Au combat !

Publié le 21 Février 2013

 

 

GRECE, PORTUGAL, BULGARIE... FRANCE, AU COMBAT !

 

 

 

Le vent de la révolte contre l'austérité érigé en système par l'UE et les gouvernements à sa botte, c'est-à-dire  au service exclusif  du grand capital, balaie l'Europe.


Grèves générales en Grèce et au Portugal, manifestation de masse en Bulgarie, grèves et manifs en Espagne, tous les peuples résistent au tsunami antipopulaire. Partout l'UE est au centre de la détestation populaire et à juste titre ! Rappelons que de sa naissance à aujourd'hui l'UE est une arme redoutable utilisée par le capital, pour le capital. Radicalement, totalement, absolument et définitivement l’UE est au service du capitalisme. De plus en plus de travailleurs le savent et le disent, il ne peut pas exister « d'UE sociale ». Non, l'Euro n'est pas « notre monnaie ». C'est leur monnaie, celle dont l'objectif est de baisser les salaires pour écraser le travail, en faire la « variable d'ajustement » par un chômage de masse qui permet tous les chantages des patrons-voyous.


En racontant des sornettes sur l' « UE sociale », les chefs réformistes du PGE (le Parti de la Gauche Européenne –sic- dont font partie le PCF et le PG c'est à dire le Front de Gauche), se positionnent contre l'opinion des masses populaires et ouvrent une voie royale au fascisme qu'ils ne parviendront pas à vaincre sans prôner la sortie, par la porte de gauche, de l'Euro et de l'UE.


A l'heure où les classes ouvrières, les travailleurs et petite et moyenne bourgeoisies s'enfoncent dans la récession et la misère, le grand capital parade : le patron de Norvartis quitte son poste avec une prime de départ de 53 millions d'Euros (annulée depuis… Sympa !). La crise ce n'est pas pour tous ! Il est faux de dire « nous sommes tous dans le même bateau » car comme dans le Titanic il y a des premières classes, des secondes classes, des troisièmes classes... Et ceux qui se sauvent sont en première ! Plus encore c'est comme si les capitaines des navires dirigeaient sciemment la coque contre les icebergs parce que cela rapporte plus et que les vies ne comptent pas.


Non, les intérêts du capital et ceux du travail ne sont pas conciliables, ils sont opposés, antagonistes, en guerre: c'est cela la lutte des classes. Autant la mener les yeux ouverts et en pleine conscience.


Le combat est la seule arme des travailleurs. Seul un rapport de forces peut permettre de bloquer l'offensive patronale. Et ce combat il doit être « tous ensemble, en même temps ». Sans cela la dispersion provoque l'usure, et l'usure la défaite. Frapper ensemble de façon massive et déterminée, bloquer leurs profits, c'est la seule voie pour la victoire. L'expérience de la lutte contre l'attaque de Sarko-Medef contre nos retraites est là pour montrer à quoi aboutit une action mal menée et sur des mauvaises bases : on ne devait pas exiger le retrait du projet destructeur mais l'ouverture de discussion entre « partenaires sociaux », il fallait garder un front uni avec les chefs de la CFDT (qui viennent de signer les honteux Accords Compétitivité Emploi, qui sont une capitulation devant le MEDEF et l'UE avec la bénédiction des Holland-réou et Zappat-Eyrault). Où est l'autocritique de Bernard Thibault ?


Et pendant ce temps-là que fait le PCF-PGE ? Il supprime sur ses cartes d'adhérent les « outils », symbole universel du communisme, pour les remplacer par… PGE ! Quel peut être ce message de « modernité » de la part de gens qui agissent avec les mêmes méthodes que la bourgeoisie, celle du saucisson : on coupe un bout, et ça passe, un deuxième bout et ça râle mais ça passe, un troisième bout, un quatrième… et à la fin il n'y a plus de saucisson. On supprime la Dictature du Prolétariat, puis les Cellules, puis la faucille et le marteau sur l'Humanité, puis on rompt avec « la matrice léniniste ». On passe de la lutte contre l'UE à l'UE sociale et à la fin il n'y a plus un ouvrier pour penser qu'il y a une différence entre le PCF-PGE et le PS.


Le PRCF quant à lui propose un chemin : un vaste rassemblement, un vaste front populaire, patriotique, progressiste ouvrant la voie au socialisme. Le PRCF propose aux républicains sincères un nouveau CNR et aux communistes l'unité d'action pour préparer la renaissance d'un vrai Parti Communiste. Il n'y a pas d'autre chemin pour la victoire et nous vaincrons !

 

 

PRCF, 21 février 2013

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #France

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