Catégories

Texte libre

Pour la renaissance d’un vrai parti communiste,
Je rejoins le PRCF et les JRCF de l’Isère !

Mercredi 4 janvier 2006

 

Faire de 2006 une année de résistance populaire et de contre-offensive populaire !

 

Le PRCF forme pour tous les travailleurs, tous les communistes et tous les démocrates, ses voeux de santé, d’épanouissement personnel et d’engagement solidaire pour changer en profondeur cette société malade.

Mais rien ne sert de jouer les autruches : le contexte politique actuel est fort préoccupant :

Sur le plan international, la re-mondialisation du capitalisme consécutive à l’implosion du camp socialiste bat son plein ; la politique d’agression des USA et de leurs vassaux se poursuit dans de nombreux pays (Irak, Afghanistan, Yougoslavie…) ; de nouvelles guerres sont en préparation contre les peuples ciblés par l’Etat-gangster de Bush (Syrie, Cuba, etc.). Il est réjouissant dans ce contexte que Cuba socialiste ait réussi à renforcer ses liens avec une Amérique latine de plus en plus orientée à gauche, du Venezuela de Chavez à la Bolivie, où la gauche a remporté les présidentielles.

Sur le plan social, un tsunami patronal ravage notre pays. Privatisation du secteur public, délocalisations et désindustrialisation, baisse du pouvoir d’achat populaire (nombre de patrons souhaitent bonne année à leurs salariés en leur sucrant le treizième mois !), casse des remboursements Sécu, appel de Breton à casser les pensions des retraités, recul de l’indemnisation-chômage, régionalisation de l’Education nationale, contre-réforme de l’Hôpital, etc. ; pendant que 5 millions de personnes chôment (chiffre du PDG F. Dalle !) et que la précarité se généralise (CNE esclavagiste), des salariés pauvres survivent ou meurent dans la rue; mais les dividendes et les stocks-options explosent pour les PDG gavés d’avantages fiscaux indécents et de « parachutes en or » !

Sur le plan économique, l’euro et le pacte de stabilité continuent de plomber la croissance. La prétendue décrue du chômage est un faux semblant dû aux manips statistiques, à l’envol des boulots précaires et à la baisse démographique. La casse du secteur industriel public, la dépendance monétaire de la France et la privatisation du crédit prive le pays des moyens nécessaires pour relancer son industrie sur des bases saines. La pêche artisanale, la petite et moyenne agriculture sont gravement menacées par les tractations entre l’UE et l’OMC du « socialiste » Lamy.

Sur le plan institutionnel, le démontage de l’indépendance nationale et des fondements républicains de la nation se poursuivent au mépris du vote du 29 mai : décentralisation inégalitaire du service public (DDE, SNCF, etc.), contournement de la loi de séparation de l’Etat et des Eglises, mépris pour la nation obligée de quémander auprès de Bruxelles le « droit » de nationaliser la SNCM ou de sauver Hewlett-Packard, etc.

La source de cette offensive réactionnaire est la politique unique, pré-totalitaire, de l’UMP et de son « opposition » social-eurocrate. Bien que les scrutins successifs aient exprimé le rejet populaire des gouvernants UMPS et de l’Europe néo-libérale, les électeurs constatent que le pouvoir s’assoit sur leur vote. Son seul souci est, comme en RFA où le SPD et la CDU s’acoquinent pour imposer le recul social, de continuer ensemble ou alternativement la politique antisociale rejetée par le peuple.

Cela mène à la fascisation de moins en moins rampante de la vie politique : à l’abri de l’état d’urgence et de la loi « anti-terroriste », qui permettent de bâillonner les libertés, les mauvais coups se multiplient contre la démocratie : grèves interdites, répression antisyndicale, décervelage médiatique, monopolisation de la presse par Dassault/Lagardère… Des députés UMP déballent dans Minute leurs fantasmes racistes, colonialistes et homophobes alors que Chirac prétendait stopper Le Pen ! La fascisation va bon train également à l’échelle de l’UE où un projet de loi anticommuniste et révisionniste prétend criminaliser la Révolution d’Octobre et le communisme pour mieux museler l’opposition anticapitaliste… alors que les néo-fascistes siègent dans plusieurs gouvernements de l’UE et dans les Etats baltes, les ex-Waffen SS paradent avec la bénédiction du pouvoir !

Une ambiance crépusculaire analogue par certains aspects à celle des années 30 s’installe en France et en Europe. Cela est rendu possible par l’Euro-France d’en haut, prête à désintégrer son pays pour intégrer l’euro-mondialisation libérale. Cela s’explique aussi par la trahison de la Gauche d’en haut : d’une part, le PS n’a tiré leçon ni du 21 avril 2002 ni du 29 mai 2005 ; il a voté l’état d’urgence, la loi antiterroriste et la loi réhabilitant le colonialisme français ; d’autre part, les ténors du Non de gauche ont gaspillé le 29 mai en cultivant le mensonge de l’Europe sociale et de la « renégociation de la Constitution ». Les directions confédérales inféodés à la C.E.S. ont aussi une lourde responsabilité car depuis le 29 mai elles n’ont rien fait pour construire le tous ensemble. Non seulement Chérèque signe toutes les contre-réformes, mais Thibault n’a rien fait pour « généraliser le mouvement » comme y appelaient les grévistes de la STM et de la SNCM.

Nonobstant les mensonges à répétition de Chirac, la France ouvrière et républicaine est bel et bien menacée de mort par la fascisante politique d’intégration euro-capitaliste. Dans ces conditions, il faut entrer en résistance, et cela non en paroles, mais en pratique. Et tout d’abord, nettoyer au karscher dans nos têtes toutes les idées fascistes, racistes, anti-fonctionnaires, antisyndicalistes, anticommunistes, qui créent un terrain favorable pour la fascisation et l’euro-désintégration du pays. Il faut refuser la criminalisation de Lénine et du communisme ; celle-ci réhabilite mécaniquement le fascisme, démolit toute alternative au capitalisme et fait le lit de la pensée unique. La première expérience socialiste de l’histoire a subi la défaite, comme la Révolution française a fini par succomber sous les coups de la réaction. Il faut tirer les leçons positives et négatives de cette première expérience socialiste. Mais il faut oser dire que depuis la chute de l’URSS, le rapport des forces est mondialement déséquilibré au profit du Capital et au détriment du Travail : osons appeler par son nom cette contre-révolution !

Ensuite, il faut s’émanciper de la Gauche d’en haut et de ses illusions réformistes, anticommunistes et euroconstructives. Le capitalisme actuel, parasitaire, exterminateur et irresponsable, mène l’humanité à sa perte. Quant à l’’U.E. elle n’est pas un cadre neutre qu’il suffirait de « réorienter dans un sens progressiste » mais un nouvel Empire supranational du capital aussi dangereux que l’Empire de Bush pour la paix mondiale et la liberté!

Enfin il faut prendre conscience de notre force à nous les travailleurs, à nous les républicains et les progressistes. Le 29 mai l’a montré, ce pouvoir UMP est illégitime, les Français, et d’abord les ouvriers, les jeunes, les quartiers populaires, rejettent catégoriquement l’Europe supranationale du grand patronat ! C’est pourquoi le peuple de France n’a pas besoin d’une énième expérience d’euro-gauche plurielle comme celle que proposent Hollande et Buffet ; ceux-ci trompent les électeurs lorsqu’ils prétendent changer de cap sans sortir de Maastricht, sans nationaliser les secteurs clés de l’économie, sans rompre avec le grand capital. Le PRCF invite au contraire à faire vivre le syndicalisme de lutte de classe, à se solidariser avec les victimes de la répression, syndicalistes, travailleurs immigrés, jeunes raflés au hasard par Sarkozy. Conformément à l’Appel lancé le 14 juillet 2005 par des militants du PRCF, des Radicaux républicains, des écolos, des militants du MRC et du PT, construisons un Front de Résistance et d’Alternative Populaire (FRAP) pour rompre avec Maastricht, balayer les mesures de fascisation, reconstituer les acquis sociaux et le secteur public, interdire les délocalisations, éliminer la précarité et le chômage de masse, ré-industrialiser le pays, augmenter le pouvoir d’achat, construire une République sociale, fraternelle, souveraine, impulser l’Europe des luttes, construire des traités internationaux respectueux des peuples, remettre à l’ordre du jour la lutte révolutionnaire pour une société débarrassée de l’exploitation de classe.

C’est dans cet esprit que le PRCF prépare sa conférence nationale de janvier : il s’agit d’organiser à l’échelle nationale une force franchement communiste présente partout, organisant les convergences communistes d’action, associant le drapeau rouge internationaliste des ouvriers au drapeau tricolore de la République, portant au présent les fondamentaux du communisme. Le PRCF a joué un rôle politique irremplaçable dans la bataille du Non ouvrier et républicain ; il fut la cheville ouvrière du récent meeting internationaliste pour Cuba socialiste ; il appelle chaque vrai démocrate, chaque vrai révolutionnaire à méditer la première Constitution républicaine de la France qui stipulait, en 1793 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour les citoyens le plus sacré des droits et le plus inviolable des devoirs ».

Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté : l’optimisme ne consiste pas à se voiler la face mais à s’organiser pour lutter. Le PRCF invite donc ceux qui veulent résister, notamment les jeunes, à rejoindre son indispensable combat.

Pour le PRCF, Jean-Pierre Hemmen, président-délégué, Georges Gastaud, porte-parole national
31 décembre 2005

Anticapitaliste - Internationaliste - Révolutionnaire

 
publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 2 janvier 2006
publié dans : Internationalisme
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 janvier 2006

par Brecht publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 décembre 2005
Très très urgent




Le PC de Grèce s'adresse aux communistes d'Europe afin de lancer une pétition contre le projet de résolution anticommuniste que le conseil de l' Europe devrait voter le 24 janvier intitulée "Non au maccarthysme européen". C'est dire l'urgence à réagir d' autant que l'on peut penser qu'en France nous serons les seuls à prendre cette question à bras le corps car la dite motion condamne ceux qui n'ont pas condamné les régimes communistes européens assimilés au régime nazi
Je propose donc que chacun s'attelle très vite à faire signer autour de soi: Anciens Résistants ( Léon!), syndicalistes, intellectuels, enseignants, DES ELUS ou anciens élus, d'organisations etc etc . Je me propose de centraliser les signatures . ( Si quelqu'un peut trouver les adresses internet des parlementaires français du Conseil de l'Europe et de Van der Linden et Einarsson, merci)

Daniel Antonini responsable des activités internationales du PRCF.

Chers camarades

Merci a vous tous pour avoir répondu à nos messages antérieurs.

Si joint vous trouverez le projet pour une Motion relative a la résolution
anticommuniste du conseil de l’Europe prépare par les camarades du PTB
Belgique. Il nous semble qu’il pourrait être considère comme une bonne base
en ajoutant peut être ici et la quelques petits amendements pour un appel
commun ou/et pour un texte pour collecter des signatures des personnalités,
activistes etc. qui pourront ensuite être envoyées au parlementaires
nationaux membres de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’Europe, au
président de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’ Europe [M.Rene Van
der Linden] , au président du Groupe de Gauche M. Einarsson etc.
On pourrait peut être insérer cette appel aussi sur
http://wwww.petitiononline.org si nous
n’arrivons pas a monter un pareille dispositif pour des signatures on line
sur une des nos sites [Il y a t’il des possibilités de votre part dans cette
direction ?]
En tenant compte du temps très limite jusqu’au 20 Janvier ils est peut être
utile de commencer la campagne des signatures le 1 Janvier. Evidement cette
initiative doit être considere seulement comme une action a part du travail
que nous tous faisons dans les mouvements des nos pays pour augmenter les
pressions sur les parlements et les GOUVERMENTS nationaux.

Pour votre information nous vous prions de noter que notre parti développe
actuellement une campagne avec la participation des divers organisations du
mouvement populaire, des résistants, des syndicalistes, des intellectuelles,
des élus et des politiciens de tous les tendances. Le 19 Janvier sera
organise une grande manifestation a Athènes. Au même temps nous soutenons
l’idée de tenir une " semaine d’action Européenne concerte " du 17-23
Janvier. Nous pensons aussi qu’il serait très utile de pouvoir organiser une
" concertation " a Strasbourg autour du 25 Janvier, jour du débat sur cette
question a l’Assemble Parlementaire.
Il sera utile d’envoyer a SolidNet toute nouvelle sur les mobilisations,
des prise des positions, des articles, etc. sur ce sujet. Le même est
valable pou notre journal Rizospastis qui est très intéresse d’informer sur
toute initiative.

Nous continuerons d’être à votre disposition pour toute idée et proposition
pour augmenter la résistance.

Merci beaucoup pour votre soutien.
B.Angourakis

PS Très appréciée sera la contribution des camarades en mesure de traduire
dans les langues Européennes car il est nécessaire de faire parvenir nos
messages aussi dans les ex pays socialistes.

Motion (projet 23 décembre 2005)

Non au Maccarthysme européen

L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des
Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés
d'expression et d'organisation " au nom de la démocratie " ?

Le 14 décembre 2005, à Paris, Commission des questions politiques de
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet
de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire
Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé " Nécessité d’une
condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires". Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier
2006.
Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays
qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements
populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles
hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.

Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d'actes répréhensibles, mais à
stigmatiser l'ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait
" partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit
en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes
et des violations des droits de l’homme à grande échelle ". Le projet nie
ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire
du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée
progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social,
économique et politique.

Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du
mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie.
Souvenons-nous
des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue
était stoppée à Stalingrad : " Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…)
auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ".

La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de
l'URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant
un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et
communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières - similaire
au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se
soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la
liberté de recherche et d'expression des scientifiques contre une version
européenne actualisée du maccarthysme.

Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels

La résolution exige que " les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas
(…) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (…) dans
certains pays du monde (…) où des crimes continuent d’y être commis ". En
criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution
prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés
l’administration Bush à plusieurs reprises.

En critiquant le fait que " des partis communistes soient légaux et encore
actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs
distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes
communistes totalitaires ", le projet prépare la mise hors la loi de ces
partis.

Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical

Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le
concept même de lutte de classe, " utilisée pour justifier les crimes ". De
cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en
Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales.

Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue
auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier,
s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont
démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et
les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe
(Yougoslavie, Afghanistan, Irak).
Pour les initiateurs du projet, " la
condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l'éducation
donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté
internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur
action future ".
Cette citation révèle qu'une telle stratégie entre dans la logique d'une
lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la
justice. Elle constitue par ailleurs une reconnaissance de la profondeur du
rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale.

Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les
altermondialistes, après-demain…?

Nous, soussignés, appelons les Parlementaires de l’APCE à rejeter fermement
ce projet de résolution.


Prénom et nom fonction signature



Les documents officiels sont à trouver sur le site de l'APCE
http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ArtId=3
49

 
publié dans : Internationalisme
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 décembre 2005



Déclaration du célèbre compositeur grec, Mikis Theodorakis, à propos du mémorandum anticommuniste

" Les héros comparés aux criminels "

" Le Conseil de l'Europe a décidé de changer l'histoire . Il veut la déformer en confondant les agresseurs avec les victimes, les héros avec les criminels, les libérateurs avec les conquérants, les communistes avec les nazis.

Il considère que les plus grands ennemis du nazisme, c’est à dire les communistes, sont des criminels, qui égalent même les nazis ! Et il s'inquiète et proteste aujourd’hui car, tandis que les hitlériens ont été condamnés par la communauté internationale, rien de tel n’est encore arrivé aux communistes. C’est pourquoi il propose que cette condamnation ait lieu lors de la session plénière de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe des 24-27 janvier prochain.

Il s'inquiète de ce que " la conscience publique envers les crimes commis par les régimes communistes est très mince ". Et encore parce que " les partis communistes sont légaux et actifs dans certains pays et même que, dans certains cas, ils ne se sont pas distanciés de ces crimes ".

En d'autres termes, le Conseil de l'Europe annonce d'avance la persécution future des communistes européens qui n'ont pas encore fait de déclaration de repentance comme celle que demandaient les bourreaux de la Gestapo et les tortionnaires de Makronisos (camp de tortures en Grèce).

Peut-être demain décideront-ils de mettre hors la loi les partis communistes et d'entrouvrir ainsi la porte aux fantômes à des Hitler et Himmler qui, comme on le sait, ont débuté leurs carrières en interdisant les partis communistes et en emprisonnant les communistes dans des camps de la mort.

Ces nazis ont été finalement noyés dans le sang de leurs propres victimes, les 20 millions de morts de l'Union soviétique communiste et les centaines de milliers de communistes qui ont donné leur vie, en prenant la tête des mouvements de résistance nationale , en Grèce, comme à travers toute Europe.

Pourtant, dans leurs souhaits de restaurer les méthodes condamnées par la conscience de l'histoire et des peuples, ces Messieurs du Conseil de l'Europe, viennent en second lieu, car ils ont déjà été dépassé par leur grand frère, les Etats-Unis, qui massacrent des peuples entiers avec leurs méthodes hitlériennes, comme en Irak, qu'ils ont réduit à une ruine jonchée de prisons américaines, où sont torturées tous les jours de manière abominable des milliers victimes innocentes.

Face à ce grand crime contre l'humanité, tout comme celui du camp hitlérien de torture moderne de Guantanamo, le Conseil de l'Europe n'a rien à dire.

Comment donc pourrait-on croire que celui-ci se préoccupe des droits de l'homme, lorsque chez lui, en Europe, il autorise les avions de la CIA à transporter des personnes privées de droits, pour les torturer dans des prisons spéciales?

De tels citoyens ne peuvent être des accusateurs . Dans la Cour de Justice de l'histoire, qui condamnera un jour les crimes innombrables de leur grand frère, du Viêt-nam au Chili et d'Amérique du sud en Irak, ils seront jugés pour avoir toléré ou s’être rendus complices de ces crimes.

Malheureusement, aujourd'hui je suis obligé de parler davantage au nom des morts qu'au nom des vivants. Au nom, donc, de mes camarades communistes morts, de ceux qui sont passés par la Gestapo, les camps de la mort et les lieux d'exécution pour que soit abattu le nazisme et pour célébrer la liberté, je n’ai qu’un seul mot à adresser à ces " Messieurs " : HONTE ! "

Mikis Théodorakis.

Athènes, 22 décembre 2005
 
publié dans : Internationalisme
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 19 décembre 2005
publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 9 décembre 2005

Madame Marie-George Buffet,

Si je vous écrit en utilisant le madame, plutôt que camarade, c’est seulement que je ne voudrais pas vous nuire en vous amalgamant aux hordes staliniennes dont cette appellation de camarade fait inévitablement songer.
De plus, cela pourrait être gênant dans vos négociations futures avec messieurs Strauss-Kahn ou Fabius. (voir même avec vos nouveaux amis amis trotskistes…).
Cependant je veux vous dire ce que j’ai sur le coeur après vous avoir entendu répondre à un journaliste anglais, l’autre soir, à la télé.
Il vous interpelait avec la morgue d’un conservateur britannique, journaliste du Daily Mail, en vous disant (en gros) “N’êtes vous pas gênée de défendre une idéologie qui a fait tant de millions de morts?”
Je fus consterné par votre réponse : “Vous ne suivez pas l’actualité politique en France, vous auriez su que le PCF à depuis des décennies condamné le stalinisme et rompu avec le modèle soviétique.” (là encore, je résume en gros).
Je me suis dit “Un peu court, Madame.”
Imaginez, madame Buffet, le bel effet qu’aurait eu un républicain, un sans-culotte français, interpelé par un journaliste royaliste, disons en 1815. “N’êtes-vous pas gêné de soutenir une idéologie républicaine, robespierriste, qui, par la Terreur, a fait des millions de morts?”
Aurait-il fallut qu’il réponde comme vous : “Je n’ai rien à voir avec ce Robespierre terroriste et l’expérience malheureuse de la I°république!” ou au contraire : “Ma France, elle répond toujours du nom de Robespierre”. Posez la question, c’est y répondre. Hélas, pas comme vous l’avais fait.
Vous eussiez pu dire : “Monsieur le journaliste conservateur, de qui parlez vous quand vous parlez des millions de morts? De l’impérialisme britannique, massacrant et pillant en Inde, en Afrique du Sud, en Rodhésie, organisant une famine qui fit un million de mort en Irlande, sans oublier les “Bloody Sunday” que vos gouvernements ont répandu partout dans le monde, de la Grèce à l’Afghanistan, de l’Iran à l’Irak?
Monsieur le journaliste, savez vous que si nous sommes là, à papoter aujourd’hui, c’est grâce aux 25 millions de morts soviétiques, à l’URSS dirigé par Staline et à personne d’autre.
Monsieur le journaliste, dont le journal à couvert les plus grands meurtres de masses du XX° siècle, comme celui du peuple vietnamien pendant la guerre mené par votre grand allié, les Etats-Unis, ou celui des 500.000 communistes Indonésiens en 1965, ou le massacre aujourd’hui de milliers, de dizaines de milliers, de centaines de milliers d’Irakiens, par monsieur Bush et son caniche Anthony Blair, vous croyez-vous en mesure d’interpeller ainsi une communiste?”
Oui, madame Buffet, on ne peut gagner en reculant. On ne peut vaincre en battant en retraite. On ne peut faire triompher la vérité en s’applatissant devant le mensonge. On ne peut s’affirmer en se reniant.
Une communiste ne peut pas faire cela.
Mais êtes vous encore communiste?

Antoine Manessis

 

 
publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Vendredi 9 décembre 2005




« Une fois de plus, j’ai pu me rendre compte de l’horreur de ces pieuvres capitalistes. J’ai juré sur un portrait du vieux et regretté camarade Staline que je ne prendrais plus de repos avant que soient détruites ces pieuvres capitalistes. »

 « Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire »

« Il convient de considérer Staline à partir du cadre historique dans lequel il évolue, il ne faut pas se contenter de le considérer comme l’une ou l’autre brute, mais au sein de ce cadre historique particulier... C’est le petit père Staline qui m’a amené au communisme et personne ne viendra me dire que je ne puis lire Staline. Je l’ai lu à une époque où il était très mal vu de le lire. C’était une autre époque. Et parce que je ne suis déjà pas très malin, et qu’en plus je suis un cabochard, je continue à le lire aujourd’hui encore, dans cette période nouvelle, maintenant qu’il est encore plus mal vu de le lire. Et tant à l’époque qu’aujourd’hui, je découvre chez Staline toute une série de choses qui sont très bonnes. »

"La guérilla est la guerre du peuple tout entier contre l'oppresseur."

publié dans : prcf-38
ajouter un commentaire commentaires (22)    créer un trackback recommander
Mardi 6 décembre 2005
  • Face aux méga-casseurs du gouvernement UMP, de l’Europe et du MEDEF, construire le tous ensemble et en même temps des travailleurs et de la jeunesse,agir ensemble pour des objectifs clairs et rassembleurs

    Désagrégée par la politique d’intégration capitaliste européenne, la société française est en passe d’imploser. Dans les banlieues paupérisées, les discours et pratiques du fascisant Sarkozy ont allumé un incendie que le GIGN, les CRS et autres gardiens du temple capitaliste ne pourront éteindre durablement, fût-ce pas l’état d’urgence et le couvre-feu.

    Le comportement destructeur et auto-destructeur de certains jeunes dénués de repères politiques et sociaux élémentaires ne peut occulter la violence permanente de cette société capitaliste pourrissante qui génère le chômage et la désindustrialisation, la casse des acquis et des services publics, la décrépitude du logement social, la précarité et le flicage des jeunes, les discriminations, l’inégalité et la loi du plus fort. N’en déplaise aux démagogues de l’UMP et du PS et de quelques autres qui s’égarent dans le « sécuritaire » et appellent à l’« union sacrée contre la violence », la plus grande violence, c’est la brutale politique menée contre les travailleurs, la jeunesse et la nation par les gouvernements successifs au service des actionnaires milliardaires qui bénéficient de la « construction euro-péenne ». Le méga-casseur du pays, c’est ce gouvernement d’aristocrates et de PDG au service de Maastricht qui démolit la Sécu, les retraites, l’indemnisation du chômage, l’emploi industriel, les services publics, qui organise des rafles contre les immigrés et laisse mourir des familles entières de travailleurs migrants dans les incendies de leur logement insalubre, qui fait déclarer illégales les grèves, qui s’assoit sur le suffrage universel et méprise le résultat du 29 mai, par lequel le peuple a rejeté l’Europe capitaliste et la politique euro-libérale de l’UMP et du Parti social-ouiste.

    Le caractère aveugle des révoltes actuelles résulte aussi de la trahison de la « gauche d’en haut », en particulier du PS qui depuis deux décennies rivalise avec l’UMP dans la soumission à l’Union européenne et à la mondialisation capitaliste. Quant à la direction « mutante » du PCF-PGE, elle a définitivement renoncé aux principes révolutionnaires de Marx et Lénine qui firent la grandeur du grand Parti Communiste de Cachin, Thorez, Marcel Paul, Croizat, Sémard, Timbaud, Duclos, Danielle Casanova et autres Guy Môcquet: l’incapacité du PCF-PGE mutant à conduire la révolte dans son ancien « fief » du 93 montre à quel point le renoncement de ce parti à son rôle d’avant-garde prive le peuple et la jeunesse de perspectives révolutionnaires dans une situation socialement et politiquement explosive.

    Ce n’est pas seulement les banlieues que cible la guerre sociale menée contre le peuple par l’UMP, l’UE et le MEDEF. Il y a peu, le GIGN menottait des grévistes de la SNCM, menacée de fermeture par l’Etat-patron. Un juge aux ordres vient de déclarer illégalela grève des trams marseillais au motif qu’elle est « politique ». En d’autres temps, aurait-il interdit les mouvements sociaux de mai 68 ou la grève des mineurs du Nord en 41 contre l’occupant allemand ? On en est là : le gouvernement, ses Fachozy et autres Viv-le-pin, aidé par une « justice » qui réprime la Confédération paysanne, les postiers CGT ou la Coordination lycéenne, s’acharne sur le droit de grève, décrète l’état d’urgence en s’appuyant sur un décret de guerre coloniale et utilise le sentiment d’insécurité pour mettre à genoux le mouvement ouvrier. Sans attendre 2007, la grande bourgeoisie au pouvoir veut briser tout ce qui gêne l’intégration du « site France » à l’Union Européenne. du capital : conquêtes de 36, 45 et 68, mais aussi héritage jacobin de 1789 : souveraineté nationale, République laïque et indivisible…. Les méga-casseurs des beaux quartiers qui vivent sous des plafonds dorés et leur gouvernement sont prêts à détruire la France pour mettre au pas les travailleurs et la jeunesse quitte à s’asseoir sur le suffrage universel qui, le 29 mai, a invalidé Chirac et cette Union Européenne de malheur ! La décision de Villepin de profiter de la situation pour ramener la scolarité à 14 ans et mettre les ados en « apprentissage » en livrant au patronat une main d’œuvre gratuite montre le cynisme de ce personnage qui ne perd aucune occasion de satisfaire les capitalist
    La médiatisation à outrance des destructions sert aussi à cacher le Novembre de lutte en gestation : grève EDF contre la privatisation, manif des services publics le 19, reprise prévue de la grève des trams marseillais, mouvement des jeunes stagiaires, grève reconductible des cheminots contre la privatisation, lutte chez H.-P., grève des profs le 24…, tout est réuni pour fêter dignement le 10ème anniversaire de Décembre 95 contre la casse des retraites et de la Sécu !

    Face au démontage thatcherien des acquis, le mouvement populaire est au pied du mur : sous peine de subir une défaite majeure, il lui faut durcir et « nationaliser » sa résistance.

    Ou bien obéissant à la stratégie perdante des états-majors confédéraux inféodés à la Confédération Européenne des Syndicat, les salariés continuent de réagir défensivement, de manière corporative et dispersée, avec l’illusion d’« infléchir » les contre-réformes, d’« apprivoiser » l’Europe capitaliste et d’ « attendre 2007 »: cette voie conduit à la défaite ; après avoir cassé la SNCF et EDF, le pouvoir achèvera de dissoudre la France dans l’Union Européenne et prenant appui sur l’Etat policier et l’« armée européenne », il soumettra le pays et sa jeunesse à la thatcherisation définitive et à la fascisation rampante.

    Ou bien le mouvement ouvrier de classe bouscule la Gauche d’en haut et les états-majors confédéraux atones, il construit la riposte « en bas » de manière démocratique (AG de luttes inter-pro) et généralise l’action, en proposant au pays et à sa jeunesse rebelle des lycées et des quartiers une plate-forme revendicative rassembleuse. On ne peut plus tergiverser, le mouvement ouvrier, tous ses militants, doivent y aller ici et maintenant.

    Le Pôle de Renaissance Communiste en France propose à chacun(e), tout en partant des préoccupations de chaque secteur, de mettre en débat dans les entreprises, services, salles des profs, cités populaires, lycées et campus, les revendications suivantes:

    -retrait immédiat des contre-réformes maastrichtiennes (retraites, sécu, décentralisation, école (loi Fillon), casse de l’indemnisation du chômage, cadeaux fiscaux aux riches, casse de l’hôpital, etc.) ;

    -interdiction des plans de licenciements, nationalisation des entreprises qui délocalisent, expropriation des actionnaires capitalistes, plan de ré-industrialisation du pays ;

    -(re-)nationalisation à 100% des entreprises privatisées ou privatisables ; nationalisation des banques du crédit et des assurances, reconstitution du service public et d’un grand secteur public productif pilotant la ré-industrialisation du pays, gestion démocratique des entreprises et services du secteur public par l’Etat, les salariés et les usagers ;

    -augmentation sensible du pouvoir d’achat des petits et moyens salaires, des retraites et des revenus de substitution en prenant sur les profits capitalistes, les plus-values boursières et les grandes fortunes ;

    -abrogation des traités de Maastricht et Nice, du pacte de stabilité monétaire, des accords de Lisbonne et Barcelone qui ligotent la France et bloquent l’alternative progressiste ; au-delà, il faut sortir la France de l’UE du capital, construire de nouveaux traités internationaux respectueux des nations et des droits ouvriers, faire revivre la perspective de la révolution sociale et dans l’immédiat, construire un nouveau Front populaire pour la résistance et l’alternative !

    -démission du gouvernement invalidé par le 29 mai et départ immédiat du baron Sarkosy de Nagy digne successeur de ses ancêtres fossoyeurs de la République Hongroise des Conseils Par l’action démocratique de masse, fédérons les luttes de novembre 2005, chassons les méga-casseurs de l’UMP au service du MEDEF !

    -des moyens massifs, non pour la « politique européenne », l’armement et la répression, mais pour l’Educa-tion nationale, la Recherche, la Santé, le logement, l’aide au sport amateur et aux associations ! Il faut un plan national soumis aux intéressés pour en finir avec la politique de ghetto et d’exclusion ! Neuilly et les villes riches doivent payer pour développer les cités à l’abandon ! République sociale une et indivisible !

    -retrait de toute mesure instituant le racisme d’Etat, droit de vote pour tous aux élections locales, interdiction des partis racistes et fascistes, dissolution des corps de répression utilisés contre le mouvement ouvrier et populaire !

    Tout en condamnant les destructions aveugles et plus encore l’Etat bourgeois policier en fascisation rampante qui en a créé les conditions , le PRCF soumet à chaque progressiste deux réflexions d’une grande actualité :
    « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour les citoyens le plus sacré des droits et le plus impérieux des devoirs » (Constitution Républicaine de l’An II (1793)
    et aussi : « quand ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant, quand ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant, alors s’ouvre une période de crise révolutionnaire » (Lénine, 1917).
    TOUS ENSEMBLE reprenons le fier mot d’ordre des Communards de 1871 VIVE LA SOCIALE !

    Pôle de Renaissance Communiste en France - 10 novembre 2005

  • publié dans : prcf-38
    ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
    Mardi 6 décembre 2005

    STALINE : ANGE OU DEMON?



    Il est devenu évident que Staline fut un démon, maître et inspirateur de l'Empire du Mal et de ces succursales, que dis-je l'alter-ego de Hitler, son frère jumeau et même ces derniers temps libéraux on nous explique que Hitler n'est que la conséquence de Staline.

    Qu'il fut le dirigeant sanguinaire, irrationnel et psychopathe de l'Union Sovietique de 1924 à 1953.

    Pourtant face à ces fausses évidences nous devons tenter de rester ouverts, curieux et surtout de confronter ces articles de foi aux faits, qui "sont tétus" comme disait l'autre diable, Lénine.



    Voila un fils de cordonnier, qui, révolutionnaire professionnel, déporté une dizaine de fois en Siberie, dirigeant -parmi quelques autres- aux côtés de Lénine la Révolution d'Octobre 17, devient le chef de l' Union Soviétique après la mort du fondateur.


    De quelle situation hérite-t-il ? Il la résume lui-même en 1930 "nous retardons de 50 à 100 ans sur les pays avancés. Nous devons parcourir cette distance en 10 ans. Ou nous le ferons, ou nous serons broyés."

    C'est ainsi que se pose la question, être ou ne pas être. Il fait le choix de faire vivre son pays, son peuple, son idéal révolutionnaire.


    Pour cela, rien, aucun effort ne sera épargné, aucun sacrifice ne sera évité. Une société toute entière tendue à l'extrême sera soumise à l'impératif : survivre quand le grand choc inéluctable viendra. Mais cette marche forcée acharnée, bien qu'elle demande des efforts et des privations inouïs, apporte en même temps une améloration telle de la vie quotidienne, du plus modeste ouvrier de la plus éloignée des républiques soviétiques, que les masses adhèrent au projet prométhéen de Staline et de ses Bolcheviks. Un véritable enthousiasme de masse soulève les montagnes et finalement, nous le savons tous, c'est cette Russie qui va écraser le nazisme et sauver la civilisation au prix d'une saignée dont l'ampleur nous est inconcevable : 27 millions de morts.....


    Alors de distingués censeurs viennent nous dire : mais attendez! Vous sautez bien facilement sur l'odieux pacte de non-aggression germano-soviétique! Et il nous faudra modestement, car les temps sont durs, rappeler qu'avant le pacte il y eu les Accords de Munich et la volonté déclarée des démocraties occidentales d'envoyer le molosse Hitler en finir avec ce communisme que le "cordon sanitaire" n'empêchait pas de métastaser partout. Et de rappeler, avec toujours beaucoup de modestie, comment les démocraties occidentales laissèrent les fascismes égorger la république espagnole qui avait le mauvais goût d'être un peu trop rouge. Et de rappeler, avec encore plus de modestie, que toutes les offres soviétiques de sécurité collective entre elle et la France et l'Angleterre furent ignorées et méprisées.Que le brillant état-major francais dressait des plans de guerre contre l'URSS en pleine "drôle de guerre". Et que par conséquent Staline, n'ayant aucun autre choix, fut contraint de signer le Pacte qui lui permettait de gagner un espace et un temps précieux. Et que dire de sa conduite de la guerre qui fut exemplaire et qui aboutit à voir le drapeau rouge flotter sur Berlin. Mais rappeler cela n'est pas suffisant pour convaincre après 60 ans d'Hollywood, de soldats Ryan et de grandes évasions, aussi faut-il rappeler que sur les 196 divisions que comptait la Wermacht,176 combattirent contre les soviétiques sur le front de l'Est et que ce sont bien la défense de Moscou, la victoire de Stalingrad et celle de Koursk qui furent les vrais et les indiscutés tournants de la 2° guerre mondiale. Et enfin n'oublions pas que la bataille de Berlin coûta 300.000 morts à l'Armée Rouge ce qui est l'équivalent du total des morts américains durant toute le guerre et sur tous les fronts... Ne sous-estimons pas le venin du révisionnisme historique : en 1945, 57% des Francais considéraient l'URSS comme le principal vainqueur de la guerre, ils ne sont plus que 20% en 2005...



    Enfin la paix revint et le nom de Staline était prononcé avec respect et reconnaissance dans le monde entier.

    Mais une nouvelle guerre commença aussitot : la guerre froide. Avec le même cynisme que quelques années auparavant, la parenthèse de l'alliance anti-fasciste fermée, le monde capitaliste reprit son combat contre "l'Ogre de Moscou" et les mêmes calomnies utilisées par Goebbels reprirent du service, indéfiniment répétées jusqu'à devenir des vérités pour bien des gens de bonne foi. Non que Staline fut un tendre qui tendait la joue gauche quand la droite était frappée, non cet homme des tempêtes avait de l'Ivan le terrible en lui, du Pierre le Grand mais un Ivan ou un Pierre rouge, bolchevick, au service exclusif de son pays et de son peuple et dont la finesse d'analyse, l'intelligence et la capacité de travail éblouissaient même ses pires ennemis comme Churchill. La reconstruction, la poursuite des projets retardés, rebâtir un pays dont le potentiel industriel et agricole avait été en grande partie anéanti par une guerre d'extermination -on l'oublie trop souvent-. Ces objectifs sont mis en cause par une nouvelle croisade anti-communiste dont le coeur, cette fois, est à Washington. Staline y répondra avec la même determination et la même inflexiblité qu'adversaires ou amis lui reconnaissent. De 1947 à 1953 il ripostera coup pour coup.


    Mais nos censeurs reviennent à la charge: mais vous avez "oublié" de nous parler du "Goulag" et du "totalitarisme", cher monsieur ! Oui, il vous faudra vous excuser et après une autocritique sincère vous aurez le droit de murmurer que les chiffres fournis par l' American History Review donne 2 millions de prisonniers au Goulag en 1939, ce qui est un pic, -et sans oublier que 70% d'entre eux étaient de droit commun-, ce qui représente moins de prisonniers, par rapport à la population, qu'aux Etats-Unis aujourd'hui ! Et que le nombre de morts pendant toute la période "stalinienne" est de 1 million avec la plus grande part (500 000) pendant la guerre ou tout le monde crevait de faim. On est loin des 20 millions de morts annoncés par Hitler en 1924 dans "Mein kampf" et des 100 millions de morts du "Livre noir du communisme", du plus grand historien de tous les temps, monsieur Courtois, le même qui exige un "Nuremberg" pour le communisme, sans doute pour pouvoir finir le travail qu'Hitler n'avait pas pu achever à cause de cet infernal Staline, justement!


    A sa mort le peuple soviétique communie dans une immense douleur : tous savent ce qu'ils doivent à Staline, aucun n'a oublié "soeurs, frères, camarades....." ces mots qui allaient galvaniser et tremper le volonté de résistance du peuple. Ils savent s' ils savent lire à qui ils le doivent, ils savent que si leurs enfants sont ouvriers, ingenieurs, médecins, professeurs à qui ils le doivent, eux qui ont tant souffert savent qu'il a souffert avec eux : il refusa d'échanger son fils, le colonel Jacob Staline, contre le maréchal Von Paulus, "on n'échange qu'un colonel contre un colonel" et son fils mourut. Les sacrifices qu'il exigeait des autres il s'y soumettait aussi. Ca nous change....


    L' homme qui meurt ainsi, adoré comme un dieu, n'aime pas l'apparat, ni l'étiquette, ni même l'adulation, ce ne sont que des outils du pouvoir. Il est austère et vit dans une simplicité spartiate mais son rêve est "grandiose", dira de Gaulle, historique. Il pris en main un pays déchiré, affamé, arriéré, quasi moyenâgeux et il en fit la deuxième puissance mondiale qui se lanca à l'assaut du cosmos, le pays où on lisait le plus de livres dans le monde et où, plutôt que de faire un tiercé, on jouait aux échecs. Dans des conditions- qu'il faut toujours avoir à l'esprit car "il faut juger alors avec les yeux d'alors" aurait dit Aragon - d'une violence et d'une dureté extrêmes, des circonstances historiques terribles et implacables, il fut l'homme, violent et dur, terrible et implacable, à qui nous devons notre liberté et notre vie et qui concrétisa le rêve de Spartacus : "je reviendrai et je serai des millions".










    Antoine et Dimitri MANESSIS, militants du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

     

     

    publié dans : prcf-38
    ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
    Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus