Très très urgent

Publié le 28 Décembre 2005

Très très urgent




 

Le PC de Grèce s'adresse aux communistes d'Europe afin de lancer une pétition contre le projet de résolution anticommuniste que le conseil de l' Europe devrait voter le 24 janvier intitulée "Non au maccarthysme européen". C'est dire l'urgence à réagir d' autant que l'on peut penser qu'en France nous serons les seuls à prendre cette question à bras le corps car la dite motion condamne ceux qui n'ont pas condamné les régimes communistes européens assimilés au régime nazi
Je propose donc que chacun s'attelle très vite à faire signer autour de soi: Anciens Résistants, syndicalistes, intellectuels, enseignants, DES ELUS ou anciens élus, d'organisations etc etc . Je me propose de centraliser les signatures .

Daniel Antonini responsable des activités internationales du PRCF.

 

 

Chers camarades

Merci a vous tous pour avoir répondu à nos messages antérieurs.

Si joint vous trouverez le projet pour une Motion relative a la résolution
anticommuniste du conseil de l’Europe prépare par les camarades du PTB
Belgique. Il nous semble qu’il pourrait être considère comme une bonne base
en ajoutant peut être ici et la quelques petits amendements pour un appel
commun ou/et pour un texte pour collecter des signatures des personnalités,
activistes etc. qui pourront ensuite être envoyées au parlementaires
nationaux membres de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’Europe, au
président de l’Assemble Parlementaire du Conseil de l’ Europe [M.Rene Van
der Linden] , au président du Groupe de Gauche M. Einarsson etc.
On pourrait peut être insérer cette appel aussi sur
http://wwww.petitiononline.org si nous
n’arrivons pas a monter un pareille dispositif pour des signatures on line
sur une des nos sites [Il y a t’il des possibilités de votre part dans cette
direction ?]
En tenant compte du temps très limite jusqu’au 20 Janvier ils est peut être
utile de commencer la campagne des signatures le 1 Janvier. Evidement cette
initiative doit être considere seulement comme une action a part du travail
que nous tous faisons dans les mouvements des nos pays pour augmenter les
pressions sur les parlements et les GOUVERMENTS nationaux.

Pour votre information nous vous prions de noter que notre parti développe
actuellement une campagne avec la participation des divers organisations du
mouvement populaire, des résistants, des syndicalistes, des intellectuelles,
des élus et des politiciens de tous les tendances. Le 19 Janvier sera
organise une grande manifestation a Athènes. Au même temps nous soutenons
l’idée de tenir une " semaine d’action Européenne concerte " du 17-23
Janvier. Nous pensons aussi qu’il serait très utile de pouvoir organiser une
" concertation " a Strasbourg autour du 25 Janvier, jour du débat sur cette
question a l’Assemble Parlementaire.
Il sera utile d’envoyer a SolidNet toute nouvelle sur les mobilisations,
des prise des positions, des articles, etc. sur ce sujet. Le même est
valable pou notre journal Rizospastis qui est très intéresse d’informer sur
toute initiative.

Nous continuerons d’être à votre disposition pour toute idée et proposition
pour augmenter la résistance.

Merci beaucoup pour votre soutien.
B.Angourakis

PS Très appréciée sera la contribution des camarades en mesure de traduire
dans les langues Européennes car il est nécessaire de faire parvenir nos
messages aussi dans les ex pays socialistes.

 

Motion (projet 23 décembre 2005)

Non au Maccarthysme européen

L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des
Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés
d'expression et d'organisation " au nom de la démocratie " ?

Le 14 décembre 2005, à Paris, Commission des questions politiques de
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet
de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire
Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé " Nécessité d’une
condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires". Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier
2006.
Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays
qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements
populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles
hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.

Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d'actes répréhensibles, mais à
stigmatiser l'ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait
" partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit
en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes
et des violations des droits de l’homme à grande échelle ". Le projet nie
ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire
du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée
progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social,
économique et politique.

Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du
mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie.
Souvenons-nous
des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue
était stoppée à Stalingrad : " Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…)
auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ".

 


 

 


La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de
l'URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant
un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et
communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières - similaire
au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se
soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la
liberté de recherche et d'expression des scientifiques contre une version
européenne actualisée du maccarthysme.

Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels

La résolution exige que " les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas
(…) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (…) dans
certains pays du monde (…) où des crimes continuent d’y être commis ". En
criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution
prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés
l’administration Bush à plusieurs reprises.

En critiquant le fait que " des partis communistes soient légaux et encore
actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs
distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes
communistes totalitaires ", le projet prépare la mise hors la loi de ces
partis.

Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical

Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le
concept même de lutte de classe, " utilisée pour justifier les crimes ". De
cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en
Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales.

Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue
auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier,
s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont
démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et
les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe
(Yougoslavie, Afghanistan, Irak).
Pour les initiateurs du projet, " la
condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l'éducation
donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté
internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur
action future ".
Cette citation révèle qu'une telle stratégie entre dans la logique d'une
lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la
justice. Elle constitue par ailleurs une reconnaissance de la profondeur du
rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale.

Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les
altermondialistes, après-demain…?

Nous, soussignés, appelons les Parlementaires de l’APCE à rejeter fermement
ce projet de résolution.


Prénom et nom fonction signature



Les documents officiels sont à trouver sur le site de l'APCE
http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ArtId=3
49

 

Rédigé par PRCF 38

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Contre-feux 26/01/2006 13:17

BonjourAh merci bien de tes précisions et des liens camarade Bolch.Ouf donc...jusqu'à la prochaine, l'Europe étant spécialiste du passage en force, ou en douce de texte.Cordialement.

Bolch 26/01/2006 11:33

M..... mon message est illisible. Erreur camarade Contre-feux, le rapport n'a pas été adopté.

Bolch 26/01/2006 11:31

"Crimes communistes» : le Conseil de l'Europe avance à pas feutrés
Les parlementaires du Conseil de l'Europe ont fait mercredi un premier pas
vers la condamnation des »crimes communistes» tout en rejetant un document
trop contraignant qui prévoyait notamment la tenue d'une conférence
internationale sur le sujet.
Le projet de recommandation qui n'a pas obtenu la majorité des deux-tiers
demandait également au Comité des ministres, organe exécutif du Conseil de
l'Europe, »une déclaration officielle en faveur de la condamnation
internationale des crimes commis par les régimes communistes totalitaires».
Il invitait les ex-pays communistes, tous membres de l'organisation
paneuropéenne sauf le Bélarus, à lancer des campagnes de sensibilisation, à
ériger des monuments commémoratifs aux victimes et à réviser leurs manuels
scolaires.
De Prague à Zagreb, en passant par Berlin, Athènes ou Paris, les partis
communistes s'ataient mobilisés depuis plusieurs semaines contre toute
condamnation des »crimes communistes».
Les parlementaires ont par contre adopté à la majorité simple une
résolution qui relève que la chute des régimes communistes en Europe »n'a
pas été suivie d'une enquête internationale exhaustive et approfondie, ni
d'un débat sur les crimes commis par ces pays».
Et les »crimes commis, ajoute le texte, »n'ont pas été condamnés par la
communauté internationale, comme cela a été le cas pour les horribles
crimes commis au nom du national-socialisme (nazisme)».
Le texte reconnaît toutefois que certains régimes communistes et certains
partis communistes européens ont travaillé à la réalisation de la
démocratie mais ajoute »qu'il reste des régimes communistes totalitaires et
que des crimes continuent à y être commis».
Le rapporteur suédois Göran Lindblad a ainsi estimé en soirée que malgré la
mise en échec du projet de recommandation, l'adoption de la résolution
était un »bon point de départ» pour continuer.
Une cinquantaine d'orateurs s'étaient inscrits. »Nous ne condamnons pas les
philosophes communistes mais des millions de morts, c'est cela qui est à
l'ordre du jour aujourd'hui», a déclaré le parlementaire hongrois Zslot
Németh (Parti populaire européen - PPE).
»Ce texte condamne un peu plus que les régimes totalitaires, il condamne
aussi des hommes idéalistes qui se sont battus pour la liberté et dont
certains sont dans cette assemblée,» lui a rétorqué en séance Luis Maria de
Puig, socialiste espagnol.
René van der Linden, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil
de l'Europe avait insisté lundi devant la presse sur le fait qu'il ne
s'agissait pas d'un débat contre les régimes communistes »qui ont lutté
contre le fascisme», mais »contre des crimes qui méritent une prise de
position politique ferme».
http://www.
tageblatt.lu/edition/article.asp?ArticleId=45016
Le rapport n'a donc pas été adopté.
Mon avis (mais ce n'est qu'une supposition) est que Lindblad a préparé une
résolution, qui elle a été adoptée, car il sentait que son rapport serait
rejeté. Mais fort heureusement, cette résolution ne prévoit aucune action
concrète. L'essentiel a donc été évité.
Ce qui est marrant, c'est que la manière de présenter des résultats
identiques est totalement différente d'une source à l'autre. Ainsi,
certaines soulignent à juste titre le cuisant échec de l'odieux Lindblad en
titrant "L'Europe refuse une nouvelle chasse aux sorcières" (http://radio-canada.ca/nouvelles/International/2006/01/25/
003-Conseil-E-communisme.shtml ou "Conseil de l'Europe: pas de
condamnation des "crimes communistes" " (http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=6412947&cKey=1
138221671000 et d'autres tentent de sauver les meubles en déclarant "Le
Conseil de l'Europe condamne les crimes commis sous les régimes
communistes". L'anticommunisme est bien le règne de la bêtise.

Contre-feux 25/01/2006 22:46

Bonjour Voilà...c'est fait. On a rien entendu nul part - les grands médias dominants, ou les sites internet, ou les blogs «influenceurs» rien, pas un mot....Quelles peuvent  être les consequences de l'adoption de ce texte ?source : http://assembly.coe.int/ASP/Press/StopPressVoir.asp?CPID=1728Cordialement.
L’APCE condamne avec vigueur les crimes des régimes communistes totalitaires
Strasbourg, 25.01.2006 – L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a aujourd’hui condamné avec vigueur les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires et a rendu hommage aux victimes de ces crimes.
L’Assemblée – qui rassemble des parlementaires de 46 états européens – a déclaré dans une résolution que ces violations incluaient les assassinats et les exécutions, qu’ils soient individuels ou collectifs, les décès dans des camps de concentration, la mort par la faim, les déportations, la torture, le travail forcé et d’autres formes de terreur physique collective.
Les populations de l’ex-URSS étaient en nombre beaucoup plus victimes que d’autres nationalités.
Ils ont également invité tous les partis communistes ou post-communistes des Etats membres du Conseil de l’Europe qui ne l’ont pas encore fait à “réexaminer l’histoire du communisme et leur propre passé […] et à les condamner sans ambiguïté”.
“L’Assemblée estime que la clarté de cette position adoptée par la communauté internationale favorisera la poursuite de la réconciliation,” ont ajouté les parlementaires.
Le Conseil de l'Europe était “bien placé” pour lancer un tel débat, selon les parlementaires, puisque tous les anciens pays communistes d’Europe, à l’exception du Bélarus, en sont aujourd’hui membres et la protection des droits de l'homme et l'Etat de droit sont les valeurs fondamentales qu’il défend.
Un projet de recommandation invitant les gouvernements de l’Europe à adopter une déclaration similaire et les invitant à promouvoir les enquêtes juridiques à l’encontre de personnes impliquées n’a pas recu la majorité nécessaire de deux-tiers des voix exprimées.