu de l’héritage républicain de la nation ; il est en cela le reflet fidèle de sa caste, l’oligarchie financière, qui désintègre la France pour intégrer l’Empire européen du capital. Mais pour liquider la France républicaine qui leur résiste (29 mai 2005, lutte anti-CPE…), Sarko et l’UMP ont besoin de DIVISER les travailleurs en excitant l’immonde racisme.

 

Eh bien nous, militants franchement communistes qui assumons la France progressiste des Sans-Culotte et autres Communards, c’est avec les travailleurs immigrés que nous défendons la nation française issue des Lumières, de 1789, 1936, 45 et de Mai 68. Jamais nous n’abandonnerons la Marseillaise, sœur jumelle de l’Internationale, à Le Pen et à l’UMP, ce parti anti-ouvrier et antinational en voie de fascisation rapide.

 

Car un travailleur africain qui manie le marteau piqueur sur nos routes, un écrivain américain qui obtient le Goncourt en écrivant en français, une lycéenne d’origine mahgrébine qui étudie Descartes dans un lycée laïque, méritent mille fois plus de la France républicaine qu’un manager « français » qui rédige en anglais un ordre de délocalisation, qu’un chanteur américanisé qui renie son public pour planquer ses milliards… ou qu’un ministre de l’Intérieur-candidat qui abuse de ses fonctions officielles pour mener campagne aux frais du contribuable !

 

Pour le PRCF

Georges Hage, député, doyen de l’Assemblée nationale- Georges Gastaud, philosophe, auteur de Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France-- philosophe, auteur de- Jean-Pierre Hemmen, co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- Léon Landini, co-président du PRCF, a. Franc-Tireur et Partisan de la Main d’œuvre Immigrée, Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. Annie Lacroix-Riz, historienne, auteur de Le choix de la défaite..historienne, auteur de ..

philosophe, auteur de- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. historienne, auteur de ..

philosophe, auteur de- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. historienne, auteur de ..
par PRCF publié dans : prcf-38
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Mardi 20 mars 2007

Lettre ouverte des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

(organisation de jeunesse du Pôle de Renaissance Communiste, PRCF)

aux organisations de jeunes se réclamant de Guy Môcquet, de Jean Jaurès et de Jean Moulin.

18 mars 2007

 

Digne héritier de la noblesse fasciste hongroise, Sarkozy de Nagy-Bocsa n’a pas le droit de récupérer Guy Môcquet !

Les J.R.C.F. proposent aux organisations se réclamant de Guy Môcquet, de Jaurès et de Jean Moulin d’organiser ensemble une manif nationale unitaire contre Sarkozy.

Jeunes militants franchement communistes, nous avons d’indiscutables raisons de nous reconnaître en Guy Môcquet, l’héroïque jeune communiste fusillé par les nazis, et de trouver ignoble l’exploitation que vient à nouveau de faire de son nom le fascisant agité Sarkozy (« France-Europe Express », 18-03-2007) dans le cadre de sa chasse aux voix.

 

Fils du député communiste Prosper Môcquet, qui fut emprisonné avec ses camarades du « chemin de l’honneur » par Daladier pour avoir refusé de renier le PCF interdit, G. Môcquet personnifie, avec tant d’autres jeunes communistes morts pour la France, l’engagement antifasciste et patriotique du PCF et de la Jeunesse communiste pendant la « drôle de guerre » et l’Occupation.

 



Malgré le déferlement de calomnies qui accablent le PCF de Duclos et l’URSS de Stalingrad en ces temps de contre-révolution et de fascisation, nul ne peut oublier que le PCF, la JC et l’Union des Jeunes Filles de France, furent l’aile marchante de la résistance armée française sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore. Au même moment, la grande bourgeoisie munichoise et pétainiste livrait le pays à Hitler et pourchassait les militants du PCF pendant que la noblesse hongroise dont Sarkozy de Nagy-Bocsa est l’héritier, choisissait le fascisme, le racisme, l’antisémitisme, l’anticommunisme et l’antisoviétisme en soutenant le sanglant Régent Horthy, allié indéfectible d’Adolf Hitler.

 

Aujourd’hui l’UMP, le MEDEF et l’U.E., héritière faussement pacifique d’une autre « Grande Europe », saccagent les acquis des ministres et dirigeants communistes de la Libération : M. Thorez, auteur des Statuts de la fonction publique et des mineurs, Marcel Paul, créateur d’EDF, A. Croizat, fondateur de la Sécu, des retraites par répartition, des conventions collectives, des comités d’entreprise…, Joliot-Curie, réorganisateur de la Recherche publique, Langevin et Wallon, signataires d’un plan de démocratisation de l’Education qui inspira des générations de syndicalistes… C’est aussi en 45 que fut prise l’Ordonnance sur la jeunesse, tant combattue par Sarkozy, qui mit en place la justice des mineurs en portant l’accent sur la prévention et sur l’éducation populaire.

 

 

Or ce sont précisément ces acquis du Conseil National de la Résistance (dont le programme fut rédigé par le communiste P. Villon…) que Sarkozy et ses acolytes, les Fillon, Breton, Bertrand, Douste, démolissent à coups de priva-tisations, de délocalisations, de déremboursements Sécu, de casse des retraites, tout en renforçant l’Etat policier, la traque aux immigrés, le harcèlement de la jeunesse des quartiers, la répression des manifestants anti-CPE. C’est la souveraineté nationale de la France, rétablie par le sacrifice de nos résistants, que veut mettre à mort le faux patriote Sarkozy en faisant adopter dès cet été par le futur parlement (qu’il espère dominé par les ouistes de l’UMP, du PS et de l’UDF) la constitution européenne rejetée par le peuple en mai 2005. Et pendant que le dirigeant fasciste G. Fini préface la traduction italienne du livre de Sarkozy, l’UMP cautionne l’euro-chasse aux sorcières géante qui vient de conduire à l’interdiction de la J.C. Tchèque… qui n’en poursuit pas moins avec courage son activité démocratique dans l’illégalité.

 

Dans ces conditions, la sarko-récup de G. Môcquet relève d’un révisionnisme historique inquiétant, d’autant que l’UMP fut récemment l’instigatrice d’une « loi » imposant aux enseignants de vanter à leurs élèves le « bilan positif de la colonisation » !

 

Comme hier, les jeunes franchement communistes combattent aujourd’hui et combattront demain quoi qu’il en coûte le fascisme « franceuropéen » ; comme Guy Môcquet, ils résisteront au nom de l’indépendance nationale, de l’émancipation des travailleurs, de l’idéal communiste d’une société sans classes universelle.

 

Face aux provocs de Sarkozy, les JRCF proposent à toutes les organisations qui se réclament de G. Môcquet, J. Jaurès, de J. Moulin, et même l’homme du 18 juin (dont l’UMP pro-Maastricht renie l’engagement patriotique), de décider rapidement et ensemble d’une manif antifasciste unitaire devant le siège parisien de l’UMP : halte aux récup négationnistes sarkozyen, le sarko-fascisme ne passera pas, Résistance !

 

POUR les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France : Alexis Lacroix, Dimitri Manessis

Avec le soutien, pour le PRCF, de : Léon Landini, ancien Franc-Tireur et Partisan de la Main-d’œuvre Immigrée, Officier de la Légion d’honneur ; Jean-Pierre Hemmen, emprisonné pour avoir refusé de servir l’OTAN sous les ordres du général allemand Speidel, fils de Jean Hemmen, militant de l’Internationale Communiste, organisateur des Brigades Internationales d’Espagne, fusillé au Mont Valérien ; Georges Gastaud, fils d’un combattant FFI décoré de l’American Cross Legion et de la Médaille de la Résistance Polonaise ; Arsène Tchakarian, a. FTP-MOI du groupe Manouchian, Simone Nicolo-Vachon, a. résistance (44) ; Pierre Pranchère, a. FTP maquisard de Corrèze ; Jeanne Colette, a. FTP, agent de liaison entre J. Duclos et l’Internationale communiste ; Annie Lacroix-Riz, historienne à l’Université de Paris VII, auteur du « Choix de la défaite ».

par JRCF publié dans : prcf-38
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Lundi 5 mars 2007

Le PRCF et les JRCF de l'Isère tiennent désormais une permanence à la Maison des associations.

Vous êtes invités à venir rencontrer les militants franchements communistes de votre ville, à discuter et débattre avec eux.


Tous les jeudis de 18h à 19h
6 rue Berthe de Boissieux

par PRCF 38 publié dans : prcf-38
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Lundi 5 mars 2007

EADS : contre les ravages de l’Europe néo-libérale, refusons la concurrence entre salariés français et allemands, défendons l’aéronautique nationale et sa (re-)nationalisation intégrale et définitive, refusons en bloc les licenciements, secs et « huilés », défendons tous les sites français et allemands ! UNITE entre SALARIES EADS et salariés de la sous-traitance !

 

Alors que les lourdes erreurs de gestion qui ont conduit EADS à différer ses délais de livraison étaient connues des « décideurs », les ouistes de l’UMP, de l’UDF et du PS vantaient en 2005 la « réussite de la grande entreprise européenne d’aéronautique» (sic) pour promouvoir la constitution européenne. Chacun voit aujourd’hui à quoi mène en réalité le projet supranational, actionnarial et néo-libéral qui est à la base du montage du capital d’EADS : à mettre en danger de mort le fleuron de l’aéronautique nationale en menaçant des dizaines de milliers d’emplois directs et induits en France et en Allemagne ; une fois de plus, les travailleurs,-dont les conditions de travail sont déjà fortement dégradées sous couvert de « sauver l’entreprise »-, sont victimes de dirigeants incapables, du lâche retrait des actionnaires privés uniquement préoccupés de profit à court terme, et des frictions au sommet du groupe…

Mais loin de contester le montage capitalistique d’EADS, qui associe l’Axe politique réactionnaire franco-allemand aux trusts du complexe militaro-industriel des deux pays, le gouvernement UMP, les médias et la pseudo-« opposition » socialiste vantent les vertus de Gallois, l’ex-« patron de gauche » (sic) de la SNCF qui a réussi à engager la libéralisation du transport ferroviaire, du fret et du transport voyageur au détriment du service public du rail.

C’est pourquoi le PRCF appelle les salariés d’EADS à refuser catégoriquement TOUT licenciement, sec ou « huilé » en France comme en Allemagne : aux actionnaires publics et privés de prendre sur leurs copieux dividendes, leurs stock-options et leurs plus-values boursières ! Ce n’est pas aux caisses de retraites d’assumer les pré-retraites éventuelles de salariés qui ne demandent qu’à travailler ! Ne laissons pas opposer les travailleurs français et allemands, également victimes de la politique de dirigeants soumis au capital international. A l’Axe franco-allemand réactionnaire Chirac/Merkel/SPD, opposons la solidarité de classe des salariés des deux rives du Rhin ! TOUS ENSEMBLE, ALLE ZUSAMMEN !

Exigeons la dé-privatisation complète d’EADS qui doit échapper à la pression des actionnaires privés et redevenir une grande entreprise entièrement et définitivement publique et nationale jouant un rôle moteur dans l’essor industriel de la France, menacée de désindustrialisation par l’UE supranationale, le MEDEF et la mondialisation capitaliste. Rejetons la « solution » Fillon qui demande à l’Etat de recapitaliser EADS avec l’argent du contribuable pour… le rendre aux rapaces du privé quand l’entreprise sera redevenue rentable à coups de délocalisations ! Revendiquons la re-nationalisation d’Airbus Industrie et la constitution d’un pôle public national aéronautique par la nationalisation démocratique de Dassault, Lagardère et SNECMA, dont les profits doivent revenir à la nation !

Refusons les diktats de Merkel, qui sur ce dossier comme sur la constitution européenne, parle en maître au peuple français alors que nos gouvernants « euro-tétanisés » et antinationaux n’osent pas défendre l’intérêt national assorti d’une vraie COOPERATION en Europe. Le gouvernement UMP serait responsable des éventuels licenciements, ainsi que la Commission de Bruxelles ennemie déclarée de tout ce qui est national, industriel et public.

Car la solution n’est pas de mettre en place l’européanisation-privatisation accélérée d’EADS, qui livrerait davantage ce secteur stratégique au profit-roi, aux diktats de Berlin et à l’irresponsabilité des eurocrates. Un travail commun efficace entre France et Allemagne passe par la coopération directe et transparente d’Etat à Etat engageant franchement les gouvernements comme ce fut d’abord le cas pour Airbus ou Ariane ; la sécurisation de l’aéronautique française passe par une nationalisation solide et définitive du secteur aéronautique-aérospatial, par des droits démocratiques étendus de contrôle et de proposition des personnels sur la gestion d’EADS. En serait-on là si on avait à temps écouté ces spécialistes que sont les ingénieurs, techniciens, ouvriers et employés d’EADS ?

Osons aussi mettre en cause l’euro, qui plombe nos exportations industrielles en les renchérissant de 30% par rapport au dollar et à Boeing, qui favorise la désindustrialisation de la France voulue par le MEDEF et qui asphyxie nos services publics et nos acquis sociaux astreints aux diktats de la Banque européenne de Francfort. Exigeons une politique industrielle nationale planifiant le développement (car l’emploi industriel est en danger sur tous les fronts !), dénonçons la « concurrence libre et non faussée » qui fait de la France un terrain de chasse pour les spéculateurs. Face aux illusionnistes de la fausse gauche et à leur introuvable « Europe sociale », contestons l’appartenance de la France à cette U.E. maastrichtienne qui désintègre notre pays, son secteur public, sa recherche, sa langue, sa culture, son école laïque, ses acquis sociaux, et sa grande industrie.

En lieu et place d’un directoire d’entreprise actionnarial, opaque, supranational et semi-privé, secoué par les conflits à répétition, les délits d’initiés et l’incompétence, l’avenir est à la coopération industrielle directe et transparente d’Etat à Etat sous le contrôle démocratique de la nation et des personnels ; c’est cette méthode qui a permis de lancer avec succès les projets Ariane et Airbus, alors que le fonctionnement actionnarial d’EADS sème le désarroi dans des milliers de foyers ! Refusons la collaboration de classes entre Louis Gallois, pompier du grand capital et exécuteur doucereux de ses basses œuvres, et les salariés licenciables et sur-exploitables à merci d’EADS !

Travailleurs français et allemands, unissez-vous ! Résistance ! Deutsche und französiche Arbeiter, vereinigt euch! Widerstand ! Vive l’Europe des luttes et la coopération entre peuples souverains! Nieder mit dem Maastrichter Europa des Grosskapitals !

 

Anticapitaliste - Internationaliste - Révolutionnaire 

par PRCF publié dans : prcf-38
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Jeudi 22 février 2007

SAMEDI 10 MARS 2007  15H

 

 Place Victor Hugo Grenoble

 

 

GRANDE MARCHE

 

 

Grenoble pluriculturel et contre tous les racismes

 

 

Français, résidents étrangers, immigrés, sans papiers: SOLIDARITE !

 

 

 

Citoyens grenoblois, nous tenons à affirmer, de TOUTES NOS DIVERSITES, DE TOUTES NOS COULEURS,  DE TOUTES NOS MUSIQUES :

 

 

-         Que pour nous l'ETRANGER, qu'il soit résident, immigré, demandeur d'asile, sans papiers, n'est pas un "problème", encore moins une menace, mais au contraire une richesse, un apport éminemment positif, tant au niveau humain que culturel et économique. Et l'existence dans notre ville d'une quarantaine de populations étrangères ou issues de l'immigration ( Maghreb, Afrique subsaharienne, Asie, Amérique Latine, Europe du Sud et de l'Est...) est une immense richesse qu'il faut reconnaître et promouvoir.

 

-         Que nous devons exiger pour tous les citoyens, quelque soit leur nationalité, l'EGALITE DES DROITS: droit aux papiers, droit au logement, droit au travail, droit de voter et d'être éligible au minimum aux élections locales.

 

-         Que nous refusons toute hiérarchie entre les racismes: la ville de Grenoble et nous citoyens devons éviter absolument toute mise en avant de telle ou telle forme de racisme ou de lutte anti-raciste. L'actualité montre que la haine, le mépris, le rejet, la discrimination sociale, économique, culturelle concernent et touchent aussi bien les populations d'origine "noire", arabe, rom, juive. Et qu'il faut à tout prix sauvegarder l'UNITE de la LUTTE ANTI-RACISTE et éviter pour cela tout ce qui pourrait être perçu comme communautarisme.

 

par prcf isère publié dans : prcf-38
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Jeudi 22 février 2007

                                                                                       MORT D’UN FASCISTE

 

 

 

Il est mort à 96 ans, de vieillesse, entouré par les siens, comme un bon vieillard.

 

Papon qui organisa l’envoi vers les camps de la mort de 1560 juifs de Gironde, hommes, femmes, vieillards, enfants, parqués dans des wagons à bestiaux comme des animaux, Papon le complice des nazis assassins, jugé et condamné (insuffisamment) pour ses crimes, est mort libre ! Honte à jamais à ceux qui autorisèrent sa sortie de prison !

 

Cet exécuteur zélé de la politique pétainiste a connu le parcours exemplaire d’un serviteur du capital issu lui-même de la haute bourgeoisie, dont la motivation essentielle, l’ambition mise à part, fut la haine des travailleurs et surtout des communistes.

 


Il est entré dans la haute administration sous la 3° République, mais dès l’armistice conclu avec l’Allemagne hitlérienne, il se met au service du régime de Vichy.

 

En 1942, il est nommé Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, en ZONE OCCUPEE, c'est-à-dire sous autorité nazie. Il a dans ses fonctions le service des questions juives, chargé du recensement, de l’arrestation et de l’envoi des juifs de la région bordelaise vers Drancy et les camps d’extermination. Mais ses fonctions sont aussi d’organiser la répression contre la Résistance et sa composante la plus dynamique, les communistes.

 

En Gironde, la « résistance gaulliste », pour assurer l’avenir de la haute bourgeoisie régionale, a négocié des accords avec les nazis et la gestapo au nom de son anticommunisme viscéral. Cela explique pourquoi le criminel de guerre Papon fut maintenu dans ses fonctions de Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, sur ordre de de Gaulle qui connaissait parfaitement son passé mais pour qui : « l’autorité de l’Etat est si sacrée, le péril constitué par les communistes si intolérable, qu’il est disposé à accepter sans trop de problème de conscience des hommes qui ont pu, un moment assez long, travailler pour le compte de Vichy » (Eric Roussel).

 

Papon est même nommé préfet des Landes en 1945 ; préfet de Corse en 1947, puis préfet de Constantine (Algérie) en 1949. En 1951 il devient secrétaire général de la Préfecture de police de Paris. En 1954 il est nommé au Maroc comme secrétaire général du protectorat ou il organise la répression contre les nationalistes marocains, puis en 1956 on le retrouve préfet de Constantine en pleine guerre d’Algérie.

 

le 17 octobre 1961
En avril 1958, Papon est nommé préfet de police de Paris ; à ce poste stratégique il joue un rôle important au moment du coup de force du 13 mai. Il participe aux réunions gaullistes des comploteurs qui préparent le retour au pouvoir de de Gaulle. Et bien sûr après le coup réussi, il conserve son poste. Le gouvernement gaulliste lui donne carte blanche ( il a acquis une telle expérience de 1942 à 1944, puis au Maroc et en Algérie…) pour maintenir l’ordre dans les rues de Paris contre les patriotes algériens. C’est ainsi que le 17 octobre 1961 lors d’une marche silencieuse organisée par le FLN , la police à ses ordres massacre de sang froid plus de 200 algériens. Le 8 février 1962 une manifestation contre les assassins de l’OAS, est violemment réprimé par la police aux ordres de Papon, sous directives de de Gaulle, huit manifestants tous communistes dont un jeune de 16 ans sont massacrés, un neuvième meurt des suites de ses blessures.

 

Plaque commémorative au métro Charonne
Sous le talon de fer du capital, les fonctions sont interchangeables, en 1967 Papon quitte la préfecture de police et est nommé par le gouvernement président de Sud Aviation. A l’automne 1968, il devient député UNR du Cher, puis trésorier de l’UNR avec le soutien de de Gaulle.

 

De 1978 à 1981, il est ministre du Budget dans des gouvernements Raymond Barre ( tiens, un autre vichyste). La fidélité ça se paie !

 

Cette partie de sa carrière, de 1944 à 1983, la plus longue, a été très peu mise en lumière et ça s’explique.

 


Ce ne sera qu’en 1983 qu’il sera inculpé de crimes contre l’humanité, mais curieusement, il faudra attendre 1997 pour que débute son procès. Il aura tout au long de celui-ci une attitude arrogante sans un mot de remord pour ses crimes.

 

On connaît la suite condamné à 10 ans de réclusion criminelle et à l’indignité nationale, l’assassin fasciste Papon est libéré au bout de 3 ans pour « raisons de santé ». La complicité de classe a joué à fond.

 


Un fasciste est mort ; son rôle d’assassin ne s’est pas « limité » à la période 1942-1944, toute sa vie démontre ce dont est capable la bourgeoisie

 

 quand elle sent sa domination menacée.

 

 

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Mardi 30 janvier 2007

2007 : pour un « programme-candidat » de rupture avec le grand capital et avec son Europe maastrichtienne

 

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LE PROGRAMME-CANDIDAT !
prcf.predel@wanadoo.fr, initiative.communiste@wanadoo.fr

Le tract au format word : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/uploads/Tractprogrammecandidatnovembre2006.doc

Harcelé par le MEDEF, l’UMP et l’Union européenne, le peuple de France subit le plus grave assaut réactionnaire depuis 60 ans. Notre peuple paie cher les trahisons de Jospin, dont la politique pro-Maastricht a fait le jeu de l’UMP et du FN. Les travailleurs paient aussi la « mutation » du PCF qui, sous la direction de Hue et M.-G. Buffet, a renié son identité ouvrière et révolutionnaire pour s’arrimer au PS.
Mais le peuple de France a toujours su « rebon-dir » dans l’épreuve. En 2005, il a voté Non à l’Europe capitaliste malgré la propagande déchaînée pour le Oui. En 2006, la jeunesse a contraint Chirac à retirer son CPE esclavagiste. Oui, nous pouvons balayer ces milliardaires égoïstes qui font de la France, l’un des plus riches Etats du monde, un pays invivable pour ses travailleurs, ses étudiants, ses privés d’emploi et ses retraités !
Les adhérents du PRCF ne sont pas des politiciens mais des militants bénévoles qui font vivre au présent le grand idéal révolutionnaire du communisme. Ils vous proposent de réfléchir aux conditions qui permettraient d’affronter enfin le grand capital pour ouvrir la voie d’un vrai changement progressiste.

2007 : NE PAS TOMBER DANS le PIEGE TENDU à NOTRE PEUPLE
A droite, le fascisant aristocrate Sarkozy de Nagy-Bocsa rampe devant Bush, traque les immigrés, renforce l’Etat policier et viole sa promesse de ne pas privatiser GDF ; quant à Villepin, il sabre l’Education nationale, laisse le MEDEF délocaliser l’industrie nationale (EADS, Peugeot, Métallurgie…), démantèle les retraites et la Sécu… Cette droite ultra-réactionnaire veut fliquer au maximum la classe ouvrière et la jeunesse, imposer coûte que coûte la constitution européenne et instaurer la dictature patronale dans les entreprises !
Au PS « oui-ouiste », c’est la lutte des places entre les éléphants et la bien nommée « Royal », la favorite des médias patronaux ; cette étrange « socialiste » multiplie les attaques contre les acquis syndicaux, l’école publique et les principes républicains. Elle aussi est en adoration devant la « constitution européenne » !
En 2007, le couple fatal « UMPS » compte enfermer notre peuple dans un face à face perdant entre la droite thatchérienne (Sarko) et la « gauche » blairiste (Royal)… pendant que Facho-Le Pen restera en embuscade. Ebranlés par le Non du 29 mai 2005 et par la victoire des jeunes sur le CPE, les partis du capital veulent utiliser la présidentielle pour forcer les Français à choisir au second tour entre deux ennemis de l’indépendance nationale et des acquis sociaux !

IMPUISSANCE de la « GAUCHE ANTILIBERALE » et « EUROCONSTRUCTIVE »
Or la « gauche antilibérale » refuse de présenter une vraie alternative anticapitaliste. Parce qu’elle refuse d’affronter le grand capital, son Europe et ses relais du PS, la « gauche euro constructive », y compris la direction mutante du PCF, a refusé le 29 mai 2005 d’appeler à la démission de Chirac, à la dissolution du parlement désavoué par le peuple, à la rupture de la France avec le traité de Maastricht. Comme la LCR, LO, le PC mutant sème l’illusion de l’« Europe sociale », cautionnant la construction d’un Etat européen supra-national et ultra-patronal ! Cet état européen, du traité de Maastricht jusqu’au refus d’enterrer la constitution pourtant démocratiquement rejetée, en passant par la stratégie de Lisbonne et les accords cadres entre grand patronat et Confédération Européenne des Syndicats, est le pivot de l’offensive anti-sociale et anti-démocratique menée en France par les monopoles capitalistes et le pouvoir de droite à leur service.
Bien que les chefs de file du petit monde « antilibéral » soient d’accord entre eux pour accepter dans son principe l’Europe capitaliste, ils ne s’en disputent pas moins âprement, sur les candidatures…
Plutôt que de mettre l’accent sur la personne ou sur l’étiquette politique du candidat, le PRCF propose un vrai programme politique anti-capitaliste et anti-Maastricht. Le PRCF appelle les travailleurs à l’ACTION et dénonce le caractère fascisant du régime actuel, qui n’a plus de « république » que le nom !

Le PRCF propose un « PROGRAMME-CANDIDAT » de RUPTURE ANTI-CAPITALISTE et ANTI- MAASTRICHT
A défaut d’avoir les moyens financiers de présenter un candidat franchement communiste porteur à la fois du drapeau rouge et du drapeau tricolore, le PRCF appelle les travailleurs et les progressistes qui ont voté Non à « mettre les pieds dans le plat » ! N’abandonnons pas la politique aux politiciens, faisons NOTRE politique des travailleurs ! Troublons le jeu des politiciens et politiciennes anti-ouvriers de la droite et ses différentes branches de l’extrême droite, de la fausse gauche !

Les conditions d’un vrai changement progressiste
1°) reconquête de la souveraineté nationale : primat du suffrage universel sur toute directive de Bruxelles, jusqu’à sortir la France des traités néo-libéraux et supranationaux européens ; reconquête de la souveraineté monétaire et budgétaire ; construction de l’Europe des luttes ; nouveaux traités internationaux progressistes à l’image de l’ALBA qui lie le Venezuela, Cuba et la Bolivie ; cela implique de renoncer à privilégier le slogan mensonger de « l’Europe sociale » qui abandonne la nation à l’extrême droite et qui enchaîne le monde du travail au fascisant Empire européen en construction !
2°) reconstitution du secteur public et nationalisé(services, crédit et industrie), de manière à réindustrialiser le pays sur la base d’un plan démocratique, du contrôle des changes et des capitaux ; il s’agit de rendre sa place à la classe ouvrière, de réduire l’endettement du pays, d’interdire les délocalisations, de développer la Recherche, d’aider la petite et moyenne agriculture, l’artisanat et le commerce de proximité ;
3°) démocratisation radicale des institutions, annulation des mesures anti-grève, antisyndicales, anti-ouvriers immigrés et anti-jeunes, combat sans merci contre l’extrême droite, le racisme et l’intégrisme religieux, remplacement de la 5ème République antidémocratique par une nouvelle République sociale, souveraine, fraternelle et populaire, substitution d’une armée citoyenne à l’armée européenne de métier, priorité à l’Education nationale laïque ! Droits nouveaux pour les salariés, les étudiants, les citoyens !
4°) justice sociale : forte augmentation des petits et moyens salaires, des pensions et des minima sociaux, taxation du grand capital et des spéculateurs, allègement ou suppression (CSG…) des impôts indirects pesant sur tous et forte fiscalité directe sur les très riches, titularisation des salariés « précaires », priorité au logement social (réquisition des immeubles vides !), accès gratuit à l’Université, abrogation des contre-réformes UMPS (Sécu, retraites, décentralisation, LMD, lois Fillon, travail de nuit des ouvrières, travail des enfants ; etc.) ;
5°) politique internationale de paix s’émancipant de l’OTAN et de l’impérialisme US, coopération avec toutes les forces et tous les pays attachés à la paix, à l’indépendance nationale, à la démocratie et au progrès social ; retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen-Orient ;
Le soutien populaire à ce programme permettrait d’affronter le grand capital et de relancer la lutte pour une société socialiste dirigée par les travailleurs et au service de tous les êtres humains.

Assez d’allégeance au PS, construisons l’ALTERNATIVE dans les LUTTES
Au niveau des alliances, il faut être clair avant le 1er tour ; le PRCF ne veut pas d’un candidat qui se réclamerait du Non de gauche du 29 mai pour rabattre sans conditions sur Royal, la candidate de la gauche-caviar et de Bruxelles ; tout candidat se réclamant du Non du 29 mai doit refuser d’avance d’entrer dans un gouvernement ou une majorité parlementaire pro-Maastricht, quelle qu’en soit l’étiquette.
C’est dans l’action de classe et la démocratie de lutte que doit se construire, comme au Venezuela de Chavez, un Front de Résistance et d’Alternative Populaire.Travailleurs du public et du privé, étudiants, paysans, artisans, un seul ennemi, le grand capital et ses commis politiques de l’UE, de l’ « UMPS » et de l’extrême droite ! Pour cela, soutenons un « programme-candidat » pour une rupture progressiste, portons-le ensemble dans les entreprises, les quartiers populaires, les lycées et les facs, préparons « en bas » la renaissance sociale et républicaine de notre pays ! Refusons la trêve des luttes sociales sous prétexte de période électorale

RECONSTRUIRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE
Tant que les travailleurs ont disposé d’un puissant PCF, marxiste, combatif, lié à la classe ouvrière, ils ont tenu le grand patronat en respect. La « mutation » du PCF, les reniements de ses dirigeants, ont privé le monde du travail de son parti politique « historique ».
C’est pourquoi le P.R.C.F. invite les travailleurs et les jeunes à rejoindre son combat pour reconstruire un vrai parti communiste : c’est indispensable pour sauver notre pays du désastre et pour faire renaître en France l’espoir du vrai changement !

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Vendredi 8 décembre 2006

                                                                                                                                        27 novembre 2007

 

                                                                 

 

Aux animateurs nationaux et locaux des Collectifs Unitaires issus de la campagne pour le NON à la Constitution Européene.

 

 

Chèr(e)s camarades et ami(e)s

 

 

Vos collectifs vont avoir prochainement à se prononcer sur la candidature dite « anti libérale » à l’élection présidentielle.

 

A cette occasion nous souhaitons vous faire publiquement connaître l’état de notre réflexion, puisque nous avons pris part dans plusieurs départements à la campagne unitaire pour le NON progressiste, et vous proposer une rencontre.

 

 Pour votre information, il faut d’abord que vous sachiez que le PRCF a pour objectif de faire renaître un vrai parti communiste révolutionnaire en France, luttant contre le capitalisme et pour une société communiste sous les plis du drapeau rouge et du drapeau tricolore, comme le faisait le PCF avant d’être dénaturé par sa mutation.. Il faut également savoir que nous sommes organisés dans quarante départements et présents dans les cinquante cinq autres.

 

Il faut ensuite savoir que nous avons marqué de notre activité la campagne pour le NON à Lens (62) où se trouve une de nos sections importantes, dans le cadre du comité unitaire que nous avons contribué à animer, avec le PCF, de militants écologistes exclus des « verts », de Radicaux républicains (URR), de militants d’ATTAC, de membres du SNES et de la CGT.

 

Or, malgré nos multiples relances après le 29 mai 2005, il a été strictement impossible de réunir ce collectif unitaire. Il n’y a même pas eu de réponse politique, simplement des fin de non recevoir répétées. La raison principale tient à la volonté de la Fédération départementale du PCF 62 et de sa section lensoise qui veulent manifestement refuser tout contact avec les communistes non alignés sur la mutation que nous sommes.

 

Il serait donc anormal que dans ce département, quelque comité unitaire, créé en dernière minute et excluant le PRCF, déléguât  qui que ce soit au collectif national pour « élire » tel (le) ou tel(le) candidat(e).

 

Disant cela nous n’avons cure de barrer la route à qui que ce soit ou de pousser qui que ce soit. Simplement nous voulons être respectés comme nous respectons les autres et nous dénonçons une « unité » à géométrie variable, excluant ou incluant tel ou tel groupe en fonction des intérêts d’appareil. L’unité doit inclure TOUTES les forces du NON progressiste ou elle ne sera que l’habillage d’actions politiciennes.

 

Sur le fond politique, notre position est la suivante :

 

1°) nous considérons que l’élection présidentielle au suffrage universel, agrémentée du « quinquenat » et verrouillée par les duellistes/duettistes maastrichtiens de l’UMPS (avec Le Pen en embuscade) est profondément anti démocratique et que la tâche numéro un des militants progressistes est de dénoncer ce régime plus monarchique que républicain autoritaire et de plus en plus fascisant. Le terrain principal pour le mouvement ouvrier et populaire est et demeure celui des luttes sociales et politiques de masse. Ce qui signifie que selon nous, toute la campagne à venir doit être inséparable du mouvement social et appeler à son développement.

 

2°) Cela ne signifie pas qu’il faille se désintéresser de cette élection. Nous avons été la première force politique française, à déposer une pétition nationale de mille noms, initiée par le Doyen de l’Assemblée Nationale, Georges Hage (président d’honneur du PRCF), pour exiger du président de la République un référendum permettant de dire NON à la constitution européenne et à l’élargissement européen de type néo colonial qui a été imposé aux anciens pays socialistes d’Europe. Le triomphe du 29 mai a montré que la lutte électorale peut être un ferment politique pour le rassemblement majoritaire du peuple contre la politique du grand capital.

 

3°) Il est fondamentalement nécessaire que les forces du NON progressiste ne se subordonnent pas au  Parti « socialiste » et à sa candidate, la très réactionnaire Ségolène Royal et que le Mouvement populaire fasse un pas décisif lors de cette campagne pour s’émanciper du PS et de l’ex « gauche plurielle », totalement alignée sur les directives bruxelloises (n’oublions pas le rôle du gouvernement Jospin dans la mise en place de l’euro et dans le traité de Barcelone).

 

On ne peut aller vers l’indépendance retrouvée du peuple vis-à-vis de la social-eurocratie, en annonçant avant même le premier tour et sans aucune condition qu’on votera Royal au second tour !

 

Une telle politique revient à faire du vote dit «  anti libéral » non pas une grande force indépendante, mais un simple moyen de faire pression sur le PS dans le but d’obtenir des concessions pour les législatives et quelques ministères en cas de victoire.

 

Ce manque de clarté et d’indépendance envers un PS de plus en plus éloigné des vrais problèmes du peuple, ouvre la voie à la pire réaction sarkozyste et Le Peniste.

 

4°)  Enfin et surtout nous considérons que la campagne électorale doit être le moyen de popularise un véritable programme de rupture progressiste avec la domination étouffante du grand capital sur la vie nationale.

 

C’est dans cet esprit que le PRCF va diffuser des centaines de milliers de tracts aux entreprise, dans les cités populaires et sur les campus pour appeler au soutien d’un « programme candidat » dont les points principaux sont les suivants :

 

 

a)            Reconquête de la souveraineté nationale sur tous les plans, et sortie de l’Union européenne du    grand capital. Comme la grande majorité des travailleurs qui ont voté NON, nous n’avons aucune illusion sur l’  « Europe sociale » ; génétiquement l’Union Européenne est un empire capitaliste et expansionniste dont l’organisation est de A à Z commandée par la lutte contre le mouvement ouvrier, contre la laïcité, contre la souveraineté nationale et populaire, contre le socialisme, et dont le but final est de battre le partenaire-rival étatsunien dans la lutte impitoyable que se livrent les sociétés transnationales pour la domination des marchés.

 

Au demeurant nous ne faisons que constater la volonté populaire, car en rejetant la constitution de l’UE le 29 mai 2005, le peuple souverain a rejeté sa partie III qui résume les traités de Rome, Maastricht et Nice. L’Union Européenne et ses tenants ont été délégitimés, à la gauche réellement populaire d’en tirer toutes les conclusions.

 

    

 

  b)       Abrogation de toutes les contre réformes réactionnaires de l’UMPS  (autorisation du travail     de nuit des ouvrières et des moins de quinze ans, privatisations, accords européens de Lisbonne et de Barcelone, lois Fillon, plan Juppé, dérembousements de la Sécu etc…

 

 

c)    Reconstitution d’un large secteur public par la nationalisation sans indemnités du secteur    bancaire et financier et des entreprises du CAC 40 ;    renationalisation de la Banque de France et de l’ensemble du secteur public privatisé depuis 1983 (EDF-GDF, SNCF, Poste et Télécom, Air France, etc…). Abandon de l’€ et retour à la monnaie nationale (avec mesures de protection).

 

Mise en place d’une planification démocratique combinée à de larges pouvoirs de contrôle et d’intervention des travailleurs et des citoyens, dans le but d’aménager rationnellement le territoire.

 

Préservation et soutien de la petite et moyenne agriculture, la pêche artisanale, le commerce de proximité, l’artisanat. Relance de la réindustrialisation du pays en tenant compte des particularités locales et lutte sur le fond pour réduire massivement le chômage et élever le niveau de vie en créant des emplois productifs..

 

Rupture avec l’OMC et protection des productions nationales stratégiques. Interdiction des délocalisations et confiscation par l’Etat des entreprise qui ferment en étant bénéficiaires ou après avoir touché des fonds publics pour l’emploi ; mise en place d’une politique industrielle concertée avec les travailleurs concernés.

 

 

d)     Signature de nouveaux traités internationaux (non enfermés dans le cadre européen) du type de l’ALBA en Amérique du Sud. Traités fondés sur la coopération et l’échange et non sur la volonté de domination économique et sur la course au profit.

 

        Sortie de la France de l’OTAN et des traités similaires (ASEAN etc…)

 

 

e)     Large développement d’une démocratie populaire de lutte dans l’entreprise et sur les lieux de  vie.

 

Elargissement des droits de contrôle et d’intervention des Comités d’entreprises.

 

Abrogation de la constitution monarchique de la 5° République et élaboration d’une nouvelle constitution démocratique inspirée des principes de 1793 , de la Commune et du Conseil National de la Résistance.

 

Proportionnelle à toutes les élections. Abolition de toutes les lois anti immigrés, droit de vote pour ces derniers aux élections locales. Démocratisation des médias et contrôle des usagers sur ceux çi.

 

Abrogation des textes sur l’armée de métier, constitution d’une armée citoyenne exclusivement  au service de la défense nationale. Démocratisation et unification de la police.

 

 

f)       Politique planifiée de progrès social, tournée vers l’élimination du chômage, de la précarité et de la misère. Reconstitution et élargissement des grands acquis de 1945 dus à l’intervention des travailleurs et des ministres communistes :

 

Sécurité sociale, retraites par répartition, comités d’entreprises, conventions collectives

 

(Ambroise Croizat)

 

Statut de la fonction publique, statut du mineur, statut du fermage et métayage

 

(Maurice Thorez)    Nationalisations (Marcel Paul).

 

Mesures pour un enseignement public, laïque et gratuit de qualité. Développement de la recherche scientifique publique.

 

Amélioration sensible du niveau et de la qualité de vie du peuple (salaires, retraites et pensions, soins médicaux, indemnités de chômage) mais aussi logement social (réhabilitations, constructions, baisse de la quittance par le retour de l’aide à la pierre et l’abrogation de la TVA),confiscation des logements vides pour les mal logés,  dépollution de l’air et de l’eau ; taxation du transport par camions ; abrogation des cadeaux fiscaux et des subventions publiques au grand patronat ; abrogation des taxes et retour à l’impôt fortement progressif ; fiscalité pénalisant le grand capital, la spéculation boursière et immobilière, les très grandes fortunes ; lutte contre les « paradis fiscaux » et contrôle des changes et des capitaux.

 

Utilisation des banques pour soutenir la petite et moyenne agriculture, l’artisanat et les PME à créer des emplois stables et bien rémunérés. Transformation des emplois précaires en emplois stables.

 

Ces propositions sont indiquées à titre d’information. Nous savons qu’à l’heure actuelle les comit