Communiqué PRCF après le 7 septembre

Publié le 9 Septembre 2010

 
Rien à discuter dans l'infâme projet Woerth!
A l'action maintenant pour le retrait total du projet.

 


 
Des millions et des millions de travailleurs salariés ont participé à l'action d'aujourd'hui contre l'infâme projet Woerth qui veut forcer les salariés à choisir entre une pension de misère et un maintien au travail jusqu'à 67 ans, alors que la productivité exigée aujourd'hui par les capitalistes use rapidement la vie et la santé.

 


A peine sorti de la manifestation, on apprend que Thibault, remettant en jeu le menteur patenté Eric Woerth, accepte de discuter avec ce personnage dans les médias. Quant à Chérèque, il se contenterait bien, en décidant à la place des salariés, de quelques aménagements superficiels sur la "pénibilité", -en négligeant le fait qu'aujourd'hui, la surexploitation capitaliste frappe tous les secteurs-, mais en acceptant de fait la recul de l'âge légal, le maintien des décotes qui réduiraient à peu de choses un nombre croissant de pensions.
Ne parlons pas de la scandaleuse duplicité du groupe socialiste. Alors que Strauss-Kahn a de fait apporté son aval à la contre-réforme (et pour cause, le FMI impulse la casse des droits à la retraite à l'échelle mondiale et européenne), Aubry vient à nouveau d'expliquer qu'elle ne défendait que symboliquement le maintien à 60 ans du départ en retraite, sans annuler les pénalités pour années manquantes ni revenir sur les contre-réformes Balladur (93), Fillon 1 (2003) et Fillon 2 (2007) qui ont déjà lourdement amputé les pensions. Rien que de très attendu de la part d'Aubry vu que la patronne du PS est liée aux Accords européens de Barcelone, signés par Jospin en 2002, qui prévoient de "porter à 67 ans en moyenne l'âge du départ en retraite dans toute l'Union européenne". D'ailleurs, aujourd'hui même, Manuel Barroso, -président de la Commission européenne-, a apporté son soutien à Sarkozy devant le parlement européen: il n'est est que plus pitoyable de voir Cécile Duflos expliquer aujourd'hui que l'UE est vierge de tout reproche dans cette affaire, que tout vient seulement du méchant Sarkozy, alors que l'attaque est orchestrée par l'UE à l'échelle du continent dans le but de faire payer la crise du capitalisme aux salariés après les immenses cadeaux consentis aux banques et aux gros patrons par l'UE et par les Etats qui la composent: d'Athènes à Paris, de Barcelone à Lisbonne, l'UE et ses proconsuls "nationaux", l'ultra-réactionnaire Sarkozy en France, mais aussi les "sociaux"-démocrates Zapatero, Papandréou et Socrates à Madrid, Athènes et Lisbonne, détruisent les acquis des salariés parce que la construction européenne n'est rien d'autre qu'une arme de destruction massive aux mains du grand capital pour briser les droits des travailleurs et la souveraineté des peuples du sous-continent européen.

 

 

 


Dans ces conditions, la masse des salariés attend des suites combatives, dures, interprofessionnelles, non pas pour "négocier" à la marge la contre-réforme et permettre, si elle passe, une pluie de nouvelles contre-réformes sarko-européennes, mais pour le retrait total du projet, à la manière dont les jeunes ont obtenu le retrait du CPE en 2006 en bloquant les facs, les lycées et une partie des transports routiers.

 

 


Les salariés en lutte prendraient pour une nouvelle trahison que les directions confédérales, s'alignant à nouveau sur le jaune Chérèque (qui a déjà trahi les salariés du public en 2003 et qui les cheminots et électriciens en 2007), adopte un calendrier au rabais, avec des actions le week-end, ou en rabattant sur la manif-mascarade organisée à Bruxelles par la C.E.S. le 29 septembre sur le thème bidon du "travail décent" et en excluant par avance la grève inter-professionnelle reconductible comme l'a fait ce soir Chérèque sur France 2.
Partout, il faut mettre la pression, non seulement sur la clique sarkozyste, sur les monstres d'égoïsme du MEDEF et sur l'eurocratie capitaliste de Bruxelles, mais aussi sur ces dirigeants confédéraux qui "négocient" de manière indécente avec un pouvoir fascisant qui détruit les acquis sociaux, déshonore la France par sa politique xénophobe et casse la République en la confisquant au profit de la caste des Bettencourt et Cie. ON NE NEGOCIE PAS LES REGRESSIONS, les travailleurs en lutte veulent des suites combatives et rapidement, en n'excluant aucun moyen légitime, notamment la grève interpro reconductible jusqu'au retrait total.

 

 

 

 


ON NE VEUT PAS TRIMER JUSQU'A 67 ANS OU TOUCHER DES PENSIONS DE MISERE POUR ASSURER ENCORE PLUS DE MILLIARDS AUX MILLIARDAIRES QUI FRAUDENT LE FISC.

 

 

 


ILS CASSENT NOS ACQUIS ET NOTRE PAYS, ON NE SAUVERA PAS NOS RETRAITES SANS BLOQUER LEURS PROFITS TOUS ENSEMBLE ET EN MEME TEMPS !

Rédigé par PRCF - JRCF Isère

Publié dans #France

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