La petite bête qui monte...

Publié le 7 Décembre 2011

SARKOZY-ATTILA REMONTE DANS LES SONDAGES.


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Certes les sondages expriment et manipulent à la fois. Mais incontestablement Sarkozy connait un sursaut. Pourquoi ?

 Celui qui écrase le niveau de vie des ouvriers, des salariés, qui brise les acquis sociaux gagnés de haute lutte, qui se couche devant les diktats de l’impérialisme allemand, qui démolit consciencieusement les services publics  de la santé, de l’école, de l’université, des transports non seulement se maintient dans le jeu mais gagne des points.


Oui, pourquoi ?


Premier point son adversaire officiel, celui qui est représenté comme tel, le candidat socialiste n’offre aucune solution au peuple français : l’austérité de gauche à la place de l’austérité de droite. Comment mobiliser l’électorat populaire sur de telles bases ? Rien fondamentalement ne sépare les deux candidats. Du coup, mécaniquement, l’électorat de gauche se désengage, s’abstient.


Deuxième point. La propagande médiatique qui présente le Président sortant comme le capitaine expérimenté qui gère la crise ne se change pas en pleine tempête : ne négligeons pas l’effet d’un mensonge milli fois répété. Lorsque le Président des Etats-Unis s’invite à la télé aux côtés de son ami Nicolas pour saluer son énergie et son « leadership », on devine qui est le candidat du bloc impérialiste.


Troisième point. L’absence d’alternative réelle à la crise du capitalisme. La gauche de la gauche (le Front de Gauche) veut sauver l’Euro, qui est une des causes de l’austérité implacable qui s’abat sur le peuple, les candidats euro-trotskistes se vautrent dans le nihilisme national, les Verts sont européistes et réactionnaires. Le Front National avec sa démagogie sociale et nationaliste draine, pour mieux la stériliser, la colère populaire.


Alors oui, la remontée sondagière de Sarkozy, l’un des maîtres d’œuvre des malheurs de la nation, s’explique.


Ce n’est pas une raison pour ne pas rappeler à nos concitoyens la responsabilité qui est la sienne, et qui est immense, dans la situation qui est la leurre. Le Président des riches, l’homme du Fouquet’s, ne se transformera pas en « capitaine courageux » : il est celui qui détruira avec le plus d’entrain  ce qui reste de nos acquis et qui plongera avec le plus de détermination le peuple dans la misère, les plans d’austérité seront terribles après les élections.

 Il suit la feuille de route que lui ont fixée ses patrons du MEDEF par la voix de son idéologue, Denis Kessler : démolir pierre par pierre l’héritage et la philosophie du Conseil National de la Résistance.

 Il est celui qui déjà se couche devant une Allemagne impérialiste qui renoue avec ses démons et ses plans hégémoniques sur l’Europe.

 Il est celui qui détricote notre patrie et qui pour assurer au patronat une place au festin impérialiste multiplie les opérations guerrières et aventuristes à l’extérieur  (Afghanistan, Lybie, Côte d’Ivoire et demain Syrie et Iran).


L’austérité n’est pas une fatalité. On peut combattre la crise du capitalisme en combattant le capitalisme. Le peuple doit refuser cette fausse inéluctabilité : on doit faire payer la crise à ceux qui l’ont provoqué, on doit faire payer les riches ! Et on peut imposer la paix à condition de battre pour elle.


Pour cela il faut lutter car s’il est une leçon de l’histoire c’est bien celle-là : ce ne sont pas des élections qui font changer les choses mais la lutte des peuples.


C’est à ce combat pour l’avenir, pour l’avenir de nos enfants, pour l’avenir de notre France, celle des travailleurs, que le PRCF vous appelle. Unissons-nous! Unissons les républicains et les patriotes! Pour ces objectifs : sortir de l'euro et de l'UE, rompre avec le capitalisme, construire la République sociale et ouvrir la perspective du socialisme.


AM  5 Décembre 2011

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #France

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