Catégories

Texte libre

Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Mardi 30 mai 2006

 

29 mai 2006 : pour un Front de Résistance et d’Alternative Populaire

 

Voici un an, les « moutons noirs » de France infligeaient une défaite réjouissante aux conjurés du MEDEF, de l’U.E. et de l’UMPS, qui cherchaient à imposer une euro-constitution négatrice des droits des travailleurs et de la souveraineté des peuples.

Malgré ses forces encore modestes et la censure médiatique dont il est l’objet, le PRCF s’honore d’avoir déposé la première pétition nationale (10 juillet 2003) exigeant qu’un référendum permette au peuple français de dire non à toute constitution européenne.

Seul à gauche, le PRCF et son président, le député G. Hage, avaient désapprouvé en 2003 l’élargissement de l’UE aux pays de l’Est, que la contre-révolution anticommuniste a livrés à une dynamique fascisante dont les effets liberticides prennent un tour de plus en plus inquiétant des pays baltes aux intégristes aux commandes à Varsovie en passant par la Tchéquie, où le pouvoir impulse une campagne fasciste sous le slogan Kill a communist !

Seul à gauche, le PRCF s’est battu et se bat sous les deux drapeaux, rouge et tricolore, du Front populaire et de la Résistance, pour refuser toute constitution supranationale et néolibérale, pour défendre à la fois la souveraineté des peuples européens et les acquis sociaux contre le nouvel Empire européen en construction.

Seul le PRCF a expliqué que l’Etat supranational européen voulu par le MEDEF ne sera jamais une « Europe sociale » : aussi longtemps que les peuples ne l’auront pas jeté bas par leurs luttes démocratiques, l’Union européenne de Maastricht ne sera rien d’autre que la matrice d’un nouvel Empire du capital, potentiellement aussi dangereux que les USA de Bush pour la paix, les libertés démocratiques et le progrès social.

Seul le PRCF a, dès le soir du 29 mai, appelé les forces progressistes à transformer l’essai en exigeant la démission de ce président et de ce parlement « ouistes » délégitimés par le suffrage universel, en réclamant l’abrogation du traité de Maastricht (désavoué en même temps que la partie III du traité constitutionnel), en développant le tous ensemble des travailleurs salariés, des jeunes et des petits paysans, artisans et autres victimes du grand capital euro-mondialisé.

Malheureusement, les ténors du non de gauche, de Mme Buffet à Besancenot en passant par Bové, Nikonoff et Fabius, ont préféré re-légitimer Chirac en le suppliant de renégocier l’euro-constitution au nom des électeurs du Non de gauche (!) ; sur le terrain social, la Gauche alter-européiste a laissé sans suite le 29 mai (c’est notammentl le cas du bureau confédéral « ouiste » de la CGT qui avait d’ailleurs tout fait, en amont du 29 mai, pour contourner l’appel à voter non de son Comité confédéral national !), si bien que le pouvoir chiraquien a pu remettre en marche son rouleau compresseur ultra-libéral sous la direction des frères ennemis Villepin-Sarkozy.

Par bonheur, la France d’en bas a une nouvelle fois déjoué l’attentisme des ténors nouistes (qui disent non à « ce » traité, mais oui à l’introuvable « autre Europe »…) : la jeunesse des facs et des lycées, soutenue par les salariés les plus combatifs, a prolongé le 29 mai par un vaste affrontement de classes qui a remis le pouvoir dans les cordes en l’obligeant à retirer son Contrat Patronal d’Europrécarité le 10 avril dernier !

Dans ces conditions, comment faire pour ne pas laisser la Gauche d’en haut enterrer cette seconde victoire populaire comme elle a tenté d’enterrer le 29 mai ? Le PRCF avait proposé aux forces de gauche de coorganiser une grande manif nationale contre l’euro-précarité le 29 mai 2006, mais ni le PCF, -qui parle sans cesse d’unité des forces antilibérales-, ni la LCR, ni ATTAC, etc. n’ont donné suite à cette proposition. Les chefs de file de la gauche alter-ouiste sont trop préoccupées des échéances électorales, ils sont trop soucieux de ménager le Parti social-ouiste, dispensateur des places de députés et de maires au second tour des élections, pour mettre vraiment au premier plan l’union du peuple de France contre l’Europe de Maastricht !

Dans ces conditions, le PRCF s’adresse aux travailleurs, aux jeunes, aux vrais communistes et aux citoyens franchement républicains qui veulent vraiment VAINCRE le malfaisant pouvoir en place à Bruxelles et à Paris :

-exigeons la dissolution immédiate du parlement UMPS, que le 29 mai a délégitimé ; osons proclamer l’illégitimité démocratique de Chirac, dont le règne finit dans la boue, remettons en question la monnaie unique qui plombe le pouvoir d’achat populaire, affaiblit nos exportations et nos industries, strangule nos services publics, ayons le courage d’exiger l’abrogation des traités néolibéraux de Rome, Maastricht et Nice ! Réfléchissons ensemble sur l’alternative proposée par l’ALBA, le nouveau traité international mis en place par Cuba, le Venezuela et la Bolivie pour organiser des échanges équitables et mutuellement avantageux entre peuples souverains désireux d’approfondir leur rupture avec la domination impérialiste des USA.

-militons sur un projet politique clair : rétablissement de la souveraineté nationale, interdiction des délocalisations, (re-) nationalisation franche des services publics et des secteurs-clés de la production et de l’échange, plan national de ré-industrialisation du pays, relance d’une Education nationale démocratisée et de qualité et d’une Recherche publique de pointe, reconstitution et élargissement des acquis sociaux de 45 (retraites, sécu, etc.) détruits par les gouvernements maastrichtiens successifs, annulation des contre-réformes de Jospin et de l’UMP (travail de nuit des ouvrières et des jeunes à partir de quinze ans…), augmentation du pouvoir d’achat populaire, taxation des profits capitalistes et des plus-values spéculatifs, transformation des emplois précaires en emplois stables, défense et relance de la petite et moyenne agriculture, de la pêche artisanale, de la culture et de la création, annulation des mesures liberticides de l’UMP contre les travailleurs immigrés, la jeunesse et les libertés individuelles et collectives, amnistie pour les jeunes condamnés par les tribunaux pour leur action contre le CPE alors que l’affairiste Guy Drut vient d’être amnistié par son copain Chirac !

-plus généralement, militons pour une nouvelle République sociale, souveraine, démocratique et populaire, dans laquelle la question de la lutte pour le socialisme pourra de nouveau être à l’ordre du jour.

Pour atteindre ces objectifs, le PRCF appelle à construire à la base, par des contacts multiples entre forces progressistes, un large Front de Résistance et d’Alternative Populaire (FRAP !) qui unira les victimes de Maastricht autour de la classe travailleuse pour isoler le grand capital, ses commis de l’UMPS et leurs supplétifs fascistes de l’extrême droite.

Les militants de la Renaissance communiste appellent la France d’en bas à s’unir contre la Franceurope d’en haut pour prolonger la France de 1789, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de Mai 68, de décembre 95 et Mai 2003, du 29 mai 2005 et du 10 avril 2006, la France républicaine et fraternelle qui tôt ou tard balaiera la tutelle de l’UE pour rouvrir, non dans les mots mais dans les actes, le chemin de la liberté, de l’égalité et de la fraternité !

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

 

par G.Gastaud publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 26 mai 2006

P.R.C.F. : qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Campagne d’adhésion lancée à l’occasion du 1er anniversaire du 29 mai 2005 et de la victoire des jeunes et des salariés sur le CPE

 

Continuant et élargissant le combat des vrais communistes qui, certains depuis des décennies, dénoncent les dérives et reniements du PC officiel, le Pôle de Renaissance Communiste en France a été fondé le 18 janvier 2004 en présence de 400 congressistes représentant plus de cinquante départements.

 

Le PRCF est ouvert à tous les militants franchement communistes, qu’ils soient membres du PCF, qu’ils n’en soient plus membres ou qu’ils n’en aient jamais été adhérents. Le réseau « Jeunes pour la renaissance communiste » est associé au PRCF. Le mensuel du PRCF est « Initiative communiste » (22 € par an), sa revue théorique « EtincelleS ». Son site national est www.initiative-communiste.fr.

 

A la direction nationale du PRCF figurent notamment Georges Hage, président d’honneur, doyen de l’Assemblée nationale ; Léon Landini (ancien FTP-MOI) et Jean-Pierre Hemmen, présidents ; Georges Gastaud, secrétaire national ; Vincent Flament, rédacteur en chef d’I.C. ; Pierre Pranchère, ancien FTP, a. député et membre du CC du PCF ; Jacques Coignard, a. secrétaire fédéral des Côtes d’Armor ; Simone Nicolo, directrice du « Citoyen », ancienne résistante ; parmi les personnalités connues du PRCF, signalons Arsène Tchakarian, compagnon de lutte FTP-MOI de Manouchian (« l’Affiche rouge »), René Gilli, vétéran des luttes FTP et de l’organisation communiste dans les Alpes-maritimes, l’historienne Annie Lacroix-Riz, plusieurs dirigeants syndicalistes connus de la métallurgie, de l’enseignement, des dirigeants du syndicalisme agricole, etc.

 

Sur le plan de l’organisation, le PRCF est régi par le centralisme démocratique. Le PRCF comporte déjà plusieurs Fédérations (Hérault, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Corrèze, Seine-St-Denis…), une quarantaine d’Associations départementales (A.R.C.), et partout où c’est possible, des sections et des cellules, y compris des cellules d’entreprise. La coordination communiste de Haute-Savoie est associée au PRCF. Plusieurs commissions nationales impulsent le travail politique: la Commission luttes et syndicalisme, qui mène le travail en direction des entreprises et qui défend avec constance le syndicalisme de classe. La Commission Internationale, qui a des rapports fraternels et réguliers (PC de Cuba, PC de Grèce, Parti du travail de Belgique, PC des Peuples d’Espagne, le PC do Brasil, plusieurs PC de l’ex-URSS, PC Polonais, Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme, World Workers Party (USA), etc.) ; la commission formation organise des stages et publie des brochures élémentaires ; la commission économique aide à analyser l’évolution de la société. Une commission histoire et mémoire est en cours de constitution. Le PRCF entretient des rapports fraternels avec le Comité Internationaliste pour la Solidarité de classe, présidé par Margot Honecker, Henri Alleg et Mumia Abu-Jamal, qui impulse depuis quinze ans la résistance au négationnisme, à l’antisoviétisme et à la criminalisation du communisme, notamment dans les ex-pays socialistes.

 

Sur le plan théorique et idéologique, le PRCF combat le révisionnisme, l’opportunisme, l’anticommunisme, l’antisoviétisme et le réformisme et il se réfère au marxisme-léninisme ; il le fait sans dogmatisme et en développant l’analyse concrète des réalités contemporaines, en favorisant la discussion critique mais constructive sur les premières expériences socialistes de l’histoire, en favorisant un important travail théorique et de formation. Lire en particulier le « Manifeste pour la renaissance communiste » et les différentes recherches publiées par G. Gastaud et par le Cercle Lénine de Culture Populaire sur l’exterminisme capitaliste, l’approche marxiste de la nation, l’économie marxiste, la philosophie marxiste et les sciences, l’héritage politique du PCF.

 

Le PRCF analyse et dénonce la contre-révolution qui a détruit l’URSS et le camp socialiste, victimes de la pression et de la menace constantes de l’impérialisme, relayée dans le mouvement communiste international par les opportunistes et par le liquidateur en chef Gorbatchev. Cette contre-révolution a permis la re-mondialisation réactionnaire du capitalisme, un système de plus en plus pourrissant et exterministe, qui menace la survie de l’humanité. A la tête de cette mondialisation se trouve l’Empire états-unien, centre mondial du grand capital agresseur, fascisant et belliciste. Plus que jamais, la crise du capitalisme nécessite la socialisation des grands moyens de production et d’échange, le pouvoir des travailleurs, et cela dans le cadre de la lutte internationale et nationale pour le socialisme et pour le communisme. Pour faire échec à la contre-révolution, le PRCF fait son possible pour relancer la construction du Mouvement communiste et révolutionnaire international.

 

La contre-révolution a également accéléré la construction de l’Europe supranationale de Maastricht, orientée contre les droits des peuples, les acquis sociaux et la paix mondiale. Le PRCF dénonce le mensonge de « l’Europe sociale » propagé par le PS maastrichtien et ses satellites de l’ex-Gauche plurielle, PCF mutant et « extrême gauche » trotskiste en tête. Le PRCF milite pour que la France rompe avec les traités supranationaux de Rome, Maastricht, Nice, pour qu’elle reconquière sa souveraineté nationale en tous domaines, pour qu’elle prenne l’initiative de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples et des travailleurs.

 

Le PRCF a adopté un programme qu’il soumet à la discussion des travailleurs et de la jeunesse. Il n’y aura pas d’issue durable et profonde à la crise sans révolution socialiste et transformation révolutionnaire de la société sous la direction de la classe ouvrière et des autres travailleurs salariés, ce qui implique la socialisation des grands moyens de production et le pouvoir de classe des travailleurs dans le cadre d’une large démocratie populaire dont les premiers germes apparaissent et apparaîtront toujours plus dans les luttes anticapitalistes.

 

Pour remettre concrètement à l’ordre du jour la révolution sociale en France, il faut notamment

 

-développer la résistance sociale et le combat de classe des travailleurs et de la jeunesse, construire le tous ensemble et en même temps sur une base revendicative claire, s’opposer aux orientations destructrices de la Gauche d’en haut et du syndicalisme d’accompagnement fédéré par Chérèque et la Confédération Européenne des Syndicats, défendre l’héritage combatif de la CGT et de la tendance Unité et Action de la FSU ; l’objectif des militants franchement communistes est d’aider les luttes à se fédérer et à se nationaliser, voire à s’internationaliser (notamment en construisant l’Europe des luttes sans cautionner le syndicalisme d’accompagnement CES).

 

-construire un large Front de Résistance et d’Alternative Populaire qui fédèrera toutes les victimes du grand capital (paysans travailleurs, artisans, etc.) autour de la classe travailleuse dans toute sa diversité, pour combattre et isoler le MEDEF et les monopoles capitalistes qu’il représente, vaincre la politique maastrichtienne unique de l’UMPS, sortir la France de l’Union européenne du capital qui désintègre notre pays. Ce F.R.A.P. militera pour une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique, fraternelle et populaire. Dans cette perspective, le PRCF défend clairement la souveraineté de la France et de toutes les nations, la République une et indivisible héritée de la révolution jacobine ; contre le trotskisme, qui nie la nation et contre l’européisme social-démocrate, le PRCF se réfère à l’union des deux drapeaux fédérés en 1936 et pendant la Résistance par le Parti Communiste Français de Duclos et Thorez : le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau, héritier de Lénine et de la Révolution d’Octobre, et le drapeau tricolore des Sans-Culotte qui symbolise la nation républicaine.

 

-pour faire avancer la résistance et l’alternative populaires, le PRCF travaille à la renaissance du vrai parti communiste en France. Même s’il regroupe encore minoritairement des révolutionnaires, le PC officiel a achevé sa mutation réformiste en renonçant depuis des décennies à ses fondamentaux (dictature du prolétariat, marxisme-léninisme, centralisme démocratique, lutte pour le socialisme, nationalisations, souveraineté nationale, internationalisme prolétarien), en s’intégrant à la gauche plurielle et en devenant totalement dépendant du PS sur le plan électoral et gouvernemental (les participations PCF aux gouvernements PS de gestion de l’eurocapitalisme, d’abord sous Mitterrand, puis de Jospin, ont aidé le grand capital à désorienter gravement les travailleurs), en acceptant dans son principe l’Union européenne et sa constitution (que le PCF prétend naïvement « renégocier »), en participant à la criminalisation rétrospective de Lénine et de l’URSS, en dénigrant l’héritage de Maurice Thorez et le passé du PCF, en adhérant au « Parti de la Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, est le bras droit du nouveau premier ministre maastrichtien de l’Italie et ex-président de la commission de Bruxelles, l’eurocrate Romano Prodi ! Le PRCF invite les communistes encore présents dans le PCF a se regrouper dans l’action indépendamment de la direction du PC muté, sans cultiver l’illusion destructive d’un « redressement interne » de ce parti.

 

Pour autant le PRCF ne se considère pas à l’heure actuelle comme un parti mais comme un pôle d’action et d’organisation communiste, qui agit sans attendre pour que renaisse un vrai parti de classe, indispensable aux travailleurs et à la jeunesse à l’heure où le grand capital détruit la nation et tient en réserve la carte du fascisme. Le PRCF appelle tous les communistes opposés à la mutation à construire une Convergence communiste d’action pour combattre ensemble la politique du grand capital et ouvrir des perspectives de lutte.

 

Le rôle de ceux qui veulent devenir, rester ou redevenir franchement communiste, n’est pas, comme disait Che Guevara « d’attendre de voir passer devant leur porte le cadavre de l’impérialisme ». Le capitalisme est concrètement en train de noyer la civilisation dans « les eaux glacées du calcul égoïste » dont parle le Manifeste communiste. Il ne faut pas « attendre » pour s’engager que tous les communistes se soient à nouveau réunis dans un vrai parti de classe continuateur du grand PCF du congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance, des luttes coloniales, de mai 68 et du combat anti-Maastricht.

 

Rejoignez le PRCF et les JRCF, qui sont debout et actifs malgré la censure, les attaques, les calomnies et le manque d’argent ! Rejoignez une organisation AGISSANTE et DEMOCRATIQUE dont les militants et les dirigeants sont TOUS des bénévoles et ne mettent pas au premier plan la « lutte des places » mais le combat de classe !

 

 

par PRCF publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 26 mai 2006
  • A P P E L d u 2 9 M A I 2 0 0 6
    Prolongeons les victoires du 29 mai 2005 et du 10 avril 2006 (retrait du CPE)
    en construisant le Front pour la Résistance et l’Alternative Populaire !
    Agissons pour le retrait de la France du Carcan Patronal Européen !

  • Le 29 mai 2005, malgré le harcèlement médiatique de l’Union européenne, du MEDEF, et de l’UMPS, les « moutons noirs » de France ont dit catégoriquement Non à la Constitution de l’Europe supranationale du grand capital.

    Ouvriers, employés, chômeurs, étudiants, agents des services publics, artisans, paysans travailleurs, ont refusé la constitution totalitaire que voulait imposer la Franceurope d’en haut pour liquider la souveraineté de la France, détruire les acquis du Front populaire et de la Libération, régionaliser la République une, laïque et indivisible, accélérer les délocalisations et les privatisations, aggraver la précarité du travail, écraser le pouvoir d’achat populaire, gonfler les monstrueux profits du grand capital.

    En rejetant la Partie III de l’euro-constitution, qui prétendait graver dans le marbre la « concurrence libre et non faussée », le peuple a condamné les Traités de Rome, Maastricht, Nice, Lisbonne et Barcelone, fondés sur les mêmes principes, et qui interdisent toute alternative à l’organisation capitaliste et néolibérale de l’économie. En disant Non, des millions d’électeurs ont aussi condamné l’euro, qui « plombe » notre pouvoir d’achat, nos exportations, le budget des services publics et les dépenses sociales (retraites, Sécu…) au seul bénéfice des spéculateurs et de la Finance européenne.

    Enfin, le 29 mai a désavoué Chirac, sa « majorité » UMP et… le Parti « socialouiste » qui, depuis des décennies, « accompagne de gauche » la casse des conquêtes sociales.

    Le 10 avril 2006, à l’issue d’un bras de fer de deux mois avec le pouvoir UMP aiguillonné par la Commission de Bruxelles (le vrai chef d’orchestre de la précarité dans toute l’Europe !), les lycéens et étudiants, rejoints par les salariés et par les syndicalistes les plus combatifs, ont forcé Chirac, Villepin et Sarkozy, hystériquement soutenus par Le Pen et de Villiers, à retirer leur CPE esclavagiste. Ridiculisant ceux qui parlent de « mort de la lutte des classes », le tous ensemble des étudiants et des salariés a déstabilisé le pouvoir UMP en renouant avec les méthodes du syndicalisme de classe si décriées par Chérèque et par son ami Thibault, liquidateur des principes de classe de la CGT : AG de lutte, démocratie directe, coordinations d’action, piquets de grève, blocage du profit capitaliste, manifs combatives… Manifestement, le bras de fer de mars-avril 2006 constitue une répétition générale : faisant suite aux grèves de décembre 95 contre le plan Juppé, au mouvement de 2003 pour les retraites, au 29 mai, les luttes de 2006 sont une nouvelle étape de cet affrontement de classes qui oppose sourdement le peuple travailleur au Grand Capital maastrichtien, « tueur » de France et d’acquis sociaux.

    C’est ainsi que le pouvoir UMP est entré en crise sur fond de coups bas entre les maffias qui se disputent l’Etat. De plus en plus, « ceux d’en bas refusent d’être gouvernés comme avant », tandis que « ceux d’en haut peuvent de moins en moins gouverner comme avant ». Si un vrai parti ouvrier révolutionnaire existait encore en France, comme c’était le cas lorsque le PCF se réclamait du marxisme-léninisme, la France vivrait actuellement une situation pré-révolutionnaire ; et au lieu d’être obligé de parer les mauvais coups, le monde du travail serait dès aujourd’hui en état de revendiquer le pouvoir politique et économique pour le mieux-être de toute la société !

    Pourtant, malgré ces deux succès, 29 mai 2005 et avril 2006, qui ont réveillé dans le monde entier la sympathie pour le frondeur peuple de France, l’UMPS, mais aussi l’extrême droite qui sert au Grand Capital de « réserve » fasciste, font tout pour reprendre la main. Sarkozy quittera-t-il le radeau chiraquien en perdition ou prendra-t-il la direction du gouvernement pour accélérer encore sa politique de « rupture » « thatchérien » et ultra-libéral de balayer TOUS les acquis AVANT 2007 ?

    Quant au PS, loin d’exiger la dissolution de ce Parlement ultra-patronal et non représentatif, il promeut la dame patronnesse S. Royal. Propulsée par les médias du capital, cette européiste acharnée affiche son admiration pour Tony Blair, doublure anglaise de Bush et continuateur « travailliste » de Thatcher ; nul n’a oublié l’époque où, ministre de « l’enseignement scolaire » de Jospin, la bien-nommée Royal aidait le sinistre C. Allègre à « dégraisser » l’école de la République !

    Tout est donc fait pour empêcher notre peuple travailleur de traduire sur le plan politique son aspiration à un changement progressiste ! Le dispositif mis en place par l’UMPS vise à « coincer » les Français dans une alternance bidon entre maastrichtiens de droite et de « gauche » (de 97 à 2002, secondé par des ministres pseudo-communistes, Jospin a massivement privatisé, bombardé Belgrade et installé l’euro sans consulter le peuple) ; pour compléter cette « tenaille » politique, l’extrême droite attend son heure, postée en embuscade. Son rôle est de dévoyer le ras-le-bol vers son alternative de mort, de tourner le mécontentement contre les travailleurs étrangers pour détourner l’attention des agissements anti-nationaux des milliardaires, dont le richissime Le Pen fait partie.

    Que faire dans ces conditions? Faut-il continuer, comme Mme Buffet, à larmoyer sur l’introuvable « l’Europe sociale » en réclamant stérilement la « renégociation de la constitution européenne » au risque d’accepter dans son principe l’UE de Maastricht… pour mieux rabattre au second tour sur le PS maastrichtien ? !

    Au contraire, il faut rompre avec ces mensonges de « l’Europe sociale » : l’U.E. est un nouvel EMPIRE capitaliste, aussi dangereux pour la paix, la démocratie et le progrès social que l’EMPIRE U.S. de Bush ! Au lieu de prétendre « réorienter dans un sens progressiste » l’Etat supranational européen, il faut exiger que la France sorte de cette UE. impérialiste, dont le seul but est de permettre à l’euro-capitalisme d’affronter ses rivaux et complices des USA dans la course à l’hégémonie mondiale! C’est en AFFRONTANT et en DISLOQUANT les traités supranationaux construits par Bush en Amérique latine, que le Venezuela de Chavez, Cuba socialiste et la Bolivie d’Evo Morales ont pu créer l’ALBA, un nouveau traité international qui respecte la souveraineté des peuples et oriente la croissance, non vers le profit de quelques-uns, mais vers le développement de tous !

    C’est pourquoi le PRCF propose de prolonger le 29 mai et le 10 avril par un Front de Résistance et d’Alternative Populaire (FRAP !) qui, en rassemblant autour des travailleurs et des jeunes en lutte les victimes de Maastricht (artisans, paysans travailleurs, petits entrepreneurs étranglés par les banques…), se fixera pour but :

    -d’abroger toutes les contre-réformes maastrichtiennes (casse des retraites, de la sécu et des indemnités chômage, privatisations, CNE, loi Fillon, étranglement des libertés démocratiques par le fascisant Sarkozy qui, en ciblant les travailleurs immigrés, veut diviser la classe ouvrière de France pour détruire plus facilement la nation) ;

    -de sortir la France du carcan de Maastricht, de la monnaie unique, de l’OTAN sous pilotage US …, pour reconstituer la souveraineté politique, sociale et économique de notre pays ;

    -de (re-)nationaliser les services publics et les secteurs-clés de l’économie (banques, assurances, grande industrie), interdire les délocalisations, adopter un plan de ré-industrialisation du pays, promouvoir la Recherche publique, démocratiser la gestion des entreprises et du service public ;

    -de supprimer les subventions publiques et les dégrèvements accordés au GRAND patronat, développer l’emploi dans l’Education nationale, la Santé publique et les autres services publics ;

    -transformer les emplois précaires en emplois stables; augmenter les petits et moyens salaires, les retraites et revenus de substitution, taxer les profits du grand capital, la grande fortune et les revenus spéculatifs ;

    -mettre en place de nouveaux traités internationaux non limités à l’Europe, respectueux des nations et des acquis sociaux ;

    -rompre avec les institutions anti-démocratiques de la 5ème République pour constituer une nouvelle République sociale, souveraine, fraternelle et démocratique, de manière à remettre à l’ordre du jour la rupture avec le capitalisme et la transformation socialiste de la France.

    Pour cela, il faut reconstruire une avant-garde communiste, révolutionnaire, marxiste, liée à la classe travailleuse et héritière du vrai PCF dont l’actuel PC-PGE usurpe le nom : tournant le dos à l’œuvre des vrais ministres communistes de 45/46, les Thorez, Croizat, Marcel Paul, qui mirent en place la Sécu, les statuts, les conventions collectives, les nationalisations, les retraites par répartition, le PC-PGE a renié Marx et la Révolution d’Octobre, aidé Jospin à privatiser le secteur public (France-Télécom, Snecma, Aérospatiale…), il s’est affilié au Parti de la Gauche Européenne dont le président, le « communiste » Bertinotti, est le bras gauche du nouveau 1er ministre italien Prodi, l’ancien président ultra-libéral de la Commission de Bruxelles !

    C’est pourquoi il faut renforcer le PRCF et son réseau Jeunes pour la Renaissance Communiste, qui seuls en France, unissent le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau au drapeau tricolore de 89. Le PRCF proposera d’ailleurs des candidatures franchement communistes aux prochaines législatives afin de poser des repères pour une politique neuve, en totale rupture avec la politique unique de l’UMPS !

    Quant aux prochaines présidentielles, le mieux serait qu’un candidat franchement communiste, totalement démarqué du PC-PGE, y incarne le vrai changement : mais pour présenter un candidat indépendant de la Gauche d’en haut, il faut des sommes astronomiques… ce qui réserve l’accès à l’élection aux partis subventionnés par l’Etat bourgeois. Dès lors, les progressistes ne doivent-ils pas exiger que les organisations de gauche qui ont voté Non le 29 mai, s’unissent sur une candidature commune et pluraliste, non pour rabattre vers le PS ouiste au second tour, mais pour rompre le monopole étouffant de l’UMPS ? Une telle candidature unitaire ne peut émaner d’une ex-ministre de Jospin, ni de parlementaires ayant soutenu ses contre-réformes ; ce candidat devrait au minimum s’engager à annuler toutes les contre-réformes UMP, à reconstituer le secteur public, à sortir de l’OTAN et à abroger immédiatement le traité de Maastricht et ses codicilles.

    Qu’il soit cependant clair que l’alternative progressiste n’émergera pas des institutions actuelles, verrouillées par Maastricht, par l’UMPS et par ces fascisants « liberos » du capital que sont De Villiers et Le Pen. Pour balayer la Sainte-Alliance du MEDEF, de l’U.E. et de l’UMP, il nous faut surtout construire un immense « tous ensemble » des jeunes et des salariés et des autres victimes du grand capital. Dans cet esprit, le PRCF invite la jeunesse et le peuple travailleur à élargir le rassemblement populaire majoritaire du 29 mai, prolongé par la lutte victorieuse contre le CPE !

  • Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    par PRCF publié dans : prcf-38
    ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
    Vendredi 26 mai 2006

    Citoyennes et citoyens, attachés aux grandes valeurs de la République démocratique et sociale, celle de 1793, de la Commune, du Front Populaire, de la Résistance, nous nous prononçons pour la DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE .

    La majorité, noyée dans les scandales, mène une politique brutale contre tous les acquis sociaux et démocratiques ,elle démantèle notre pays pour le plus grand profit des privilégiés du grand capital et le conduit à sa perte.

    Cette majorité, le président de la République qui en est le chef, ont perdu toute légitimité. Rejetés par les résultats des élections régionales, des élections européennes, par le référendum du 29 mai 2005, par les millions de manifestants d’avril 2006, ils ne représentent qu’une poignée de profiteurs. Il faut que la parole soit rendue à notre peuple.

    En cet anniversaire du Front Populaire de 1936, tous ensemble, dans un large Front de Résistance et d’Alternative Populaire nous voulons sortir notre pays du carcan de l’Union Européenne et construire une nouvelle République, souveraine, démocratique et sociale .

    RENVOYER CETTE PETITION AU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE
    23 rue du Haut de la Noue/176 92390 VILLENEUVE LA GARENNE ou
    prcf.predel@wanadoo.fr

    NOM………………………………………………
    PRENOM…………………………………………
    ADRESSE…………………………………………

     
    par PRCF publié dans : prcf-38
    ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
    Dimanche 14 mai 2006
    YOUGOSLAVIE: INFO ou INTOX ?
    .....................................................
    1. « La guerre a-t-elle commencé en 1991 avec les sécessions slovène et croate ? » FAUX
    En 1979, le BND (CIA allemande) envoie à Zagreb une équipe d’agents secrets. Mission : soutenir Franjo Tudjman, raciste qui propage activement la haine ethnique et prône l’éclatement de la Yougoslavie. L’Allemagne soutient et finance ce Le Pen croate, et lui enverra des armes avant la guerre.
            Dans quel but ? Berlin n’a jamais admis l’existence de l’Etat unitaire yougoslave qui lui avait courageusement résisté dans les deux guerres mondiales. En brisant à nouveau la Yougoslavie en mini – Etats, faciles à soumettre, l’Allemagne cherche à contrôler les Balkans. Une zone économique à annexer pour y délocaliser, exporter ses produits et dominer le marché. Et une route stratégique vers le Moyen-Orient, le Caucase, le pétrole et le gaz. En 1992, le ministre bavarois de l’Intérieur déclare : « Helmut Kohl réussit ce que ni l’empereur Guillaume, ni Hitler n’ont obtenu. » (voir les cartes parallèles « La Yougoslavie en 1941 – en 1991, Poker menteur, p. 68-69)
     
    2. « L’Allemagne a-t-elle délibérément provoqué la guerre civile ? » VRAI
     
     Au début du sommet de Maestricht, en 1991, le chancelier allemand Kohl est le seul à vouloir faire éclater la Yougoslavie et à reconnaître précipitamment les «indépendances» de la Slovénie et de la Croatie, au mépris du droit international et de la Constitution yougoslave. Mais la montée de la puissance allemande imposera cette folie à tous ses partenaires. Paris et Londres s’alignent.
            Selon l’Observer londonien : «Le premier ministre Major a payé très cher en soutenant la politique yougoslave de l’Allemagne dont tous les observateurs disent qu’elle a précipité la guerre.» En effet, tous les experts avaient averti que cette «reconnaissance» provoquerait une guerre civile. Pourquoi ? 1. Quasi toutes les républiques de la Yougoslavie mélangeaient diverses nationalités. Partager les territoires était aussi absurde que diviser Paris ou Londres en arrondissements ethniquement purs. 2. En favorisant le néofasciste croate Tudjman et le nationaliste musulman Izetbegovic (collabo d’Hitler dans sa jeunesse), on était certain de provoquer la panique chez les importantes minorités serbes vivant en Croatie et en Bosnie depuis des siècles. Chaque famille serbe avait perdu au moins un membre dans le terrible génocide commis par les fascistes croates et musulmans, agents de l’Allemagne en 41-45.
    Seule la Yougoslavie de Tito avait pu ramener la paix, l’égalité, la coexistence. Mais Berlin, puis Washington voulaient absolument briser ce pays «trop à gauche» (voir question 4).
     
    3. « Les Etats-Unis sont-ils vraiment restés «passifs et désintéressés» dans cette guerre ? » FAUX

     
    Lord Owen, envoyé spécial de l’Union Européenne en Bosnie, et donc observateur très bien placé, a écrit dans ses Mémoires : «Je respecte beaucoup les Etats-Unis. Mais, durant ces dernières années (92-95), la diplomatie de ce pays est coupable d’avoir prolongé inutilement la guerre en Bosnie
            Que vise-t-il ? Les Allemands étant occupés à prendre le contrôle de la Slovénie, de la Croatie et bientôt de la Bosnie, Washington a alors fait pression sur Izetbegovic, le dirigeant nationaliste musuman de Sarajevo: «Ne signez aucun accord de paix proposé par les Européens. Nous vous ferons gagner la guerre sur le terrain.» Washington a donc prolongé de deux ans les terribles souffrances infligées à toutes les populations de Bosnie.
            Pour quels motifs ? 1. Evincer Berlin de ses positions acquises dans la région stratégique des Balkans. 2. Diviser et affaiblir l’Union Européenne. 3. Instaurer l’Otan comme gendarme du continent européen. 4. Oter à la Russie tout accès à la Méditerranée. 5. Imposer son leadership politique et militaire pour les autres guerres en préparation.
            Car la guerre contre la Yougoslavie était aussi, en même temps, une guerre non déclarée contre l’Europe. Après la chute du Mur, les stratèges US voulaient à tout prix empêcher l’émergence d’une superpuissance européenne. Tout a donc été fait pour l’affaiblir politiquement et militairement.
     
    4. « Banque Mondiale et FMI ont-ils participé à l’éclatement du pays ? » VRAI
       En décembre 89, le FMI impose des conditions draconiennes à la Yougoslavie dont le premier ministre libéral Markovic a quémandé l’aide de George Bush père. «L’aide» visera en réalité à déstabiliser et mettre en faillite les grandes entreprises d’Etat. La Banque Mondiale démantèle le système bancaire, fait licencier 525.000 travailleurs en un an, puis réclame la suppression de deux emplois sur trois. Le niveau de vie chute dramatiquement.
            Ces diktats et la montée des grèves solidaires dans toutes les républiques exacerbent les contradictions entre les dirigeants des diverses républiques auxquels Belgrade ne peut plus verser de fonds. Pour s’en sortir, ces dirigeants recourront à la tactique de la division et à la surenchère dans la haine nationaliste. Cette guerre a été allumée de l’extérieur. Comme bien d’autres.
            La guerre contre la Yougoslavie fut une guerre de la globalisation. Toutes les grandes puissances occidentales cherchaient à liquider le système économique trop à gauche de la Yougoslavie : fort secteur public, droits sociaux importants, résistance aux multinationales... La vraie raison des diverses guerres contre la Yougoslavie, elle tenait dans ce reproche (cette menace ?) du Washington Post : «Milosevic n’a pas réussi à comprendre le message politique de la chute du Mur de Berlin. D’autres politiciens communistes ont accepté le modèle occidental, mais Milosevic a été dans l’autre direction.» (4 août 96).
     
    5. « Les médias ont-ils présenté une image trompeuse de Tudjman et Izetbegovic, «nos amis» ? » VRAI
      Les dirigeants hyper-nationalistes croates et musulmans ont été présentés comme de pures victimes, de grands démocrates antiracistes. Pourtant, aussi bien leur passé que leur présent auraient dû mettre en garde :
            Franjo Tudjman avait déclaré en prenant le pouvoir : «Je suis heureux que ma femme ne soit ni juive, ni serbe.» Il s’empressa de débaptiser les rues portant le nom de partisans antifascistes, rétablit la monnaie et le drapeau du régime fasciste génocidaire, et modifia la Constitution pour commencer la chasse aux Serbes.
            Izetbegovic fit campagne électorale en republiant en 1990 sa «Déclaration islamique» : «Il n’y a pas de paix, ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques.» Il mit en place un régime corrompu et maffieux basé notamment sur un lucratif marché noir et le détournement de l’aide internationale. Il fit appel, avec la bénédiction de Washington, à des mercenaires islamistes, notamment d’Al Qaida.
            Une fois la guerre commencée, des crimes graves ont été commis par les trois camps, mais en cachant ces antécédents, on rendait la situation incompréhensible.
     
    6. « Les médias ont-ils caché des données essentielles de l’histoire et de la géographie de la Bosnie ? » VRAI
     On nous a fait croire que les Serbes étaient des agresseurs, envahissant la Bosnie de l’extérieur. En réalité, trois nationalités vivaient en Bosnie depuis très longtemps : les Musulmans (43%), les Serbes (31%), les Croates (17%). Sans oublier 7% de «Yougoslaves» nés de mariages mixtes ou préférant dépasser les appartenances étroites.
            Partager la Bosnie entre les nationalités, comme l’Union Européenne a tenu à l’imposer, était absurde et dangereux. Car les diverses populations étaient complètement mélangées : les Musulmans habitant surtout les villes tandis que Serbes et Croates étaient surtout paysans et dispersés dans toutes les sous-régions. La Bosnie ne pouvait être divisée sans guerre civile.
            En fait, les populations serbes de Bosnie ne se battaient pas pour envahir les territoires «des autres», mais pour conserver leurs terres ou pour établir des couloirs de communication entre elles. Une situation absurde et sanglante, avec tous les dérapages d’une guerre civile, mais cette guerre civile fut provoquée par les grandes puissances (voir question 4).
     
    7. « Le schéma «Serbes agresseurs, Croates et Musulmans victimes» était-il correct ? » FAUX
     
     Commandant des forces de l’ONU en Bosnie de juillet 1993 à janvier 1994, le général belge Briquemont était bien placé pour dire : «La désinformation est totale (...) La télévision a besoin d’un bouc émissaire. Pour l’instant, il y a une unanimité totale pour condamner les Serbes, et cela ne facilite pas la recherche d’une solution. Je ne pense pas que l’on puisse envisager le problème de l’ex-Yougoslavie et de la Bosnie-Herzégovine uniquement sous l’angle anti-serbe. C’est beaucoup plus compliqué que cela. Un jour, en pleine guerre croato-musulmane, nous avons donné des informations sur des massacres commis par l’armée croate. Un journaliste américain m’a dit : «Si vous donnez ce type d’informations, les télespectateurs américains n’y comprendront plus rien»
            Il n’est pas question de nier les crimes commis par des forces serbes. L’idéologie qu’on trouve dans les textes du dirigeant serbe bosniaque Karadzic est d’extrême droite. Mais en réalité, c’est de tous les côtés qu’après l’éclatement de la Yougoslavie, certaines forces politiques et maffieuses ont utilisé les méthodes de guerre pour s’accaparer territoires et richesses. Dans les trois camps - croate, musulman et serbe - des milices ont commis des crimes graves. Au détriment de toutes les populations. Ainsi, en août 94, le dirigeant nationaliste musulman de Sarajevo, Izetbegovic, a attaqué la région... musulmane de Bihac, dirigée par Fikret Abdic qui s’était distancié de lui et souhaitait vivre en bonne entente avec ses voisins serbes et croates. Dans cette offensive, Izetbegovic fut aidé par six généraux US.
            Passer sous silence les crimes de «nos amis», mais diaboliser quiconque nous résiste est un classique de la propagande de guerre. De nombreux médiamensonges ont été carrément fabriqués par une agence US de «public relations», Ruder Finn. Collègue de la célèbre Hill & Knowlton qui inventa le médiamensonge des couveuses «volées» par les Irakiens.
     
    8. « La Serbie mettait-elle en oeuvre un programme de nettoyage ethnique ? » FAUX
     

       Si on croit que le nettoyage ethnique était vraiment le programme du «dictateur Milosevic», il faut admettre que son efficacité a été lamentable. Puisque, tout au long des ces années et jusqu’à aujourd’hui, un habitant sur cinq de la Serbie n’était et n’est pas serbe. A Belgrade, vivent encore toujours, et sans problèmes, de nombreuses minorités : Musulmans, Roms, Albanais, Macédoniens, Turcs, Hongrois, Gorans...
            En réalité, contrairement à l’image qu’en a donné la presse, la Serbie est aujourd’hui le seul Etat, avec la Macédoine, resté «multinational» de l’ex-Yougoslavie. Par contre, tous les protégés de l’Otan - Croatie, Bosnie et Kosovo - ont pratiqué, eux, une purification ethnique quasi totale.
            Milosevic désapprouvait les excès commis par les milices serbes en Bosnie. Sa femme a fait contre eux plusieurs déclarations virulentes. Un embargo a même été appliqué par la Serbie contre Karadzic. Certes, une partie de l’opinion serbe a basculé dans le nationalisme raciste. Mais c’est précisément la responsabilité de l’Allemagne et des grandes puissances d’avoir plongé le pays dans la guerre civile et donc dans la haine.
     
    9. « Les médias ont-ils correctement informé sur Srebrenica ? » FAUX
    Premier élément. Même s’il s’agit de condamner des crimes abominables, la vérité historique - indispensable à la réconciliation - n’est pas servie par des procédés propagandistiques comme l’usage inconsidéré du terme «génocide», la dissimulation du fait qu’une partie des victimes étaient mortes dans des combats ou l’exagération systématique des chiffres. Des enquêtes ont révélé que de nombreuses «victimes» avaient été retrouvées quelques mois plus tard, votant aux élections suivantes ou même prenant part à d’autres combats avec l’armée d’Izetbegovic. Cela a été et reste dissimulé. Nous n’entrerons pas ici dans cette polémique sur les chiffres que seuls des historiens sérieux pourront trancher définitivement.
            Deuxième élément. Pourquoi les médias ont-ils caché des événements essentiels à la compréhension du drame ? Au départ, cette région était habitée par des Musulmans ET des Serbes. Ceux-ci en avaient été chassés en 1993 par une purification ethnique commise par les troupes nationalistes musulmanes d’Izetbegovic. Le général français Morillon, qui commandait les forces de l’ONU sur place, accuse : «Dans la nuit du Noël orthodoxe, nuit sacrée de janvier 1993, Nasser Oric a mené des raids sur des villages serbes... Il y a eu des têtes coupées, des massacres abominables commis par les forces de Nasser Oric dans tous les villages avoisinants.» (Documents d’information de l’Assemblée nationale, Srebrenica, t 2, pp. 140-154) La volonté de vengeance n’excuse pas les crimes commis ensuite. Mais pourquoi cacher systématiquement les crimes de «nos amis»?
            Troisième élément. Comme d’autres «enclaves» dites démilitarisées, Srebrenica était en réalité une zone où les forces d’Izetbegovic s’étaient regroupées, l’ONU les protégeant d’une défaite totale. Etonnant : les troupes d’Oric se sont retirées de Srebrenica, juste une semaine avant le massacre. Le général français Germanos : «Oric a largement déclaré qu’on lui avait fait quitter Serebrenica car on voulait que Srebrenica tombe. Le «on», c’était Izetbegovic
            Et pourquoi ? Il est intéressant de revenir sur un curieux rapport de l’ONU, rédigé un an et demi plus tôt par Kofi Annan: «Izetbegovic avait appris qu’une intervention de l’Otan en Bosnie-Herzégovine était possible. Mais elle n’aurait lieu que si les Serbes s’introduisaient de force à Srebrenica et y massacraient au moins 5.000 personnes (sic).» Un massacre annoncé un an et demi plus tôt! (Rapport ONU des 28-29 novembre).
            Le général Morillon nous apprend aussi que «Ce sont les autorités d’Izetbegovic qui se sont opposées à ce qu’on évacue tous ceux qui le demandaient, et ils étaient nombreux.» Sa conclusion : «Mladic est tombé dans un piège à Srebrenica
     
    10. « Les premières victimes de la guerre ont-elles été tuées par les Serbes ? » FAUX
     
      Le 28 juin 1991, la police slovène a exécuté (au moins) deux soldats désarmés de l’armée nationale yougoslave qui venaient de se rendre au poste-frontière (avec l’Autriche) de Holmec. Cela a été reconnu par le journal Slovenske Novice. Il est également «établi depuis le tout début» que trois soldats de cette même armée yougoslave ont été exécutés à un poste – frontière avec l’Italie, après s’être rendus. (Faits et témoignages rapportés au TPI de La Haye, www.aimpress.org/dyn/trae/archive/data/199902/90211-001-trae-lju.htm, cfr Forgotten Crimes, Igor Mekina, AIM Ljubljana, 11/02/99).
     
    11. « La célèbre affiche des «camps de concentration» était-elle un faux ? » VRAI
     
     Fabriquée par Bernard Kouchner et Médecins du Monde, cette affiche montrait des «prisonniers» détenus, semblait-il, derrière des barbelés. L’un d’eux avait les côtes terriblement décharnées. Kouchner avait plaqué sur la photo un mirador d’Auschwitz et l’accusation «exterminations en masse». Pour marteler le message « Serbes = nazis ». Il recopiait ainsi une campagne de diabolisation lancée par la firme US de «public relations» Ruder Finn.
            Mais tout était faux dans cette image tirée d’un reportage de la TV britannique ITN. La tricherie est évidente quand on visionne les images tournées au même moment par une équipe locale. En réalité, la caméra britannique a été placée délibérément derrière les deux seuls fils de barbelés tenant encore debout d’une vieille clôture agricole. Et les «prisonniers» étaient du «bon côté» des barbelés. Libres, car ils s’étaient eux-mêmes réfugiés dans ce camp pour échapper à la guerre et aux milices qui enrôlaient de force. Dans les images complètes, le seul prisonnier parlant anglais déclarait d’ailleurs à trois reprises à la journaliste ITN qu’ils étaient bien traités et «safe». L’homme aux côtes décharnées (gravement malade) avait été appelé au premier plan alors que tous ses collègues étaient bien portants. Le montage de Kouchner était un faux grossier. (Cfr Poker menteur, p. 34)
            Il existait certes des camps en Bosnie. Non d’extermination, mais plutôt pour préparer des échanges de prisonniers. Des violations des droits de l’homme y ont été commises. Mais pourquoi nous a-t-on caché les rapports de l’ONU à ce sujet ? Ils dénombraient six camps croates, deux serbes et un musulman.
     
    12. « Nous a-t-on communiqué la vérité sur les trois grands massacres de Sarajevo ? » FAUX
                           
     A trois reprises, l’opinion occidentale a été bouleversée par de terribles images : des dizaines de victimes déchiquetées devant une boulangerie ou sur le marché de Sarajevo. Immédiatement, les Serbes étaient accusés d’avoir tué délibérément en bombardant la ville. Malgré de nombreuses contradictions dans les communiqués officiels.
            Mais jamais, l’opinion n’a été informée des résultats des enquêtes ultérieures de l’ONU. Or, ces rapports accusaient les forces du président Izetbegovic. D’ailleurs, les hauts responsables occidentaux le savaient mais l’ont soigneusement caché. C’est seulement bien plus tard que le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Jean Daniel, admettra : « Il me faut le dire aujourd’hui. J’ai entendu successivement Edouard Balladur (1er ministre français de l’époque), François Léotard (ministre de l’Armée), Alain Juppé (Affaires étrangères) et deux généraux «très responsables» dont je ne trahirai pas la confiance, me dire (...) que l’obus tiré sur le marché était lui aussi musulman! Ils auraient provoqué un carnage sur les leurs! Ai-je observé avec effroi. Oui, m’a répondu le premier ministre sans hésiter...» (Nouvel Observateur, 21 août 95)
            Pourquoi ces manipulations ? Comme par hasard, chaque massacre survenait juste avant une réunion décisive pour justifier une mesure occidentale : embargo contre les Serbes (92), bombardements de l’Otan (94), offensive finale (95). L’Otan et Izetbegovic appliquaient un principe essentiel de la propagande de guerre : justifier son offensive par un médiamensonge, un «massacre» bouleversant l’opinion.
            La version officielle du siège de Sarajevo cache plusieurs points : 1. Les forces serbes ont certes commis de graves crimes. Mais les civils qui souhaitaient fuir par un tunnel permettant de quitter la ville en ont été empêchés par le régime Izetbegovic. Il voulait garder le maximum de clients de son marché noir, détournant l’aide internationale. 2. Il lui fallait surtout présenter une image en noir et blanc d’un peuple victime de ses agresseurs. En réalité, à Sarajevo même, des snipers d’Izetbegovic tuaient régulièrement des habitants des quartiers serbes de la ville, sans qu’on en parle jamais. 3. Des atrocités aussi graves se déroulaient par exemple à Mostar. Mais là étaient aux prises des forces croates et musulmanes («nos amis») qui avaient depuis longtemps chassé tous les Serbes.
     
    13. « La plus grande purification ethnique de la guerre a-t-elle été commise par l’armée croate ? » VRAI
     
        Le 4 août 1995, cent mille soldats croates, cent cinquante chars, deux cents transporteurs, plus de trois cents pièces d’artillerie, quarante lanceurs de missiles attaquent la population serbe de Krajina. Plus de 150.000 Serbes sont ainsi forcés de quitter cette région qu’ils habitaient depuis des siècles. Les pires atrocités sont commises : les forces croates abattent des vieillards qui n’ont pu fuir, brûlent 85% des maisons abandonnées.
            Clinton juge l’offensive «utile». Son ministre des Affaires étrangères aussi : « La reconquête de la Krajina peut mener à une nouvelle situation stratégique qui peut nous être favorable.» Pire encore : les Etats-Unis ont conseillé la Croatie pour mener son offensive, selon l’aveu du ministre croate des Affaires étrangères. D’ailleurs, c’est Washington qui a pris en main la formation «démocratique» de cette armée. (Poker menteur, pp. 193-194)
     
    14. « Les Etats-Unis ont-ils utilisé en Bosnie aussi des bombes à uranium ? » VRAI
     
    Au colloque international «Uranium, les victimes parlent», organisé à Bruxelles en mars 2001, un médecin de Bosnie a présenté un garde-chasse serbe de Bosnie, victime comme d’autres de «multi-cancers» atypiques et foudroyants après avoir été exposés dans des zones de bombardements US.
            Un responsable de la Santé en Bosnie a établi des statistiques : la population d’un quartier serbe de Sarajevo, bombardé par les avions US en 95, (population ensuite expulsée de cette ville), a connu une multiplication par cinq des divers types de cancers .
            Les armes à uranium dit appauvri permettent aux Etats-Unis - mais aussi à la France et à la Grande-Bretagne - de se débarrasser des déchets toxiques de leurs centrales nucléaires. Elles polluent gravement le sol et la nappe phréatique, provoquant cancers, leucémies et mutations génétiques monstrueuses (y compris chez des enfants nés de G.I.’s contaminés). Bref, les armes à uranium transforment de nombreux pays en poubelles pour l’éternité. (vidéo et brochure «Uranium les victimes parlent»).
     
    15. « La guerre contre la Yougoslavie fut-elle «la seule bonne guerre» des Etats-Unis ? » FAUX
     Les Etats-Unis ont essayé de faire croire qu’ils menaient une guerre humanitaire. Et de se présenter comme les défenseurs, pour une fois, des musulmans. Mais en réalité Washington et Berlin ont provoqué cette guerre. Délibérément. Dans l’intérêt égoïste de conquérir des objectifs stratégiques : colonisation économique des Balkans, contrôle des routes du pétrole, bataille pour la suprématie mondiale.
            Les USA ne mènent jamais aucune guerre humanitaire. Et ils ne sont pas les pompiers de cette guerre en Yougoslavie, ils en sont les pyromanes. Ils sont les premiers coupables des souffrances infligées à toutes les populations. Les USA ne sont pas, d’un côté, les amis des musulmans aux Balkans et, de l’autre côté, leur pire ennemi en Palestine et en Irak. Ils sont leur ennemi partout.
            Et le plus dangereux ennemi de tous les peuples du monde. Ils menacent Syrie, Iran, Corée, Cuba, et un jour même la Chine. Parce que leur stratégie de guerre a pour unique but de maintenir l’ordre économique injuste, de dominer et exploiter tous les pays du globe afin d’enrichir encore plus une poignée de super-milliardaires.
            C’est pourquoi il est important de démasquer tous les médiamensonges et de faire connaître la vérité sur la guerre contre la Yougoslavie : c’était une guerre d’agression.
    par Michel Collon publié dans : Internationalisme
    ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
    Vendredi 5 mai 2006
    MEETING 
     
    *Non à la criminalisation du communisme
     
    Criminaliser le communisme... pour tuer le combat de classe !
     
    Le 14 décembre 2005, le député européen Göran Lindblad (Parti populaire européen/ Démocratie chrétienne) a proposé à la commission des questions politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) un projet de résolution sur « la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ». Ce texte devant être soumis au Parlement européen en séance plénière.
    Ainsi resurgit donc ce vieux rêve de la bourgeoisie d’une sorte de « Nuremberg » du communisme, assimilant cet idéal de libération humaine au nazisme.
    C’est évidemment indigne si nous considérons seulement le rôle joué par l’Union Soviétique et son peuple dans la victoire contre la barbarie hitlérienne et par les Résistants communistes en France et ailleurs.
    Mais il ne s’agit pas uniquement d’une perversion historique. La manœuvre est à l’usage du présent. L’objectif est de criminaliser la lutte des classes. Tout ce qui relèverait de la contestation du capitalisme appartiendrait à l’empire du mal comme dit Bush.
    C’est sur ce mode que les dockers ont été emprisonnés pour s’être opposés à la directive portuaire européenne, que des lycéens ont été mis en garde à vue, que des syndicalistes ont été traînés en justice….
    Mais la répression du mouvement populaire n’est toujours qu’une manœuvre dilatoire. Elle n’arrête pas l’histoire dont la lutte des classes est le moteur. Elle ne rend pas le capitalisme éternel. Elle masque l’exigence grandissante d’en finir avec lui. Le communisme est toujours la jeunesse du monde !
     
    Georges Hage.
    Député, doyen de l’Assemblée nationale. Président d’Honneur du PRCF
     
     

    manifestation du Parti Communiste de Grèce (KKE)

     
    *Brochure disponible, sur commande, à I.C à Liévin.
    INVITATION AU
    MEETING
     
    LUNDI 8 MAI à PARIS.
    de 14h30 à 18h00
     
    Espace conférence des Diaconesses,
    Rue du Sergent Bauchat Paris XIIéme
     
    Meeting placé sous la présidence d’honneur de
    Georges Hage
     
    avec la participation de représentants de parti communistes étrangers
    et d’anciens résistants dont :
    ·        Léon Landini, ancien FTP-MOI, Officier de la Légion d’honneur, médaille de la résistance, grand mutilé de guerre,
    ·        Arsène Tchakarian, ancien FTP-MOI du groupe Manouchian, chevalier de la Légion d’Honneur,
    ·        Pierre Pranchère, ancien FTPF, ancien membre du comité central, ancien député de l’Assemblée nationale et de la communauté européenne,
    ·        Jean-Pierre Hemmen ; fils de résistant fusillé par les nazis,
    ·        Simone Nicollo Vachon,résistante émérite,
    ·        Henri Alleg, ancien secrétaire général de « l’Humanité » auteur de plusieurs livres, en particulier « La question ».
     
    Invitée d’honneur Annie Lacroix-Riz,
    Pour qui nous demandons, à M. le Ministre de l’Education nationale,
    de faire cesser le harcèlement politique à son encontre.
     
    Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII et historienne de renommée internationale, Mme Annie Lacroix-Riz est harcelée depuis des mois par une officine regroupant des nostalgiques de la Russie et de l’Ukraine « blanches ». Ignorant la loi, qui garantit aux fonctionnaires la protection de l’Etat contre les intrusions partisanes, un député de Mayenne franchit un cap supplémentaire dans le harcèlement et la tentative de chasse aux sorcières en relayant la lettre d’une Française d’origine ukrainienne qui exige que le Ministère désavoue publiquement, voire sanctionne, Mme Lacroix-Riz, accusée de manière irresponsable de « négationnisme » et de « révisionnisme ».
     
    Pour ce rendre au Meeting :     
     - en métro station Montgallet (ligne 8) rue de Reuilly ou à Nation
    (lignes 1-6 et 9 ou RER A) et prendre la rue Jaucourt.
    -             -   en voiture possibilité de se garer dans la rue ou au parking de l’hôpital (payant).
     
    Meeting organisé par le PRCF et les JRCF :
    Pole de Renaissance Communiste en France.
    23 rue du haut de la noue – porte 176  92390 Villeneuve le Garenne
    Mail : prcf.predel@wanadoo.fr                    Site : www.initiative communiste.fr
    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France.
    JRCF 5 rue Titon 75011 Paris.
    Mail : reseau.jrcf@wanadoo.fr                                 Site : http://www.jrcf.org
     
    par PRCF/JRCF publié dans : prcf-38
    ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
    Lundi 1 mai 2006

    En France, le Non ouvrier et populaire du 29 mai 2005 et le grand affrontement de classes qui vient d’obtenir le retrait du CPE, montrent l’inanité des campagnes médiatiques sur la « mort de la lutte des classes ». Face à un pouvoir délégitimé par le 29 mai, fissuré par les grandes luttes contre la loi Borloo, discrédité par les abus de pouvoir révélés par l’affaire clearstream, l’heure est à l’offensive populaire : pas d’attentisme, pas d’électoralisme, n’attendons pas 2007 en nous reposant sur la Gauche d’en haut, relançons nos AG interpros, débattons des conditions d’une alternative anticapitaliste et anti-Maastricht, préparons un grand 29 mai 2006 de lutte contre l’eurolibéralisme !
    En Europe, les luttes se multiplient contre la politique maastrichtienne unique menée par la droite et la social-eurocratie, de Blair à Prodi en passant par Merkel et Villepin. Cette politique anti-ouvrière aboutit toujours et partout aux mêmes résultats : destruction des services publics et des acquis, précarisation des travailleurs, destruction de la petite agriculture, recul des souverainetés populaires, retour en force des intégrismes religieux et des communautarismes diviseurs. En Grèce, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, des grèves importantes viennent de se dérouler et il est lamentable que la Confédération européenne des syndicats, tout occupée à défendre l’Europe supranationale et son traité constitutionnel mort-né, n’ait rien fait pour coordonner la naissante Europe des luttes !
    A l’échelle mondiale, on assiste à un réveil des résistances, notamment en Amérique latine où Cuba socialiste n’est plus seule à tenir tête à l’impérialisme US et à défendre le drapeau du socialisme contre la re-mondialisation contre-révolutionnaire du capitalisme : du Venezuela bolivarien à la Bolivie, les peuples recommencent à réfléchir à l’avenir socialiste de l’humanité. C’est pourquoi, au risque d’alimenter l’extrême droite, le Conseil de l’Europe s’efforce actuellement de criminaliser le communisme, ses idéaux, ses militants et son histoire, pour tenter de bloquer le renouveau du combat anticapitaliste. Les progressistes doivent empêcher ensemble que la Jeunesse communiste tchèque soit interdite ou que la prestigieuse historienne française Annie Lacroix-Riz ne soit « mise à l’index » par la réaction sous prétexte qu’elle refuse de s’aligner sur la vulgate antisoviétique de la nouvelle « histoire unique » : il y va de l’avenir de TOUT le mouvement ouvrier et démocratique !
    Dans ces conditions, les militants franchement communistes du PRCF appellent les communistes, les travailleurs, la jeunesse rebelle, tous les vrais progressistes :
    -en France,
    * à construire un large Front de Résistance et d’Alternative Populaire (FRAP) sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore pour abroger les contre-réformes UMP, reconstituer les acquis issus de 36, 45, 68 ; annuler les traités néolibéraux de l’Europe supranationale ; reconstruire un large secteur public industriel et de service, abolir les lois de fascisation qui permettent à Sarkozy de « fliquer » la jeunesse, les travailleurs immigrés, les syndicalistes de combat. Exigeons un plan de ré-industrialisation du pays, engageons l’action pour une nouvelle République sociale, souveraine, fraternelle et pacifique, reprenons la lutte révolutionnaire pour le socialisme abandonnée par la direction mutante du PCF/PGE ;
    *à rejoindre le Pôle de Renaissance Communiste, le réseau « Jeunes pour la Renaissance communiste en France », à organiser une Coordination Nationale d’Action communiste pour reconstruire un vrai par