Solidarité avec CUBA socialiste!

Publié le 6 Décembre 2005

Intervention de Georges HAGE, Doyen de l’Assemblée Nationale Française, au Gymnase Nelson Mandela de Saint Denis le Samedi 12 novembre 2005 au cours de la rencontre Paneuropéenne de Solidarité avec Cuba Socialiste

Monsieur l’Ambassadeur, Cher(e)s Ami(e), Camarades, Mesdames et Messieurs, Compañeros !

C’est avec beaucoup d’émotion que je ponctue cet euro-rassemblement chaleureux, « multipolaire » mais clairement orienté. J’ai considéré comme un grand honneur que l’on m’ait demandé de présider – présidence que j’ai voulue discrète en cet aréopage-. Depuis des années, j’ai coutume de dire, en reprenant la formule que les progressistes du monde entier appliquaient à la France en cette fin du XVIIIème siècle, siècle des Lumières et des droits de l’homme que « tout homme de progrès a deux patries, la sienne et puis la France » cependant qu’aujourd’hui tout humaniste à deux patries, la sienne et Cuba. Permettez-moi d’expliciter en peu de mots pourquoi moi, qui suis un internationaliste impénitent et un patriote indéfectiblement attaché à cette République française et à sa souveraineté que l’on détruit aujourd’hui à coups de traités supranationaux, - et de vous dire pourquoi, je suis aussi, aujourd’hui, un ardent patriote cubain, un défenseur résolu de Cuba et de sa révolution.

Je le suis d’abord, parce que Cuba incarne la résistance à l’impérialisme le plus puissant de la terre, un impérialisme boulimique et prédateur dont le projet, comme le démontre la loi scédérate Helms-Burton sans précédent depuis 1933, est de dominer le monde entier, d’asservir les deux hémisphères, de détruire l’indépendance des peuples, d’imposer un Empire planétaire négateur de toute liberté. A ceux qui, comme Fabius et autres, calomnient Cuba en la traitant de Tyrannie, je demande de réfléchir : face à la dictature totalitaire mondiale qu’on nous prépare derrière « Dabeliou BUSH » n’est-il pas heureux que le « village gaulois » cubain tienne bon, qu’il soit, comme le dit Fidel, « la fourmi rouge dans le cul de l’éléphant yankee », qu’il témoigne par sa seule existence, non seulement qu’un autre monde est possible, mais qu’un monde meilleur est, d’ores et déjà, RÉEL. Et à tous ceux qui n’ont que le mot totalitarisme à la bouche, je dis clairement que Cuba est un ferment d’alternative, de pluralisme, une véritable fenêtre sur l’avenir et sur la liberté.

Je suis aussi un ardent patriote cubain pour une seconde raison d’une grande actualité : Cuba joue un rôle historique sans pareil en tant que « passeur d’histoire » et « relayeur d’avenir ». Contrairement à tant d’autres qui ont tourné avec les vents mauvais de l’histoire et qui, pour cacher leurs reniements ont travesti la contre-révolution à l’Est en « dernier cri » de la modernité, Cuba socialiste proclame fièrement son engagement révolutionnaire, anticapitaliste et anti-impérialiste sans crainte d’afficher la couleur, en assumant bravement tous les héritages révolutionnaires du passé, de 1789 à la Commune, de Lénine à Bolivar, de Marti au Che. Comme ses frères du Venezuela bolivarien, qui débattent ouvertement du socialisme pour leur pays, Cuba reste ferme sur le socialisme, c’est-à-dire sur la propriété sociale des moyens de production, au moment où tout le monde privatise à tour de bras, sur le poder popular, au moment où chez nous le gouvernement s’assoit sur le suffrage universel exprimé le 29 mai, sur le primat de la recherche, au moment où chez nous les chercheurs sont à la rue, sur la Santé et l’Education, qu’on démolit dans nos pays riches à milliards, sur l’indépendance nationale et le droit des peuples, à disposer d’eux-mêmes au moment où le capitalisme détruit la souveraineté des peuples pour bâtir les Empires rivaux des multinationales. Je sais bien, cher(e)s Ami(e)s que certains d’entre vous ne militent pas ou ne militent plus, pour le socialisme et je respecte leur choix. Mais si vous soutenez Cuba, c’est aussi parce que vous avez compris que défendre le droit pour chaque pays de construire la société de son choix, y compris le Socialisme, c’est aujourd’hui le moment de défendre ce que le « Fidel » vietnamien, le grand Ho-Chi-Mihn appelait le bien le plus précieux de tous, « l’indépendance et la liberté », si menacées chez nous. Est-ce trop demander aux peuples européens menacés dans tous leurs droits par le broyeur néo-libéral que c’est défendre la France que de défendre Cuba contre le prédateur intégriste de Washington tout droit sorti de Dallas et de son « univers impitoyable » ?

Européens, soyons nous-mêmes et défions l’empire U.S. et les multinationales en défendant cette île insolente, riche du meilleure de notre héritage européen, que porte le meilleur de notre héritage européen :

la Renaissance et l’humanisme, le Siècle des Lumières,les 3 couleurs de Marat et Robespierre, la Commune de Paris,la Résistance antifasciste,
la Révolution d’Octobre et Lénine, si injustement salis aujourd’hui.

Cette île insolante qui réussit à amalgamer le meilleur de la vieille Europe au meilleur de la culture sud-américaine et africaine, comme en témoignent la musique, la danse et la poésie du grand poète cubain Nicolas GUILLEN.

Cher(e)s ami(e)s cubains, français et européens, il faut que ce meeting ne soit pas un aboutissement mais un tremplin à l’échelle européenne.

Coordonnons-nos efforts pour que le nouvel Empire Européen cesse de s’aligner sur l’Empire Yankee pour que l’Union Européenne, cesse ses ingérences et respecte Cuba, pays sans ghetto ni état d’urgence !

Coordonnons-nous pour exiger la libération des cinq patriotes de Miami à pour être prêt à défendre Cuba à l’échelle continentale et mondiale contre les menaces, la guerre et la subversion de Madame « Cruella » Rice.

Exigeons la levée du blocus, demandons le départ de Guantanamo de l’Oncle Sam et de ses tortionnaires, pour imposer le respect du Venezuela bolivarien et de tous ceux qui dans le monde, à l’instar de l’Astérix cubain, de Gaza à la Colombie, de Bagdad à la Bolivie, refusent que l’impérialisme exterminateur détruisant la civilisation et la vie même sur cette terre.

Que vive Cuba socialiste, son grand peuple créatif et sa révolution ! Que vive l’amitié entre les peuples d’Europe et Cuba socialiste ! Que vive la résistance internationale à l’impérialisme et au totalitarisme néolibéral ! La contre-révolution est une parenthèse dans l’histoire de l’humanité, l’avenir appartient à tous les « Che », à tous les Fidel, et à toutes les Celia Sanchez présents et à venir !

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE
RESISTENCIA !

Vive Cuba socialiste !
Cuba si, Fidel y socialismo TAMBIEN !
Venceremos !

 

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