HP : massacre à la Tronçonneuse

Publié le 23 Octobre 2016


HP a indiqué vouloir supprimer jusqu’à 4 000 postes supplémentaires dans son entreprise. Ces nouveaux licenciements interviendront sous trois ans et viendront s’ajouter aux 33 000 déjà annoncés. La société croit toujours en sa bonne étoile.

D’ici 2019, ce sont entre 3 000 et 4 000 emplois de plus qui seront menacés chez HP. Il s’agit de suppressions de postes, la firme continuant de revoir à la baisse la population de son « armée ». Le chiffre n’est pas encore déterminé avec précision, l’entreprise se laissant une marge d’ajustement, mais on sait que ces suppressions interviendront à l’échelle mondiale.

" En 2011, HP comptait ainsi plus de 350 000 personnes à son service, près du double en fait de sa situation de 2007, avant qu’elle ne rachète Electronic Data Systems (EDS) pour 13 milliards de dollars. Depuis, plusieurs vagues de licenciements ont été lancées pour réduire les coûts. La dernière en date avait été annoncée l’année dernière, avec jusqu’à 33 000 postes sur trois ans.

D’ici la fin de l’exercice fiscal 2019, les effectifs de HP seront donc repassés sous la barre des 250 000 personnes, soit 100 000 de moins en quelques années.
.../....les investisseurs accueillent globalement bien la restructuration générale du groupe, puisque sur l’année écoulée, l’action a grimpé de 28 %
."
 
(Source Nextimpact article du 17 octobre de Vincent Hermann)
 
De son côté BFM nous apprenait que HP :

" Pour éviter un mauvais procès, mieux vaut savoir ouvrir son porte-monnaie. C'est sans doute la leçon qu'a tiré Hewlett-Packard du rachat d'une société britannique, en 2011. HP va payer 100 millions de dollars à un fonds destiné à indemniser les investisseurs mécontents de son rachat au prix fort de l'éditeur de logiciels britannique Autonomy en 2011."
 
 
La lutte des classes n'existe évidemment pas, ce qui existe c'est licencier les salariés pour faire toujours plus de profits et indemniser les actionnaires mécontents...
 
Ne serait-il pas temps d'inverser la logique capitaliste ? Car le chômage n'est pas une fatalité qui tombe du ciel mais le résultat voulu de choix politiques, économiques et sociaux fait par les détenteurs des moyens de production, les capitalistes. Si les travailleurs devenaient les propriétaires des moyens de production, alors la logique socialiste deviendrait dominante et alors seulement on pourrait envisager une société débarrassé du chômage de masse, une société rationnelle et humaine.

 

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #Infos Locales, #France

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