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Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Samedi 19 mai 2007
La formidable contradiction du populiste Sarkozy de Nagy-Bosca
 
 
            A peine élu, le nouveau président de la République Française – ou du cadavre de celle-ci -, nous fait preuve déjà d’une énorme contradiction, bien en accord avec la démagogie du candidat du MEDEF.
 
            Mr Sarkozy, réactionnaire dans l’âme, prône depuis longtemps déjà la rupture avec Mai 68, et tous les acquis sociaux qui vont avec. Rappelons-nous : 10 millions de travailleurs en grève générale qui ont fait plié l’oligarchie de Mr De Gaulle, contraint à parlementer (par le biais de Mr Chirac) et à instaurer, sous la pression révolutionnaire de nos camarades combattants et de l’encore communiste PCF, une augmentation de 25% du SMIC, de 10% des salaires, des 40h hebdomadaires, de l’intégration légale des syndicats en entreprise. Ces acquis des farouches luttes des communistes de France, Nicolas Sarkozy souhaite les remettre en cause aujourd’hui. Le droit de grèves, les libertés syndicales, bref le DROIT DE SE DEFENDRE pour les travailleurs sont aujourd’hui menacés, balayant d’un trait tout l’héritage communiste de France (pour cela, la trahison du PCF a largement favorisé les choses).
 
            De même, Mr Sarkozy et ses médias chéris, dès avant les élections, avaient trouvé un coupable idéal pour les futures violences que provoqueraient son accès au trône : ce sera l’extrême gauche unique responsable des violences, l’extrême gauche dans son ensemble, sans distinction idéologique ou pratique entre les gauchistes et les communistes. Tant pis, si le coupable n’existait pas, il aurait fallu l’inventer. Et qu’importent la non participation des vrais communistes aux violences réactionnaires qui détruisent les voitures des prolétaires.
 
 
 
            MAIS par contre, dans un formidable revirement non expliqué, Mr Sarkozy rend hommage à NOTRE camarade Guy Môquet, tombé sous les balles nazies au camp de Chateaubriand le 22 octobre 1941, âgé de 16 ans.
 
            Soit disant que Mr Sarkozy de Nagy-Bocsa serait légitime à se revendiquer de l’héritage révolutionnaire de ce héros communiste, membre de la Jeunesse Communiste, alors même que Mr Sarkozy de Nagy-Bocsa désire détruire point par point tout l’héritage des luttes ouvrières et communistes. Comment à la fois rejeter Mai 68 et se revendiquer de Guy Môquet ?
 
            Mr Sarkozy, sachez que Guy Môquet n’est pas mort pour une « concurrence libre et non faussée ». Guy Môquet est mort, lui, en criant « Vive la France ». Il ne désirait pas enchaîner le peuple français à l’oppressante Union Européenne et à l’envahissant empire étatsunien. Guy Môquet n’était pas l’ami des ancêtres du MEDEF, qui eux s’écriaient alors « Plutôt Hitler que le Front Populaire », et collaboraient massivement avec les barbares fascistes.
 
            Guy Môquet, s’il aurait vu votre hommage, il vous l’aurait craché à la figure. Cessez d’outrager la mémoire de nos Héros, Mr Sarkozy.
 
 


Guy Môquet, dans nos rangs !
par PRCF publié dans : prcf-38
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Samedi 28 avril 2007
par JRCF Nord publié dans : Affiches
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Samedi 28 avril 2007
Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France

Présidentielles 2ème tour : Faire barrage à la fascisation et d’abord battre Sarkozy

La direction du PRCF se réunira le 29 avril afin de procéder à l’analyse détaillée du premier tour et arrêter toute décision utile. Dans l’immédiat il est possible de faire les remarques suivantes :


1. Comme les électeurs l’ont senti en participant massivement, il s’agit d’un scrutin historique qui décidera ou refusera la « rupture Sarkoziste », fascisante et ultra-patronale, visant les acquis sociaux de 1945 et l’héritage républicain de la révolution Française. Les appels au boycott lancés par certaines organisations communistes ne pouvaient pas dans ces conditions trouver un écho.


2. Même si Le Pen recule, se trouve éliminé pour le 2éme tour, les tendance lourdes à la fascisation dénoncées par le PRCF sont confirmées puisque le socle commun des candidats fascisants Sarko-Le Pen-de Villiers atteint un niveau inégalé (plus de 40%) ; Cette tendance à la fascisation est liée à 2 facteurs principaux :

• Du côté de la grande bourgeoisie, il s’agit de faire passer en force la politique européenne de casse de la France, politique que le peuple a rejetée lors du référendum de 2005 et dans sa lutte victorieuse contre le CPE : ainsi Sarkozy se prépare notamment à casser le droit de grève, à démolir les statuts des salariés et à pratiquer en France la chasse aux communistes telle qu’elle se pratique dans un certain nombre de pays d’Europe

• Du côté d’un certain nombre de salariés, la fascisation est liée à l’incapacité de la fausse gauche socialiste et de la fausse extrême gauche à combattre clairement le capitalisme, son Union Européenne , et à défendre les acquis nationaux du peuple français. Elle résulte aussi de l’abandon des principes communistes de lutte de classe au bénéfice de la démagogie fascisante de Sarko et Le Pen désignant en permanence des boucs émissaires : immigrés, fonctionnaires, jeunes…


3. Fondé sur le vote utile qui a asséché la « gauche antilibérale », le score de Ségolène Royal, bien qu’important, la laisse en grande difficulté pour le second tour ; rien de surprenant à cela : Royal à fait sa pré-campagne et une bonne partie de sa campagne au centre droit, ouvrant ainsi un boulevard à Bayrou ; la bipolarisation de la politique en France est partiellement érodée, mais cette érosion s’opère par la droite.


4. Lourde est la responsabilité des leaders « antilibéraux » qui, en se divisant, en menant campagne sur le thème discrédité de l’europe sociale, en rejetant toute lutte pour la défense de l’indépendance nationale, ont laissé le champ libre aux ennemis de la Nation travestis en patriotes : Sarko- Le Pen- de Villiers


5. Malgré l’engagement de ses militants le Parti Communiste réalise un score très faible, le plus mauvais de toute son histoire ; le fait pour M.G.Buffet d’avoir remisé son étiquette PCF, d’avoir cultivé le doute sur sa participation à une majorité présidentielle dirigée par Royal, d’avoir elle aussi, rallié l’europe sociale au détriment du combat pour l’indépendance nationale, n’a pas permis au Parti Communiste de rebondir ; Il s’agit maintenant pour les militants , membres ou non du PCF, qui veulent continuer le communisme en France, de s’émanciper totalement de l’action de cette direction en faillite et d’organiser une large convergence orientée vers le combat de classe.

Dans ces conditions, alors qu’un grave péril menace les libertés démocratiques, l’indépendance nationale et les acquis sociaux, le PRCF appelle à créer à la base une dynamique populaire pour faire barrage à la sarko- fascisation du pays

 N’oublions jamais que quand la droite extrême s’empare du pouvoir elle impose pour de très longues années sa dictature anti démocratique et anti sociale ; les opposants sont pourchassés sans pitié ; les exemples pas si lointains de l’Allemagne hitlérienne, et du Portugal Salazariste, sont encore présents dans les mémoires pour en témoigner.

 


Sans état d’âme, comme l’a demandé le Comité Politique National du 25 février, utilisons le bulletin Royal pour battre Sarkozy, sans pour autant apporter le moindre soutien politique à cette candidate pro-Maastricht et favorable à la constitution européenne. Quel que soit l’élu le 6 mai, l’alternative progressiste naîtra de l’opposition populaire et de la nouvelle résistance antifasciste.


Mais dès aujourd’hui, c’est dans l’action qu’il faut préparer la défaite de sarkozy en organisant un premier mai de lutte antifasciste et anti maastricht, pour les salaires, l’emploi, les services publics, les statuts, la défense du droit de grève et des libertés syndicales.

C’est pourquoi il est impératif que la pression soit mise sur les états majors syndicaux afin qu’ils sortent de leur indécente réserve et appellent les travailleurs à contrer la fascisation, dans la rue, dans les entreprises et dans les urnes.

Le PRCF appelle ses organisations à se réunir d’urgence pour prendre des initiatives allant dans ce sens.

Plus fondamentalement, il faut agir avec détermination pour organiser la Renaissance d’un vrai Parti Communiste unissant le drapeau tricolore au drapeau rouge ; il faut agir pour rassembler tous les progressistes dans un large Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Populaire.

Il y a urgence ! N’attendons pas demain.

Le 23 avril 2007

 
par PRCF publié dans : prcf-38
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Mardi 27 mars 2007

Qui menace « l’identité nationale » ?

« Que je change à jamais celle des travailleurs, ma France… ». Jean Ferrat

Par Georges Hage, Georges Gastaud et Jean-Pierre Hemmen (PRCF)

 

Approfondissant son indécent compagnonnage avec Le Pen, M. Sarkozy de Nagy-Bocsa annonce qu’il créera un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » s’il est élu président de la République. La tâche de ce ministère serait notamment d’aggraver les conditions du regroupement familial.

 

Pour justifier cette nouvelle mesure xénophobe, l’ex-maire de Neuilly, enfant chéri du MEDEF et digne héritier des aristocrates anticommunistes hongrois, prétend qu’il faut « expliquer l’identité nationale » aux étrangers ; il veut aussi imposer aux familles immigrées de « parler correctement français », d’avoir un emploi stable et un loge-ment décent avant même d’avoir posé un pied en France : bref, les immigrés et leur famille doivent débarquer à Marseille ou à Orly en état de parfaite « employabilité » (sic) sans avoir coûté un sou à l’Etat français ni au grand patronat, dont Sarkozy défend l’intérêt égoïste en se drapant dans les plis du drapeau tricolore !

 

Plusieurs associations antiracistes ont relevé les contradictions de ce projet provocateur alors même que Sarkozy a multiplié les lois (et les actes !) xénophobes depuis cinq ans. Mais à notre connaissance aucun des censeurs de Sarkozy n’a mis l’accent sur l’essentiel : l’essence de la proposition sarkozyste consiste en effet à mettre en opposition « l’identité nationale » et l’immigration de manière aussi odieuse qu’absurde !

 

Après les communistes Thorez et Politzer qui durent opposer cette évidence aux « bons Français » pro-nazis des années 30, rappelons que l’identité de la nation française s’est forgée par la fusion d’une multitude de populations venues chercher refuge dans l’hexagone au fil de l’histoire. C’est la Révolution française qui créa la France républicaine sur des base politiques, laïques et démocratiques.

C’est le mouvement révolutionnaire des 19 et 20èmes siècles, d’abord dans sa version bourgeoise démocratique, puis dans sa version prolétarienne et communiste, qui consacra les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de solidarité, de progrès social, qui sont au cœur de ce que l’histoire de France porte de plus authentiquement universel.

 Dans la formation de cette identité moderne, Rousseau (Genevois), Marat (Piémontais), les Communards Frankel (Hongrois), Dombrowski (Polonais), Elisabeth Dimitriev (Bulgare), jouèrent un rôle majeur ; tout comme les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée, incarnés par la haute figure de Manouchian, furent le fer de lance de la résistance française armée contre Hitler et Pétain.

 

A l’inverse, de « bons Français de souche », nobles et grands bourgeois, ne cessèrent au cours de l’histoire, de vendre la France aux potentats étrangers pour sauver leur privilèges de classe; ainsi de l’Evêque Cauchon qui livra Jeanne d’Arc au bûcher anglais ; ainsi des Emigrés de Koblentz qui rallièrent l’Europe contre-révolutionnaire coalisée pour étouffer notre 1ère République ; ainsi d’Adolphe Thiers et de ses bons bourgeois de Versailles, qui pactisèrent avec Bismarck pour écraser la Commune ; ainsi des Maîtres de forge et autres « munichois » des années 30 qui s’exclamaient plutôt Hitler que le Front populaire… avant de collaborer avec le Reich pour traquer les « judéo-bolchéviks » !

 

Aujourd’hui, les actionnaires du CAC 40 délocalisent massivement notre industrie ; par gouvernement inter-posé, ils détruisent les services publics et d’autres conquêtes de la Résistance ; c’est le Baron Seillière qui, devenu président du patronat européen, veut (en France même !) imposer l’anglais comme unique « langue unique des affaires et de l’entreprise » avec la complicité de l’Union Européenne. Ce sont les patrons d’Alcatel et d’Air « France » (sic) qui imposent le « tout anglais » dans leurs sièges parisiens pendant que Gallois désosse Airbus au nom du plan « Power » 8. C’est Hallyday, le grand ami « people » de Sarko qui renie la France pour planquer ses milliards en Suisse ou à Monaco !

 

Quant au « patriote » Sarko, qui dit défendre « l’identité française » contre les immigrés, il affiche cyniquement sa volonté de « rupture avec le modèle social français » ; le même défenseur des « valeurs françaises » claironne sa volonté d’en finir avec la loi laïque de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat. En fait, la seule « identité française » qui plaise à l’apprenti-dictateur de l’UMP, c’est le colonialisme, dont le’UMP prétendait encore tout récemment imposer une lecture positive aux professeurs d’histoire ! C’est le même Sarkozy qui file à Washington faire allégeance aux guerres US passées, présentes et à venir ! C’est encore et toujours Sarkozy, aidé par l’UDF et par le PS maastrichtien, qui veut faire passer en force la constitution européenne en contournant le vote souverain du 29 mai 2005 !

 

Bien entendu, il ne faut pas compter sur Sarkozy pour rappeler à l’ordre ce PDG « français » qui ose déclarer : « la France a un handicap, sa langue ». Car Sarkozy n’aura jamais un mot contre les « immigrés » de SA CLASSE

, ces riches oisifs d’Europe du nord qui, du Limousin à la Côte-d’Azur, font main basse sur des villages entiers, « explosent » le prix de l’immobilier et rendent des régions françaises inabordables à l’« indigène » de base. Car Sarkozy ne vise pas « l’étranger » en général, mais seulement l’OUVRIER immigré et sa famille ; à travers ce dernier, toute la classe ouvrière est ciblée : car plus forte sera la pression sur l’ouvrier étranger, plus pesante sera la dictature patronale sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la dignité de TOUS les salariés !

 

Gageons que Sarko n’éprouvera pas non plus le besoin d’enseigner « l’identité française » aux immigrés venus de l’Est : circulaire Bolkestein oblige, la « Franceurope d’en haut » se gardera bien d’enseigner le français et d’expliquer le code du travail français aux travailleurs des ex-pays socialistes, où la contre-révolution a détruit l’industrie socialiste et contraint les demandeurs d’emploi à un exil massif ! On le voit, Sarkozy se rit de « l’identité française », ce qu’il veut encore et toujours, c’est augmenter sans fin les profits du grand patronat !

 

En fait d’« identité », Sarko est l’ennemi le plus résolu de l’héritage républicain de la nation ; il est en cela le reflet fidèle de sa caste, l’oligarchie financière, qui désintègre la France pour intégrer l’Empire européen du capital. Mais pour liquider la France républicaine qui leur résiste (29 mai 2005, lutte anti-CPE…), Sarko et l’UMP ont besoin de DIVISER les travailleurs en excitant l’immonde racisme.

 

Eh bien nous, militants franchement communistes qui assumons la France progressiste des Sans-Culotte et autres Communards, c’est avec les travailleurs immigrés que nous défendons la nation française issue des Lumières, de 1789, 1936, 45 et de Mai 68. Jamais nous n’abandonnerons la Marseillaise, sœur jumelle de l’Internationale, à Le Pen et à l’UMP, ce parti anti-ouvrier et antinational en voie de fascisation rapide.

 

Car un travailleur africain qui manie le marteau piqueur sur nos routes, un écrivain américain qui obtient le Goncourt en écrivant en français, une lycéenne d’origine mahgrébine qui étudie Descartes dans un lycée laïque, méritent mille fois plus de la France républicaine qu’un manager « français » qui rédige en anglais un ordre de délocalisation, qu’un chanteur américanisé qui renie son public pour planquer ses milliards… ou qu’un ministre de l’Intérieur-candidat qui abuse de ses fonctions officielles pour mener campagne aux frais du contribuable !

 

Pour le PRCF

Georges Hage, député, doyen de l’Assemblée nationale- Georges Gastaud, philosophe, auteur de Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France-- philosophe, auteur de- Jean-Pierre Hemmen, co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- Léon Landini, co-président du PRCF, a. Franc-Tireur et Partisan de la Main d’œuvre Immigrée, Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. Annie Lacroix-Riz, historienne, auteur de Le choix de la défaite..historienne, auteur de ..

philosophe, auteur de- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. historienne, auteur de ..

philosophe, auteur de- co-président du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- co-président du PRCF, a. , Officier de la Lég. d’honneur pour actes de Résistance. historienne, auteur de ..
par PRCF publié dans : prcf-38
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Mardi 20 mars 2007

Lettre ouverte des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

(organisation de jeunesse du Pôle de Renaissance Communiste, PRCF)

aux organisations de jeunes se réclamant de Guy Môcquet, de Jean Jaurès et de Jean Moulin.

18 mars 2007

 

Digne héritier de la noblesse fasciste hongroise, Sarkozy de Nagy-Bocsa n’a pas le droit de récupérer Guy Môcquet !

Les J.R.C.F. proposent aux organisations se réclamant de Guy Môcquet, de Jaurès et de Jean Moulin d’organiser ensemble une manif nationale unitaire contre Sarkozy.

Jeunes militants franchement communistes, nous avons d’indiscutables raisons de nous reconnaître en Guy Môcquet, l’héroïque jeune communiste fusillé par les nazis, et de trouver ignoble l’exploitation que vient à nouveau de faire de son nom le fascisant agité Sarkozy (« France-Europe Express », 18-03-2007) dans le cadre de sa chasse aux voix.

 

Fils du député communiste Prosper Môcquet, qui fut emprisonné avec ses camarades du « chemin de l’honneur » par Daladier pour avoir refusé de renier le PCF interdit, G. Môcquet personnifie, avec tant d’autres jeunes communistes morts pour la France, l’engagement antifasciste et patriotique du PCF et de la Jeunesse communiste pendant la « drôle de guerre » et l’Occupation.

 



Malgré le déferlement de calomnies qui accablent le PCF de Duclos et l’URSS de Stalingrad en ces temps de contre-révolution et de fascisation, nul ne peut oublier que le PCF, la JC et l’Union des Jeunes Filles de France, furent l’aile marchante de la résistance armée française sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore. Au même moment, la grande bourgeoisie munichoise et pétainiste livrait le pays à Hitler et pourchassait les militants du PCF pendant que la noblesse hongroise dont Sarkozy de Nagy-Bocsa est l’héritier, choisissait le fascisme, le racisme, l’antisémitisme, l’anticommunisme et l’antisoviétisme en soutenant le sanglant Régent Horthy, allié indéfectible d’Adolf Hitler.

 

Aujourd’hui l’UMP, le MEDEF et l’U.E., héritière faussement pacifique d’une autre « Grande Europe », saccagent les acquis des ministres et dirigeants communistes de la Libération : M. Thorez, auteur des Statuts de la fonction publique et des mineurs, Marcel Paul, créateur d’EDF, A. Croizat, fondateur de la Sécu, des retraites par répartition, des conventions collectives, des comités d’entreprise…, Joliot-Curie, réorganisateur de la Recherche publique, Langevin et Wallon, signataires d’un plan de démocratisation de l’Education qui inspira des générations de syndicalistes… C’est aussi en 45 que fut prise l’Ordonnance sur la jeunesse, tant combattue par Sarkozy, qui mit en place la justice des mineurs en portant l’accent sur la prévention et sur l’éducation populaire.

 

 

Or ce sont précisément ces acquis du Conseil National de la Résistance (dont le programme fut rédigé par le communiste P. Villon…) que Sarkozy et ses acolytes, les Fillon, Breton, Bertrand, Douste, démolissent à coups de priva-tisations, de délocalisations, de déremboursements Sécu, de casse des retraites, tout en renforçant l’Etat policier, la traque aux immigrés, le harcèlement de la jeunesse des quartiers, la répression des manifestants anti-CPE. C’est la souveraineté nationale de la France, rétablie par le sacrifice de nos résistants, que veut mettre à mort le faux patriote Sarkozy en faisant adopter dès cet été par le futur parlement (qu’il espère dominé par les ouistes de l’UMP, du PS et de l’UDF) la constitution européenne rejetée par le peuple en mai 2005. Et pendant que le dirigeant fasciste G. Fini préface la traduction italienne du livre de Sarkozy, l’UMP cautionne l’euro-chasse aux sorcières géante qui vient de conduire à l’interdiction de la J.C. Tchèque… qui n’en poursuit pas moins avec courage son activité démocratique dans l’illégalité.

 

Dans ces conditions, la sarko-récup de G. Môcquet relève d’un révisionnisme historique inquiétant, d’autant que l’UMP fut récemment l’instigatrice d’une « loi » imposant aux enseignants de vanter à leurs élèves le « bilan positif de la colonisation » !

 

Comme hier, les jeunes franchement communistes combattent aujourd’hui et combattront demain quoi qu’il en coûte le fascisme « franceuropéen » ; comme Guy Môcquet, ils résisteront au nom de l’indépendance nationale, de l’émancipation des travailleurs, de l’idéal communiste d’une société sans classes universelle.

 

Face aux provocs de Sarkozy, les JRCF proposent à toutes les organisations qui se réclament de G. Môcquet, J. Jaurès, de J. Moulin, et même l’homme du 18 juin (dont l’UMP pro-Maastricht renie l’engagement patriotique), de décider rapidement et ensemble d’une manif antifasciste unitaire devant le siège parisien de l’UMP : halte aux récup négationnistes sarkozyen, le sarko-fascisme ne passera pas, Résistance !

 

POUR les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France : Alexis Lacroix, Dimitri Manessis

Avec le soutien, pour le PRCF, de : Léon Landini, ancien Franc-Tireur et Partisan de la Main-d’œuvre Immigrée, Officier de la Légion d’honneur ; Jean-Pierre Hemmen, emprisonné pour avoir refusé de servir l’OTAN sous les ordres du général allemand Speidel, fils de Jean Hemmen, militant de l’Internationale Communiste, organisateur des Brigades Internationales d’Espagne, fusillé au Mont Valérien ; Georges Gastaud, fils d’un combattant FFI décoré de l’American Cross Legion et de la Médaille de la Résistance Polonaise ; Arsène Tchakarian, a. FTP-MOI du groupe Manouchian, Simone Nicolo-Vachon, a. résistance (44) ; Pierre Pranchère, a. FTP maquisard de Corrèze ; Jeanne Colette, a. FTP, agent de liaison entre J. Duclos et l’Internationale communiste ; Annie Lacroix-Riz, historienne à l’Université de Paris VII, auteur du « Choix de la défaite ».

par JRCF publié dans : prcf-38
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Lundi 5 mars 2007

Le PRCF et les JRCF de l'Isère tiennent désormais une permanence à la Maison des associations.

Vous êtes invités à venir rencontrer les militants franchements communistes de votre ville, à discuter et débattre avec eux.


Tous les jeudis de 18h à 19h
6 rue Berthe de Boissieux

par PRCF 38 publié dans : prcf-38
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Lundi 5 mars 2007

EADS : contre les ravages de l’Europe néo-libérale, refusons la concurrence entre salariés français et allemands, défendons l’aéronautique nationale et sa (re-)nationalisation intégrale et définitive, refusons en bloc les licenciements, secs et « huilés », défendons tous les sites français et allemands ! UNITE entre SALARIES EADS et salariés de la sous-traitance !

 

Alors que les lourdes erreurs de gestion qui ont conduit EADS à différer ses délais de livraison étaient connues des « décideurs », les ouistes de l’UMP, de l’UDF et du PS vantaient en 2005 la « réussite de la grande entreprise européenne d’aéronautique» (sic) pour promouvoir la constitution européenne. Chacun voit aujourd’hui à quoi mène en réalité le projet supranational, actionnarial et néo-libéral qui est à la base du montage du capital d’EADS : à mettre en danger de mort le fleuron de l’aéronautique nationale en menaçant des dizaines de milliers d’emplois directs et induits en France et en Allemagne ; une fois de plus, les travailleurs,-dont les conditions de travail sont déjà fortement dégradées sous couvert de « sauver l’entreprise »-, sont victimes de dirigeants incapables, du lâche retrait des actionnaires privés uniquement préoccupés de profit à court terme, et des frictions au sommet du groupe…

Mais loin de contester le montage capitalistique d’EADS, qui associe l’Axe politique réactionnaire franco-allemand aux trusts du complexe militaro-industriel des deux pays, le gouvernement UMP, les médias et la pseudo-« opposition » socialiste vantent les vertus de Gallois, l’ex-« patron de gauche » (sic) de la SNCF qui a réussi à engager la libéralisation du transport ferroviaire, du fret et du transport voyageur au détriment du service public du rail.

C’est pourquoi le PRCF appelle les salariés d’EADS à refuser catégoriquement TOUT licenciement, sec ou « huilé » en France comme en Allemagne : aux actionnaires publics et privés de prendre sur leurs copieux dividendes, leurs stock-options et leurs plus-values boursières ! Ce n’est pas aux caisses de retraites d’assumer les pré-retraites éventuelles de salariés qui ne demandent qu’à travailler ! Ne laissons pas opposer les travailleurs français et allemands, également victimes de la politique de dirigeants soumis au capital international. A l’Axe franco-allemand réactionnaire Chirac/Merkel/SPD, opposons la solidarité de classe des salariés des deux rives du Rhin ! TOUS ENSEMBLE, ALLE ZUSAMMEN !

Exigeons la dé-privatisation complète d’EADS qui doit échapper à la pression des actionnaires privés et redevenir une grande entreprise entièrement et définitivement publique et nationale jouant un rôle moteur dans l’essor industriel de la France, menacée de désindustrialisation par l’UE supranationale, le MEDEF et la mondialisation capitaliste. Rejetons la « solution » Fillon qui demande à l’Etat de recapitaliser EADS avec l’argent du contribuable pour… le rendre aux rapaces du privé quand l’entreprise sera redevenue rentable à coups de délocalisations ! Revendiquons la re-nationalisation d’Airbus Industrie et la constitution d’un pôle public national aéronautique par la nationalisation démocratique de Dassault, Lagardère et SNECMA, dont les profits doivent revenir à la nation !

Refusons les diktats de Merkel, qui sur ce dossier comme sur la constitution européenne, parle en maître au peuple français alors que nos gouvernants « euro-tétanisés » et antinationaux n’osent pas défendre l’intérêt national assorti d’une vraie COOPERATION en Europe. Le gouvernement UMP serait responsable des éventuels licenciements, ainsi que la Commission de Bruxelles ennemie déclarée de tout ce qui est national, industriel et public.

Car la solution n’est pas de mettre en place l’européanisation-privatisation accélérée d’EADS, qui livrerait davantage ce secteur stratégique au profit-roi, aux diktats de Berlin et à l’irresponsabilité des eurocrates. Un travail commun efficace entre France et Allemagne passe par la coopération directe et transparente d’Etat à Etat engageant franchement les gouvernements comme ce fut d’abord le cas pour Airbus ou Ariane ; la sécurisation de l’aéronautique française passe par une nationalisation solide et définitive du secteur aéronautique-aérospatial, par des droits démocratiques étendus de contrôle et de proposition des personnels sur la gestion d’EADS. En serait-on là si on avait à temps écouté ces spécialistes que sont les ingénieurs, techniciens, ouvriers et employés d’EADS ?

Osons aussi mettre en cause l’euro, qui plombe nos exportations industrielles en les renchérissant de 30% par rapport au dollar et à Boeing, qui favorise la désindustrialisation de la France voulue par le MEDEF et qui asphyxie nos services publics et nos acquis sociaux astreints aux diktats de la Banque européenne de Francfort. Exigeons une politique industrielle nationale planifiant le développement (car l’emploi industriel est en danger sur tous les fronts !), dénonçons la « concurrence libre et non faussée » qui fait de la France un terrain de chasse pour les spéculateurs. Face aux illusionnistes de la fausse gauche et à leur introuvable « Europe sociale », contestons l’appartenance de la France à cette U.E. maastrichtienne qui désintègre notre pays, son secteur public, sa recherche, sa langue, sa culture, son école laïque, ses acquis sociaux, et sa grande industrie.

En lieu et place d’un directoire d’entreprise actionnarial, opaque, supranational et semi-privé, secoué par les conflits à répétition, les délits d’initiés et l’incompétence, l’avenir est à la coopération industrielle directe et transparente d’Etat à Etat sous le contrôle démocratique de la nation et des personnels ; c’est cette méthode qui a permis de lancer avec succès les projets Ariane et Airbus, alors que le fonctionnement actionnarial d’EADS sème le désarroi dans des milliers de foyers ! Refusons la collaboration de classes entre Louis Gallois, pompier du grand capital et exécuteur doucereux de ses basses œuvres, et les salariés licenciables et sur-exploitables à merci d’EADS !

Travailleurs français et allemands, unissez-vous ! Résistance ! Deutsche und französiche Arbeiter, vereinigt euch! Widerstand ! Vive l’Europe des luttes et la coopération entre peuples souverains! Nieder mit dem Maastrichter Europa des Grosskapitals !

 

Anticapitaliste - Internationaliste - Révolutionnaire 

par PRCF publié dans : prcf-38
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Lundi 5 mars 2007

Résolution du Comité politique national du PRCF à propos des présidentielles - 24 février 2007

 

 

Pour résister et construire une alternative populaire,

 

le PRCF propose un programme candidat de rupture progressiste avec l’U.E. du capital.

 

 

 

A la veille des présidentielles, la situation est marquée par des attaques patronales, gouvernementales et européennes d’une brutalité inouïe contre l’emploi industriel (automobile, EADS, etc.), l’Education nationale, l’hôpital public et l’ensemble des acquis du peuple français. Le mécontentement populaire est plus fort que jamais, même si beaucoup de citoyens se laissent aller au désespoir faute d’une alternative progressiste claire. Toutefois, si la 5ème République était démocratique, les prochaines élections permettraient au peuple de traduire dans une nouvelle orientation gouvernementale franchement progressiste le Non du 29 mai 2005 à la constitution européenne. Elles permettraient aussi d’engager la lutte contre la précarité, puisque 80% des Français ont soutenu le combat victorieux des étudiants contre le CPE. Mais les forces du grand capital, qui pourtant n’ont  en bouche que la « démocratie », ont mis en place un dispositif électoral visant à dévoyer l’aspiration populaire à un vrai changement démocratique.

 

 

I-              Un dispositif antidémocratique pour annuler le Non à la constitution européenne

 

II-                    

 

D’une part, les « grands candidats » autoproclamés, les Sarkozy, Bayrou et Royal sont TOUS favorables au Traité de Maastricht et à la constitution européenne qu’ils veulent nous faire avaler de force. Aucun ne veut interdire les délocalisations, annuler les privatisations et les autres contre-réformes des gouvernements UMP-UDF et PS qui se sont succédés depuis 1992 (date d’entrée en vigueur du traité de Maastricht soutenu par Chirac et Mitterrand).

 

 

En outre, dans le cas où le suffrage universel rejetterait les candidats maastrichtiens UMP/PS/UDF, la grande bourgeoisie tient en réserve Le Pen et ses solutions ouvertement racistes et fascistes.

 

 

Enfin, encouragé par Royal, qui ne propose au mieux que des mesurettes, l’inquiétant Sarkozy propose une « rupture » ultra-réactionnaire inspirée de Thatcher et Berlusconi : enfant chéri du MEDEF, ouvertement soutenu par les va-t-en-guerre Bush et Blair, héritier de la noblesse hongroise fasciste et anticommuniste, l’ex-maire de Neuilly veut liquider les retraites, la Sécu, la loi laïque de 1905, l’Education nationale et les autres services publics ; dès son arrivée éventuelle à l’Elysée, il s’apprête à étrangler le droit de grève, à briser le statut de la fonction publique, à mater le mouvement ouvrier, enseignant et étudiant et à aggraver le flicage de la population : avec Sarkozy « tout sera possible »… oui, mais seulement pour le MEDEF, pour l’impérialisme US et l’Europe atlantique et pour les forces de répression !

 

 

Quant à la « gauche anti-libérale », les Bové, Besancenot, Buffet, Laguiller s’accordent, malgré leurs rivalités, pour prôner la mensongère « Europe sociale » assortie de la prétendue « renégociation » de la constitution européenne : cela revient à accompagner « de gauche » la construction d’un Super-Etat européen impérialiste qui menace la démocratie, la paix et le progrès social.

 

 

Enfin, en multipliant les obstacles financiers et institutionnels (le candidat le plus « pauvre », G. Schivardi, annonce qu’il dispose de 600 000 euros pour mener campagne), le système électoral bourgeois interdit pour l’instant à un vrai candidat commu-niste de porter à la fois dans la campagne électorale le drapeau tricolore et le drapeau rouge, seul moyen d’incarner vraiment le 29 mai: or, défendre à la fois la classe ouvrière et la nation, c’est ce que faisait le PCF avant d’être dénaturé par la « mutation » de Hue-Buffet et de siéger au gouvernement de Jospin qui a dynamité le secteur public et installé l’euro, qui « plombe » nos acquis sociaux, nos salaires et nos exportations !

 

 

 

 

II . Notre tactique électorale

 

 

(Avertissement : les analyses et recommandations qui suivent ne constituent pas des consignes formelles de vote : devant une offre politique gravement dégradée, le Comité politique national prend ses responsabilités en conseillant les militants et sympathisants PRCF sur un plan tactique. Mais il revient à chacun, au 1er comme au second tour, de se déterminer en son âme et conscience. Avant tout unissons-nous dans l’action sur notre stratégie notamment en diffusant notre programme-candidat).

 

 

Au 1er tour : voter à gauche de Royal pour prolonger le 29 mai 2005, contrer la marche à la bipolarisation et construire la future opposition populaire à un(e) président(e) maastrichtien(ne) !

 

 

 

Dans cette situation, certains progressistes sont tentés par l’abstention. Le PRCF les met en garde fraternellement. Même si la présidentielle n’ouvre aucune perspective progressiste, elle peut très gravement détériorer le rapport des forces politiques au détriment des travailleurs. Pour passer ultérieurement à l’offensive, les travailleurs doivent d’abord savoir se défendre !

 

 

Ainsi, au 1er tour, les médias du capital poussent en avant Royal et Bayrou pour marginaliser les forces de gauche qui ont voté Non le 29 mai 2005. Le camp du capital veut installer à jamais en France une alternance bidon à l’américaine autour de l’UMP, de l’UDF et du PS ; la grande bourgeoisie veut détruire la gauche du Non, et avec elle, l’espace politique nécessaire à la résistance à l’Europe capitaliste.

 

 

C’est pourquoi le PRCF conseille de voter au 1er tour pour un candidat à la gauche de Royal. Le Comité politique national du PRCF laisse chacun juge du choix de son candidat à la gauche de Royal. Mais il soumet aux progressistes les critères politiques suivants :

 

 

a)             un vrai progressiste doit refuser d’avance tout soutien politique, fût-il critique, à la fausse gauche pro-Maastricht : de ce point de vue, le positionnement de M.-G. Buffet, qui ne se présente même pas sous les couleurs du PCF, est inquiétant : l’ex-ministre de Jospin, qui veut la réussite de « toute la gauche », s’inscrit à demi-mot  dans une majorité parlementaire autour de Royal : on a déjà donné en 1997/2002 et entre 1981 et 1984 !

 

 

b)             un vrai progressiste ne doit en aucun cas axer sa campagne sur la remise en selle de la constitution européenne ; il doit aussi rejeter l’actuelle campagne européenne de criminalisation du communisme, car la chasse aux sorcières anticommuniste est l’arme n°1 de la fascisation ; or, Bové veut transformer le parlement européen en « constituante européenne » ; il mène une virulente campagne anticommuniste, digne de Sarkozy, notamment en calomniant l’histoire de la résistance communiste.

 

 

c)             L’axe de notre « programme candidat » est de rejeter sur le fond l’Europe de Maastricht ; il est positif à ce sujet que G. Schivardi (candidat soutenu par des maires ruraux et par le Parti des Travailleurs) milite pour que la France sorte de l’U.E. Mais le PT sera-t-il capable de rompre avec son vieux sectarisme anticommuniste pour unir les progressistes opposés à Maastricht ? A lui de répondre sans équivoque.

 

 

d)             Compte tenu des équivoques que comportent les candidatures « antilibérales », certains camarades pensent utiliser au 1er tour un bulletin rouge ou voter à l’aide d’un « programme candidat ». Ils doivent cependant savoir qu’un tel vote sera officiellement comptabilisé comme nul.

 

 

 

2ème tour :  vote de barrage antifasciste à Le Pen et à Sarkozy !

 

 

Au 2ème tour, les hommes du MEDEF veulent aller encore plus loin : après avoir tenté de laminer le Non de gauche au 1er tour en poussant Royal ou Bayrou, ils veulent faire élire Sarkozy. Or, au-delà des flatteries méprisantes qu’il adresse aux ouvriers (écrasés par sa politique !), cet héritier de la noblesse hongroise fasciste et anticommuniste veut araser les conquêtes sociales de 1945 et de 1968 ainsi que les acquis laïques et républicains de la Révolution française. Cet individu assoiffé de pouvoir veut aggraver sa chasse aux ouvriers immigrés tout en applaudissant les « bons Français » milliardaires qui planquent leur magot en Suisse ; son entourage UMP veut criminaliser le communisme, liquider l’esprit rebelle de 68, passer au parlement la constitution européenne. Sarkozy est à court terme un danger mortel pour la démocratie, pour les communistes et pour le mouvement ouvrier : il serait donc grave de sous-estimer ce danger.

 

 

Aussi, sans se faire la moindre illusion sur Royal ni sur Bayrou (eux aussi entièrement au service de Maastricht et du capital), il faudra que les progressistes barrent la route à Sarkozy, car il n’est pas indifférent pour la future résistance populaire d’avoir en face d’elle un « pitt-bull du MEDEF » ou un représentant plus classique de la démocratie bourgeoise : certes Royal est « vendue » au capital et à Bruxelles, certes elle n’est même pas une antifasciste ; certes certains traits de son programme sont franchement réactionnaires ; mais compte tenu de sa base électorale, elle sera obligée soit de louvoyer avec le mouvement populaire soit de se démasquer en l’affrontant brutalement, ouvrant ainsi une brèche aux vrais communistes et à la gauche anti-capitaliste. Un vote de barrage à Sarkozy (ou à Le Pen) ne serait que purement tactique et circonstanciel. Il n’impliquerait aucun soutien politique, fût-il critique, à la social-démocratie qu’il est aussi vain de vouloir « infléchir à gauche » que de vouloir « infléchir à gauche » l’Europe supranationale. Au contraire, ce vote tactique devra s’accompagner d’une dénonciation claire de Royal et de son programme maastrichtien, de Bayrou (et de sa resucée de la « troisième force ») assorti d’un appel clair à L’OPPOSITION POPULAIRE au futur président maastrichtien, quel qu’il soit.

 

 

Dans le cas où Le Pen serait au second tour contre Sarkozy, nous appellerions au boycott antifasciste car on ne choisit pas entre un fasciste et un semi-fasciste (Sarkozy vient de faire préfacer la traduction italienne de son livre par Fini, le « duce » du parti néofasciste italien qui vient de demander l’interdiction des partis communistes en Italie et en Europe). Dans ce cas dramatique, le PRCF prendra des dispositions pour préserver son organisation et pour appeler avec d’autre à la résistance et à la désobéissance civique à ces apprentis dictateurs dont le programme est digne de Vichy !

 

 

Naturellement, le CPN du PRCF se réunira comme prévu entre les deux tours pour affiner sa position. 

 

 

3°) un programme candidat de rupture progressiste avec l’Union européenne du capital pour construire une véritable alternative populaire !

 

 

La tactique électorale peut au mieux « limiter les dégâts ». Pour construire un vrai changement progressiste, le PRCF axe sa campagne, en lien avec la Gauche communiste du PCF, sur un PROGRAMME CANDIDAT ; il s’agit de sortir la France de l’UE, de rompre avec l’euro qui « plombe » notre pouvoir d’achat, nos exportations et nos dépenses sociales, de réindustrialiser le pays en s’appuyant sur un puissant secteur public, de démocratiser radicalement la vie politique du pays. Comme en Amérique latine, où un processus révolutionnaire se développe autour de Cuba socialiste, de la Bolivie d’Evo Morales et du Venezuela d’Hugo Chavez, il faut associer la lutte pour le socialisme à la lutte pour l’indépendance nationale. Cela implique de construire une nouvelle République sociale, souveraine et démocratique pour reprendre la lutte pour une vraie société socialiste. Le PRCF appelle à discuter ce programme dans les entreprises et sur les campus.

 

 

4°) Unité d’action des vrais communistes ! Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste pour sortir la France de la fascisante UE du capital!

 

 

 Tant qu’il y eut en France un vrai PCF, le capitalisme restait sur la défensive. La « mutation » du PCF, sa conversion à l’Europe du capital, son arrimage au PS et son reniement des idées révolutionnaires de Lénine, permet la dérive à droite de toute la société ! Alors, au moment où le PCF muté est en passe d’imploser par la faute de ses dirigeants mutants et refondateurs, communistes, membres ou pas du PCF, reconstruisons ensemble un vrai parti communiste en privilégiant l’unité d’action communiste et mettons au cœur de notre action les travailleurs et la jeunesse !

 

 

Le PRCF s’adresse aussi à tous les républicains progressistes : nous tous qui refusons le fascisme lepéniste ou sa version BCBG sarkozyste, nous tous communistes, socialistes, radicaux, croyants et incroyants respectueux de la laïcité, républicains de tradition gaulliste, syndicalistes de lutte, qui avons compris qu’il n’y a rien à espérer de l’U.E. supranationale, unissons-nous dans un Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste pour sortir la France de la fascisante U.E. à l’occasion du 50ème anniversaire du ruineux Traité de Rome !

 

 

par PRCF publié dans : Internationalisme
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Jeudi 22 février 2007

SAMEDI 10 MARS 2007  15H

 

 Place Victor Hugo Grenoble

 

 

GRANDE MARCHE

 

 

Grenoble pluriculturel et contre tous les racismes

 

 

Français, résidents étrangers, immigrés, sans papiers: SOLIDARITE !

 

 

 

Citoyens grenoblois, nous tenons à affirmer, de TOUTES NOS DIVERSITES, DE TOUTES NOS COULEURS,  DE TOUTES NOS MUSIQUES :

 

 

-         Que pour nous l'ETRANGER, qu'il soit résident, immigré, demandeur d'asile, sans papiers, n'est pas un "problème", encore moins une menace, mais au contraire une richesse, un apport éminemment positif, tant au niveau humain que culturel et économique. Et l'existence dans notre ville d'une quarantaine de populations étrangères ou issues de l'immigration ( Maghreb, Afrique subsaharienne, Asie, Amérique Latine, Europe du Sud et de l'Est...) est une immense richesse qu'il faut reconnaître et promouvoir.

 

-         Que nous devons exiger pour tous les citoyens, quelque soit leur nationalité, l'EGALITE DES DROITS: droit aux papiers, droit au logement, droit au travail, droit de voter et d'être éligible au minimum aux élections locales.

 

-         Que nous refusons toute hiérarchie entre les racismes: la ville de Grenoble et nous citoyens devons éviter absolument toute mise en avant de telle ou telle forme de racisme ou de lutte anti-raciste. L'actualité montre que la haine, le mépris, le rejet, la discrimination sociale, économique, culturelle concernent et touchent aussi bien les populations d'origine "noire", arabe, rom, juive. Et qu'il faut à tout prix sauvegarder l'UNITE de la LUTTE ANTI-RACISTE et éviter pour cela tout ce qui pourrait être perçu comme communautarisme.

 

par prcf isère publié dans : prcf-38
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Jeudi 22 février 2007

                                                                                       MORT D’UN FASCISTE

 

 

 

Il est mort à 96 ans, de vieillesse, entouré par les siens, comme un bon vieillard.

 

Papon qui organisa l’envoi vers les camps de la mort de 1560 juifs de Gironde, hommes, femmes, vieillards, enfants, parqués dans des wagons à bestiaux comme des animaux, Papon le complice des nazis assassins, jugé et condamné (insuffisamment) pour ses crimes, est mort libre ! Honte à jamais à ceux qui autorisèrent sa sortie de prison !

 

Cet exécuteur zélé de la politique pétainiste a connu le parcours exemplaire d’un serviteur du capital issu lui-même de la haute bourgeoisie, dont la motivation essentielle, l’ambition mise à part, fut la haine des travailleurs et surtout des communistes.

 


Il est entré dans la haute administration sous la 3° République, mais dès l’armistice conclu avec l’Allemagne hitlérienne, il se met au service du régime de Vichy.

 

En 1942, il est nommé Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, en ZONE OCCUPEE, c'est-à-dire sous autorité nazie. Il a dans ses fonctions le service des questions juives, chargé du recensement, de l’arrestation et de l’envoi des juifs de la région bordelaise vers Drancy et les camps d’extermination. Mais ses fonctions sont aussi d’organiser la répression contre la Résistance et sa composante la plus dynamique, les communistes.

 

En Gironde, la « résistance gaulliste », pour assurer l’avenir de la haute bourgeoisie régionale, a négocié des accords avec les nazis et la gestapo au nom de son anticommunisme viscéral. Cela explique pourquoi le criminel de guerre Papon fut maintenu dans ses fonctions de Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, sur ordre de de Gaulle qui connaissait parfaitement son passé mais pour qui : « l’autorité de l’E