Communiqué du PRCF à propos de l'agression d'un jeune homme

Publié le 16 Avril 2010

 

 

 

AGRESSION ET RECUPERATION.

 

 

Les habitants de Grenoble ont été choqués et indignés par l’agression dont a été victime un jeune par une bande de voyous.

 

La police a déjà arrêté les présumés coupables de ce fait divers traumatisant.

 

Cet événement a été l’occasion d’une offensive, qui n’a rien de spontané, de la part de milieux fascistes et racistes. Surfant sur l’indignation légitime des citoyens de notre ville, des propos haineux, de véritables appels au pogrom ont été lancé par les nazillons locaux.

 

Amalgames, confusion, racisme pur et simple, tout fut bon pour tenter de pervertir l’esprit public.

 

A aucun moment les causes et les responsabilités réelles, que ce type de fait divers révèle, n’ont été mises en avant. Et pourtant il y a beaucoup à dire, à condition que l’on veuille analyser les choses avec sang froid et lucidité et non vouloir inciter à la haine.

 

En effet qu’est ce qui produit, qui fabrique la délinquance, sinon les conditions de vie de certaines catégories de nos concitoyens ? On ne née pas délinquant, on le devient. On le devient quand on accumule sur sa tête toutes les tares du système : chômage, ségrégation, ghettoïsation, bref la misère moderne. Comment ne pas constater qu’il y a moins de voyous à Meylan que dans un quartier pauvre ? Est-ce parce que les pauvres naissent voyous ou parce que certaines conditions d’existence sont criminogènes ?

 

Et qui provoque ce type de situation ? Qui crée les conditions où les voyous apparaissent ? Le système capitaliste, qui ne permet pas aux jeunes de vivre du travail qu’ils ne trouvent pas (jusqu’à 40% de chômage dans nos quartiers populaires), qui regroupe des populations entières dans des quartiers qui concentrent tous les handicapes, qui détruit les services publics qui sont le seul « patrimoine » des pauvres, qui brise les solidarités sociales, les collectifs de lutte et de dignité des travailleurs, qui interdit l’accès à la culture aux classes populaires, qui dégrade l’école, la santé ou la retraite du peuple.

 

Aux USA les émigrés italiens étaient, dans les années 1930 les plus exploités parmi les travailleurs et c’est au sein de cette communauté qu’apparaissaient les voyous qui pour survivre « choisissaient » la délinquance. Et il se trouvait là bas des racistes pour dire que « les Italiens » étaient de la graine de potence... comme il y a, ici et maintenant, des racistes pour stigmatiser les « Arabes ou les Noirs ». Propos d’autant plus absurdes que la masse des pauvres ne constituent pas « les classes dangereuses » comme les bourgeois du XIX° siècle appelaient les classes populaires.

 

Diviser les exploités, voila l’objectif des fascistes au service du capital !

Unir les exploités, voila notre objectif, à nous communistes.

 

Les unir pour une vie meilleure et plus juste, plus digne et donc plus sûre. Car seule la justice sociale combat à sa racine les causes des désordres de la société capitaliste et dont la délinquance est un aspect. C’est notre union dans le combat pour une société débarrassée de l’exploitation que réside finalement la solution de tous les maux qui accablent les classes populaires.

Sans oublier que les grands délinquants, ceux qui provoquent les malheurs du peuple, barricadés dans leurs hôtels particuliers, avec leurs colossales fortunes construites en exploitant le travail, provocant la misère et les guerres,  échappent toujours à la main d’une justice de classe.

                N’écoutons pas les diviseurs, les porteurs de haine, les chiens de garde du capitalisme, les racistes et les fascistes, unissons les travailleurs, tous les travailleurs contre le capitalisme, pour le socialisme !

 

 

PRCF 38

Rédigé par prcf isère

Publié dans #Infos Locales

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