UNE FOIS DE PLUS LE PRCF AVAIT VU JUSTE !

Publié le 1 Février 2014

UNE FOIS DE PLUS LE PRCF AVAIT VU JUSTE !

Le PRCF avait vu juste. Il suffit de lire les échanges sur le blog d’Aurélien Bernier pour s’en convaincre !

Il est vraiment malheureux que trop souvent, notre PRCF ne soit pas écouté à temps par les communistes. Car pour finir, ses analyses deviennent presque toujours une évidence partagée.

Lors du 29ème congrès du PCF, nos camarades Gastaud et Nardi, tous deux délégués au 29ème congrès, l’un pour le Pas-de-Calais, l’autre pour la Haute-Savoie, sont intervenus – dans les limites étroites des congrès hyper-verrouillés du PCF – pour dénoncer le virage euro-constructif de la clique de Robert Hue. Militants de la Coordination communiste du PCF, dont sortira le PRCF en 2004, Gastaud et Nardi soulignaient que l’enjeu principal du congrès était de maintenir ou d’abroger le « préalable » que constituait jusqu’alors le refus catégorique de l’UE de Maastricht par le PCF pour entrer au gouvernement socialiste. Mais Hue et les siens, les Gayssot, Buffet, Demessine, etc. voulaient aller au gouvernement.

Le PCF a alors bel et bien « pris le virage » euroconstructif avec l’absurde théorie défendue par Wurtz de la « réorientation progressiste de la construction européenne » complétée à notre époque par le conte de fées d’un « euro au service des peuples ». Pourtant Hue lui-même, lors de sa prise de fonction au PCF (28ème congrès) considérait encore la « monnaie unique comme antinomique de progrès social ». Se reniant misérablement, comme ils l’avaient déjà fait plus d’une décennie plus tôt en abandonnant la dictature du prolétariat et le marxisme-léninisme (22 et 23èmes congrès), les dirigeants du PCF ont de fait rallié la conception social-démocrate de l’ « Europe sociale ». Ils ont été suivis par la direction de la CGT qui dans la même période, renonçait à s’affilier à la Fédération Syndicale Mondiale pour adhérer à la très maastrichtienne Confédération Européenne des Syndicats.

Le PCF est alors entré au gouvernement Jospin et ses ministres non communistes Buffet, Gayssot et Demessine ont cautionné durant cinq ans un gouvernement de privatisations (notamment de France-Télécom, avec les tragédies qui ont suivi), de guerres impérialistes (Afghanistan, Yougoslavie) et de mise en place du funeste euro, dont tout être sensé constate aujourd’hui qu’il a largement contribué à plomber notre pouvoir d’achat et à démolir notre industrie.

Depuis ce virage, qui ne fut qu’une trahison opportuniste indigne, le mouvement ouvrier français a été très gravement désorienté. Le FN a occupé seul, en le dévoyant et en le stérilisant, le combat pour l’indépendance nationale et du produire en France : il est devenu le premier parti identifié chez les ouvriers. Et le PCF n’a cessé de décliner et de « muter » jusqu’à devenir la clé de voûte du Parti de la Gauche Européenne, cet appendice informe de l’Internationale socialiste qui est subventionné par Bruxelles pour développer la « conscience européenne » des Français. On comprend que M. Pierre Laurent soit attaché à ce parti qu’il préside, même s’il est en réalité une bouée en plomb pour notre mouvement ouvrier en grave difficulté, à l’instar de la CES.

Plus que jamais, il faut rétablir l’indépendance : celle de la nation française, ce qui suppose de sortir de manière unilatérale et par la voie progressiste de l’UE, celle aussi du mouvement ouvrier français. Ce qui signifie reconstruire un vrai parti communiste sur la base de l’unité d’action des forces franchement communistes organisées à l’intérieur, comme à l’extérieur du PCF-PGE.

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #France

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