Les alliés objectifs du Front national

Publié le 4 Mai 2017

Les alliés objectifs du Front national.

2 mai 2017.

PRCF.


 

Nicolas Dupont Aignan n'est pas le seul allié du FN.

Les chiens de garde à la Patrick Cohen ou Jean-Michel Apathie, l'Obs ou Libé, Le Monde ou les télés, tous ceux qui insultent Mélenchon pour son attitude digne par rapport au second tour, tous les oisillons affolés par l'ombre d'Hitler planant sur Paris - il y a huit jours c'était Poutine ou Chavez qui arrivaient planqués derrière la France Insoumise - tous ces gens incohérents, irresponsables, lâches, ignorants veulent faire croire qu'ils mènent un combat antifasciste.

Alors qu'ils font l'exact contraire.


 

Soulignons d'abord que  ces gens-là sont au service, à la botte des grandes puissances capitalistes de notre pays. Ce sont les agent stipendiés et les valets serviles du grand capital. Stipendiés par les propriétaires de leurs télés, journaux, radios qui exigent un retour sur investissement.


 

Soulignons ensuite que pour éviter un second tour Le Pen/Macron il ne manquait que quelques centaines de milliers de voix à JLM. Or ce dernier fut la cible quasi- exclusive des ces mêmes donneurs de leçon de l'entre-deux-tours. « Castriste », « chaviste », « totalitaire », « apprenti dictateur », Mélenchon était l'homme à abattre. Parce que sa candidature portait une dynamique sociale et politique. Elle permettait de desserrer l'étau Le Pen/Macron, donc il fallait l'abattre.

Certes l'excellent résultat de JLM a démontré la validité de la démarche alternative, mais les effets de la campagne médiatico-politique ont tout de même empêché sa présence au second tour. Donc ceux qui insultent Mélenchon aujourd'hui en le sommant de voter pour Macron ont tout fait pour que le non-choix des citoyens soit celui que nous connaissons. Mettre le feu à la maison et ensuite jouer au pompier, voilà ce que font ces tristes sires.


 

Plus gravement encore, qui ne comprend pas que le vote FN est le résultat d'une politique, d'un choix politique et social. Le choix fait par tous les gouvernements sans exception depuis des dizaines d'années : mettre en œuvre les exigences du grand capital et de son UE, arme de destruction massive des conquêtes sociales et patriotiques, construite dans cet unique but. Macron est celui qui veut poursuivre cette politique et, sans aucun doute possible, l’aggraver. Donc Macron est le fourrier de Le Pen, comme le furent SarkHollande.

Macron dégoulinant de fric, de suffisance, d'arrogance, soutenu par tout ce que la France compte de bourgeois gavés, d'arrivistes narcissiques, de crétins décervelés. Macron, a dit un connaisseur, « est une tentative de très grands intérêts financiers et autres qui ne se contentent plus d'avoir le pouvoir économique ». Ce connaisseur c'est François Bayrou...

Ces grands intérêts ce sont tous les grands patrons licencieurs de France et de Navarre.
 

Son adversaire sera M. Le Pen, synthèse et version new-look des Kollabos, des OAS, des pires anticommunistes comme Thibaut de La Tocnaye , fils de Alain de La Tocnay, co-auteur de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle qualifié par lui de « cryptocommuniste », descendant du contre-révolutionnaire vendéen Jacques de La Tocnaye, qui pris les armes contre la France en 1791 dans l'armée des émigrés.

Ce Jacques de La Tocnaye est conseiller régional du FN, membre du Bureau politique et du Comté central de ce parti, directeur des Comités d'Action Programmatiques du FN, directeur du Pôle Études et Argumentaires au FN. Mais il a aussi une histoire : cet homme a combattu avec les Phalangistes maronites du Liban (ceux qui ont commis le massacre de Sabra et Chatila), il a d'ailleurs été décoré de la Médaille de la « Guerre de la Montagne » (Forces Libanaises – 1983). Il a combattu aux côtés des contras au Nicaragua (tueurs financés par la CIA de Reagan et l'oligarchie somoziste en débandade) et était un proche de Roberto d'Aubuisson, fondateur des Escadrons de la mort anticommunistes au Salvador. Ce même d'Aubuisson était également surnommé Blowtorch Bob, car sa méthode de torture favorite était de brûler ses « patients » avec un chalumeau. Il était par ailleurs membre de la Ligue Anticommuniste Mondiale.


 

Voilà le choix qui nous est proposé, voilà le choix qu'on nous somme d'accepter.


 

Nous ne serions ni de bons citoyens, ni des citoyens responsables si nous n'acceptions pas les termes de ce chantage. Car il ne s'agit de rien d'autres. Offrir nos voix à nos pires adversaires. Choisir notre bourreau. à cette roulette russe nous opposerons notre refus de deux candidats qui menacent l'existence même de notre patrie, les conquêtes de nos pères, la dignité de notre peuple et de ses travailleurs.

Nous voterons le 1er mai dans les manifs et demain aux élections législatives. Et surtout, surtout dans les luttes et les combats que nous seront inévitablement amenés à engager contre les politiques mortifères de Macron ou Le Pen.

Nous serons les citoyens les plus lucides, les plus combatifs, ceux qui ne livrent pas leur honneur à un fascisant et une fasciste, ceux qui choisissent d'être libres. Et responsables vis à vis de leur classe, de leur peuple et de la nation.


 

Le terrorisme intellectuel des larbins du capital ne nous impressionne pas. Nous avons connu pire. Et nous n'avons jamais cédé. Nous, nos pères, nos anciens comme notre président Léon Landini ou notre vice-président Pierre Pranchère et d'autres camarades, ont combattu le fascisme les armes à la main.

Croient-ils, ces laquais, que leurs imprécations nous impressionnent. Qu'il puissent même oser nous donner des leçons d'antifascisme devrait horrifier tout homme doué de raison.

 

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #France

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