Sur l'argumentaire anti-FN de la CGT

Publié le 28 Août 2011

LA CGT LUTTE CONTRE LE FN EN DÉFENDANT L’EURO ET L’UE : COMMENT  LA COLLABORATION DE CLASSE DEVIENT UNE ARME ANTI OUVRIÈRE.

 


La direction de la CGT vient de diffuser un prétendu argumentaire anti-FN : "Le Front National ou l'imposture sociale".

Il n’y aurait qu’à se féliciter de cette initiative si le contenu de ce document ne contenait des propos qu’on pourrait croire tiré d’un argumentaire de l’UMPS !

Page 4 il est écrit que vouloir la sortie de l’UE est une position frontiste.

Ceci est scandaleux à deux titres :


Premièrement c’est faux, le FN est pour une « sortie concertée » de l’UE, ce qui veut dire rester dans l’UE car la concertation en question implique nécessairement  le statu quo, sauf à croire que Marine Le Pen convaincra Merkel de mettre fin à l’euro, qui avantage tant le grand capital allemand et ses exportations (l’euro fonctionne en réalité comme la zone réservée du mark).


Deuxièmement les communistes de France, le PRCF en premier lieu et chronologiquement le premier mais aussi d’autres groupes communistes à l’extérieur comme à l’intérieur de PCF-PGE, sont pour la sortie de l’UE. D’autres forces progressistes sont aussi pour la sortie de l’UE : le MPEP, le POI, Valmy....et bien d’autres.

Amalgamer ainsi sortie de l’UE et  FN est un mensonge politique qui révèle, hélas, à quoi mène  l’alignement sur une internationale syndicale objectivement à la botte du grand capital, de son UE : la Confédération Européenne des Syndicats.

 

Page 6 aggravant son cas le texte de la direction de la CGT pourfend dans le FN « un farouche opposant de l’Union Européenne ». On croit rêver. Cauchemarder plutôt. Où sont passés les combats du syndicalisme de classe et de masse contre l’Europe capitaliste, où sont passés les positions de classe et de lutte de la grande CGT contre l’UE du capital, où sont passés les prises de position des Frachon, Séguy, Krasucki, contre cette construction anti ouvrière, anti populaire, anti patriotique ?

Abandonner le drapeau de l’indépendance nationale, du patriotisme populaire et républicain aux néofascistes plus ou moins mal camouflés, au FN de Madame Le Pen, c’est de la désertion pure et simple.


Enfin, c’est feindre de combattre le FN tout en le renforçant , y compris et surtout dans le cœur de notre classe, le prolétariat industriel : car aller défendre l’euro aujourd’hui à la porte d’une usine délocalisable (et quelle usine française ne l’est pas aujourd’hui ?), c’est ouvrir un boulevard au FN qui fait semblant d’être pour le « produire en France » alors qu’en 1986 ses députés ont voté l’Acte unique européen, rampe de lancement de Maastricht et de la monnaie unique. Qu’un syndicat ouvrier ne défende même pas les conditions même de l’existence de sa classe, LA PRODUCTION, qu’il ne remette même pas en cause le LIBRE ECHANGE MONDIAL, cet autre nom de la dictature mondiale des monopoles capitalistes qui permet de mettre en concurrence directe les salariés, c’est cela la cause n°1 de la montée du FN dans les milieux ouvriers désespérés parce que massivement déclassés et menacés de marginalisation sociale dans leur propre pays (et disant cela, nous incluons bien entendu les ouvriers immigrés dans les salariés intéressés par le maintien du « produire en France »).


C’est aussi déserter l’internationalisme car le syndicalisme de classe existe. Il se renforce, comme le Congrès de la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) de cette année à Athènes l’a amplement démontré malgré le silence honteux des bureaucraties anti syndicales de la CES et des ses affidés. Le syndicalisme qui n’a pas déserté, qui n’a pas muté, qui n’a pas renié la lutte de classes  au profit  du syndicalisme « d’accompagnement » avec le « partenaire » patronal, le vrai syndicalisme, comme celui qui anime les luttes du peuple grec avec le PAME, messieurs de la direction de la CGT, exige la sortie de l’UE !

 


Oui, le mouvement communiste, oui le mouvement syndical sont les forces qui  sont « les farouches opposants de l’UE ». Certainement pas les nervis du patronat, les groupes d’extrême-droite d’Europe et les pouvoirs réactionnaires qui sont des eurolâtres farouches avec le syndicalisme d’opérette de la CES. Prendre au sérieux la démagogie de l’extrême-droite, cautionner son faux et mensonger anti européisme c’est lui permettre d’être crédible aux yeux des travailleurs qui, fort justement, rejettent cette UE de malheur. Que des dirigeants de la CGT se livrent à ce jeux là est lamentable et révélateur des errements où mène l’abandon des fondamentaux du syndicalisme qui firent les grands jours de la CGT.


Mais les militants syndicalistes de France ne baissent pas les bras. Ils s’organisent pour refuser cette dérive des organisations syndicales. Ils luttent et trouvent le chemin de l’organisation pour le syndicalisme de lutte et de classe, comme les militants du Front Syndical de Classe (FSC). Ils renouent avec l’internationale syndicale de combat du monde ouvrier, la FSM.


Les vrais communistes prendront toute leur part dans ce combat contre le capital et contre l’UE, il y va de l’avenir de la classe ouvrière et la sauvegarde de la nation.

 

 

PRCF

le 28/08/11

Rédigé par PRCF 38

Publié dans #France

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CAT 30/09/2014 20:36

http://tours-antifa.samizdat.net/?tag=FN

FAb 23/09/2011 11:03



Heureusement que de plus en plus se mobilisent contre la politique du FN . Même le MEDEF avec Laurence Parisot qui vient d'écrire un livre contre le FN « Un piège bleu Marine ». Je ne penserai
pas qu'un jour je puisse être en accord avec le MEDEF Mais contre le FN il faut s'allier avec toutes les bonnes ames



Frédéric Maurin 29/08/2011 07:43



Bien entendu :


http://rupturetranquille.over-blog.com/article-l-euro-ou-le-pen-82756991.html